2 Septembre 2015

Vinz

- [Vinz appuie sur un nom à l'interphone] Euh Bonjour...
- Heu... Oui... bonjour...
- Astérix il est là ?
- [Rires] Astérix ? Et pourquoi pas Obélix pendant que vous y êtes.
- Attend, 'tend, 'tend.
La haine de Mathieu Kassovitz / Scène de l'interphone avec Vincent Cassel)

Caricature de Vincent Cassel (Didier Conrad).

Dans Astérix - Tome 35 - "Astérix chez les Pictes" (Conrad et Ferri, Les édition Albert René) Didier Conrad croque Vincent Cassel et lui donne le rôle de Mac Abbeh, le vilain de l'histoire qui veut se proclamer roi des Pictes, et qui a enlevé Camomilla, la fiancée de Mac Oloch, afin d'en faire sa reine.
(L'image est tirée de la page 38; case 6).

 

Vincent Cassel (1966) est acteur français. Fils de Jean-Pierre Cassel, il passe par l'Ecole du cirque et l'Actor's Institute de New York avant d'entrer à Paris dans la troupe de Jean-Louis Barrault. Il fait ses débuts au cinéma dans Les clés du paradis de Philippe de Broca en 1991.

C'est avec le personnage de Vinz dans La haine de Mathieu Kassovitz que Vincent devient l'acteur à cran que tout le monde connaît. Très vite, le comédien s'associe à quelques représentants jusqu'au-boutistes du jeune cinéma français: Jan Kounen, pour le nihiliste Dobermann et le chamanique Blueberry, ou Gaspar Noé dans Irréversible, où il côtoie sur les plateaux sa compagne à la ville, Monica Bellucci. Elle le retrouve d'ailleurs dans Agents secrets.

Cassel, malgré son caractère bien trempé qui le ramène souvent à des rôles similaires, apparaît dans des grosses productions au casting pléthorique, comme Jeanne d'Arc de Besson dans lequel il incarne Gilles de Rais, Le pacte des loups de Christophe Gans, ou Les rivières pourpres à nouveau de Kassovitz. Un lien fort existe au début de leur carrière entre les deux hommes, emblèmes d'une jeune génération en colère.

Son rôle dans Sur mes lèvres de Jacques Audiard, le fait remarquer dans le cinéma d'auteur. Le cinéma américain exploite sa gueule afin d'appuyer le trait des méchants dans Ocean's Twelve, auprès du gang dirigé par George Clooney, ou Les promesses de l'ombre, collaboration avec le réalisateur mythique David Cronenberg. Cassel ne cesse de déployer un jeu plein de nuances, porté par une certaine spontanéité: il semble à la confluence de l'-action hero- à l'américaine et d'une insolence franco-française. On ne s'étonne donc pas de le voir en Mesrine dans le diptyque réalisé par Jean-François Richet, alors que son apparition dans Sa majesté Minor est plus iconoclaste.

En 2013, il joue dans Trance de Danny Boyle. Au mois d'août, il annonce qu'il divorce de l'actrice Monica Bellucci. Et effectue un retour en force en 2015, avec tout d'abord Enfant 44, l'adaptation du formidable roman de Tom Rob Smith dont il partage l'affiche avec Tom Hardy (Un excellent film !! Pas assez mis en avant selon moi !!), puis Partisan, un thriller australien d'Ariel Kleiman, et deux films en compétition officielle du Festival de Cannes; le conte fantastique italien Tale of tales, de Matteo Garrone et Mon roi de Maïwenn. Il apparaît aussi dans Un moment d'égarement, de Jean-François Richet, remake du film de Claude Berri, qui consacre son entrée en comédie, et aussi dans le thriller américain Momentum. Et, dans le film d'animation Le Petit Prince il prête sa voix au Renard.

Installé au Brésil depuis 2013, l'acteur infatigable tourne aussi dans des films brésilien, on le voit d'ailleurs dans Le grand cirque mystique, sous la direction de Carlos Diegues qui appartient à la nouvelle vague brésilienne.

Vincent Cassel: "Il y a un paradoxe chez tous mes confrères, moi compris: On rêve d'être reconnus, et en même temps, que personne ne nous emmerde".

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1 Septembre 2015

Fini la rigolade ! Au boulot !

Allez... C'est fini les vacances et la bronzette... Fiona, Shae, Marilyn, Natalia, Estelle, Senna, Penny, Chloe, Veronika, Jean, Vénus, Celeste, Traci, Jennifer, Allison, Bellinda, Catherine, Jennifer, Sylva, Sophia, Sasha, Nicole, Eva, et les autres... Tout le monde se rhabille et repart au turbin !

Montage photo - The End (Chelmi).

Eh oui, la pause estivale est terminée, et dès demain, kiCswiLA? reprend une publication plus sérieuse, enfin pas trop quand même, mais en tout cas beaucoup moins nichonneuse ! ^^

PS: J'espère que ça vous a plu. Bonne reprise à tous ! :-)

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31 Août 2015

Tournedos

Francis Picabia: "Ceux qui médisent derrière mon dos, mon cul les contemple".
La réciproque marche aussi non ?! ^^

Photographie d'Eva Von Bork par Ed Alexander pour Mayfair (1975). Eva Von Bork selon Elvifrance.
Photographie de Von Bork par Alexander pour Mayfair (1975).
et
Série Verte - Tome 27 Collectif (Couverture).

Dans le fumetti Série Verte - Tome 27 - "Mort en catastrophe" (Elvifrance), l'illustrateur de la couv' plagie une photographies du magazine Mayfair volume 10 numéro 3, paru en mars 1975. Le modèle qui pose sur ce cliché est Eva Von Bork shooté par Ed Alexander.

Si tu sais qui sont les auteurs (Scénariste, dessinateur, et illustrateur) de ce fumetti, je suis preneur pour compléter l'article. :-)

 

Pour avoir plus de détails sur ce numéro spécifique de Mayfair, et revoir Eva sur un autre cliché, va faire un tour »ici«, et pour voir une autre playmate, toujours du même exemplaire du magazine, rends »là«. Et si tu veux revoir d'autres playmates de ce mensuel masculin pour adulte, c'est par ici que ça se passe: 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10 - 11. ;-)

Pierre Déproges: "Allons, boutonneuses et boutonneux, ne nous gaussons plus de la guerre de 39-45 sans laquelle l'humanité n'aurait jamais découvert le Zyclon B, le général de Gaulle, la bombe atomique et le bas nylon indémaillable sans lequel la jambe de la femme ne serait jamais qu'un vulgaire membre inférieur".

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29 Août 2015

Comme un poisson dans l'eau !

"Je ne veux pas être riche. Je veux être merveilleuse".
Ben, je crois que c'est chose faite !

Photographie de Marilyn Monroe par Larry Schiller dans Something's got to give de George Cukor.
Photographie de Monroe par Schiller dans Something's got to give de Cukor (1962).

Marilyn Monroe selon Alessandro Barbucci.
Ekhö monde miroir - Tome 3 de Barbucci et Arleston (Page 8, case 1).

Dans Ekhö monde miroir - Tome 3 - "Hollywood boulevard" (Barbucci et Arleston, Soleil) Alessandro Barbucci pastiche un cliché de Marilyn Monroe pris par Larry Schiller lors du tournage du film Something's got to give de George Cukor, sur un planche de sa BD. Ici, Marilyn alias Ellen Wagstaff Arden joue son propre rôle dans le monde miroir d'Ekhö où elle a gardé son nom de naissance, Norma Jean.

Dans ce tome, les auteurs rendent hommage au cinéma hollywoodien de la grande époque avec de nombreux clins d'œil, et tout particulièrement à Marilyn qui est en plein cœur de cette histoire. De futurs articles à suivre... ;-)

 

Si tu veux voir le dit plan en situation, je t'invite à visionner la scène complète ci-dessus entre 18 minutes 10 secondes et 18 minutes 50 secondes... et pendant que tu y es, juste pour le plaisir des yeux, tu peux laisser tourner jusqu'à 23 minutes. ;-)

 

Pitch du film:

Ellen (Marilyn Monroe) est mariée à Nicholas (Dean Martin), qui lui a donné deux enfants. Un jour, elle disparaît mystérieusement. Laissée pour morte, elle réapparaît plus tard dans la vie de son époux.

Something's got to give réalisé par George Cukor, est la dernière prestation de Marilyn Monroe à l'écran. Le film est inachevé, l'actrice ayant été renvoyé du plateau en raison d'une grande instabilité psychologique. Elle est morte peu après, le 5 août 1962.

En effet, Cukor, qui avait déjà fait tourner Marilyn dans Le milliardaire deux ans plus tôt et qui avait à cette occasion vécu une mauvaise expérience, n'a accepté qu'à contrecœur de réaliser le film. Sur trente jours de tournage, Monroe n'a été présente que treize jours. La Fox, à bout, l'a alors congédiée. Après avoir essayé sans succès de la remplacer et après une campagne de relation publique de Marilyn, la production et la diva finissent par renégocier un contrat afin de pouvoir finaliser le film mais Marilyn Monroe décède dans la nuit du 4 au 5 août 1962.

Dans les archives de la Fox, environ 500 minutes de film ont été retrouvées qui ont permis la production d'un Something's got to give de 37 minutes dans l'émission de télévision Marilyn Monroe - The final days. La réalisation finale en 2001 du film inachevé est dédiée à Marilyn Monroe (1926-1962), Dean Martin (1917-1995) et George Cukor (1899-1983).

Marilyn Monroe: "Je suis égoïste, impatiente et peu sûre de moi. Je fais des erreurs, je suis hors de contrôle et parfois difficile à gérer. Mais si vous ne pouvez pas me supporter pour le pire, nul doute que ne vous me méritez pas pour le meilleur".

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27 Août 2015

Snake in the wood

Karine Tuil: "Etre amoureux, c'était comme tenir un serpent contre soi, vivre dans la peur d'être mordu, dévoré, tué".

Photographie de Nicole Wood par Richard Fegley pour Playboy.
Photographie de Wood par Fegley pour Playboy (1993).

Nicole Wood selon Lorenzo Sperlonga.
Playmen Comix #4 Collectif (Couverture de Sperlonga).

Dans le fumetti Playmen Comix #4 - "Il ritourno di Lulu" (Collectif, Tattilo) Lorenzo Sperlonga, l'illustrateur de la couv', plagie un cliché de Nicole Wood pris par Richard Fegley titré du magazine Playboy d'Avril 1993, sur la couverture de la BD. Ici, Nicole est remplacée par The Snake.

 

Pour avoir plus d'informations sur ce mensuel masculin pour adulte et voir d'autres pastiches de playmates, c'est par ici que ça se passe: 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10 - 11 - 12 - 13 - 14 - 15 - 16 - 17 - 18 - 19 - 20 - 21 - 22 - 23 - 24. ;-)

Le numéro de Playboy qui nous rassemble aujourd'hui est paru en avril 1993. C'est Tonja Christensen shootée par Richard Fegley qui fait la Une. C'est aussi ce dernier qui photographie la Playmate of the month du mois d'avril, Nicole Wood. Cette série de clichés comprenant la page centrale s'intitule: Knock Wood. On y voit Nicole en cowgirl se défeuiller dans un saloon, puis une grange, et dans un vieux pick-up.

Dans les pages du magazine, on peut aussi lire (et regarder ! ^^) un article sur les tatouages, Tattoo you de Craig Vetter, ainsi que des interviews de Frank Zappa et Cindy Crawford.

William Shakespeare: "Pour leurrer le monde, ressemble au monde, ressemble à l'innocente fleur, mais sois le serpent qu'elle cache".

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25 Août 2015

Déplumée

Miguel de Cervantès: "L'épée n'a jamais émoussé la plume, ni la plume et l'épée".

Photographie de Sasha par Fred Enke pour Club International.
Photographie de Sasha par Enke pour Club International (1975).

Sasha selon Alessandro Biffignandi.
Tabù #39 - Collectif (Couverture de Biffignandi).

Dans le fumetti Tabù #39 - "Pipi Bluette, il piu' bel fiore" (Collectif, Edifumetto), l'illustrateur de la couv', Alessandro Biffignandi, plagie une photographie du magazine Club International volume 4 numéro 7, paru en juillet 1975. Le model qui pose sur ce cliché est Sasha shootée parle photographe Fred Enke. Ici, Sasha est remplacée par Pipi Bluette.

Cette BD est une très libre adaptation de la comédie italienne Mimi Bluette, fiore del mio giardino de Carlo Di Palma où l'actrice Monica Vitti incarne Mimi Bluette, une jeune femme dans le Paris de 1900 dont les aventures sentimentale nous sont contées. Ce film est lui-aussi une transposition du roman du même nom écrit par Guido da Verona.

 

Pour avoir plus de détails sur ce numéro spécifique de Club International, et revoir Sacha sur un autre cliché, va faire un tour »ici«, et pour voir une autre playmate, toujours du même exemplaire du magazine, c'est par »là« que ça se passe. Et si tu veux revoir d'autres pin-ups de ce mensuel masculin pour adulte, c'est par ici que ça se passe: 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9. ;-)

Blaise Cendrars: "Je ne trempe pas ma plume dans un encrier mais dans la vie".

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23 Août 2015

Avant, maintenant et après...

Les plus fidèles d'entre vous me diront que j'ai déjà montré ce clin d'œil, »ici«, et ils auront raison... Mais à l'époque (Ben oui, ça fait presque 8 ans déjà !), je n'avais fait qu'effleurer la référence au film, en préférant axer mon article sur la caricature du visage de l'actrice et sur sa bio-filmographie. Eh bien aujourd'hui, je vais réparer ça tout en restant dans mon thème des pin-ups estivales... Que demande le peuple ! ^^

Photographie de Sophia Loren sur le tournage de Hier, aujourd'hui et demain de Vittorio De Sica (1964).
Photographie de Loren sur le tournage de Hier, aujourd'hui et demain de De Sica (1964).

Sophia Loren selon Didier Crisse.
Les sorcières de l'épée de cristal: Lorette et Harpye de Crisse et Goupil (Page 23, case 1).

Dans Les sorcières de l'épée de cristal: Lorette et Harpye (Crisse et Goupil, Vents d'Ouest) Didier Crisse pastiche la scène de strip-tease du film Hier, aujourd'hui et demain de Vittorio De Sica, sur une planche de sa BD. Ici Sophia Loren alias Mara est remplacée par Lorette qui a pris l'apparence de l'actrice pour essayer de mettre le grappin sur un prince charmant.

Même si Crisse préfère une Sophia Loren au cheveux plus court, les dessous et les détails du déshabillé noir en dentelle ne laisse pas de place au doute.

 

Pitch du film:

Trois villes, trois récits sur le couple, la sexualité et le pouvoir. A Naples, Adelina (Sophia Loren) vend des cigarettes au marché noir car son mari (Marcello Mastroianni) est au chômage. Mais elle se fait arrêter par la police... A Milan, Anna (Sophia Loren), une riche femme, s'ennuie et parle de s'enfuir avec son amant (Marcello Mastroianni), un écrivain. Jusqu'au jour où il a un accident avec la voiture de celle-ci... A Rome, Mara (Sophia Loren), une call-girl, fait tourner la tête d'un jeune séminariste (Marcello Mastroianni)...

Hier, aujourd'hui et demain réalisé par Vittorio De Sica décontenance la critique mais réjouit le public lors de sa sortie en 1963. Le réalisateur du Voleur de bicyclette est loin d'être un inconnu. Justement, on estime peut-être qu'il se dévergonde en frayant avec le genre de la comédie à l'italienne, lui qui naguère avait gagné ses lettres de noblesse avec sa Palme d'or obtenue en 1951 pour son magnifique conte Miracle à Milan. Hier, aujourd'hui et demain n'est en fait que la confirmation de l'immense talent d'un réalisateur en prise avec son temps, et capable de le mettre en scène avec finesse et humour dans une comédie à l'italienne réjouissante. Et, ce qui ne gâche rien, Marcello Mastroianni et Sophia Loren y sont tout simplement éblouissants. En 1965, le film remporte l'Oscar du Meilleur film étranger, tandis que Marcello Mastroianni remporte quant à lui le BAFTA du Meilleur acteur étranger.

Le film se déroule en trois parties distinctes contant chacune les relations amoureuses de trois couples à chaque fois incarné par Sophia Loren et Marcello Mastroianni.

Le premier segment a lieu en 1954 dans le quartier de la Forcella, à Naples. Il s'inscrit dans la tradition dite du -néoréalisme rose-, très en vogue à partir du milieu des années 50 jusqu'au début des années 60, avant que la Commedia all'italiana ne prenne la relève. Par opposition au néoréalisme né dans l'immédiate après guerre, qui tentait de décrire les difficultés économiques, la cruauté de la vie, les conditions morales de l'Italie et les changements de mentalité dans la vie quotidienne. Ce premier acte intitulé Adelina, écrit par Eduardo De Filippo et Isabella Quarantotti, est inspiré d'un fait divers réel sordide. Toutefois, la vraie femme n'aurait pas eu sept enfants, comme c'est le cas pour le personnage incarné à l'écran par Sophia Loren, mais...quatorze !

Dans le deuxième sketch, Anna, tiré d'une nouvelle d'un des écrivains qui inspira le plus le cinéma italien, Alberto Moravia, l'espace habitable se limite désormais à la Rolls-Royce que le couple milanais ne quitte plus, sinon pour se séparer. Espace exigu, lieu d'exhibition de la richesse, outil de parade, symbole d'une fuite en avant insensée: la voiture, symbole d'une Italie en pleine fuite en avant, la métaphore d'une forme de déracinement et du mal-être de son conducteur.

Le troisième segment romain du film, Mara, est célèbre pour sa séquence de strip-tease voulu par Vittorio De Sica, et qu'effectue Sophia Loren, sous l'œil médusé de Marcello Mastroianni. Perfectionniste, le réalisateur fit même prendre à l'actrice des cours d'effeuillage auprès d'un chorégraphe du Crazy Horse ! Cet acte est marqué par une dimension beaucoup plus théâtrale, qui rappelle les origines de la comédie à l'italienne: la commedia dell'arte et le théâtre napolitain.

Trois ans après en 1966, Eduardo De Filippo, Marco Ferreri et Luciano Salce coréalisent une vraie-fausse suite: Aujourd'hui, demain et après-demain. Si Marcello Mastroianni reprend du service, Sophia Loren préfère céder sa place à Virna Lisi.

Sophia Loren: "Les rondeurs que vous voyez, je les dois aux spaghetti".

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21 Août 2015

Mini-kilt

Coluche: "En Ecosse, un homme a été arrêté pour attentat à la pudeur... parce qu'il s'épongeait le front avec son kilt".

Photographie amateur anonyme.
Photographie amateur anonyme (?).

Une anonyme selon Arai Kei. Une anonyme selon Arai Kei.
Clover #2 d'Arai Kei(Couverture et Page 3).

Dans le manga Clover #2 (Arai, Sudio Kansai Orange) Arai Kei plagie une photographie amateur anonyme trouvée sur le web sur la couverture sa BD. Ici la jeune fille est remplacée par Fuuka Ayase.

 

Comme tu es un lecteur assidu de kiCswiLA?, tu as remarqué que j'indique toujours les références des clichés utilisés comme sources d'inspirations aux dessinateurs: le magazine, l'identité du model, du photographe...

Pour retrouver la source originelle d'une photographie, j'utilise des outils web (principalement la recherche par image de Google image, c'est magique comme outil tu balances une photo dedans et il te sort une liste de sites ayant cette photo dans son contenu) qui me permettent de lister tous les sites référencés qui ont diffusé une photo identique ou s'en approchant, et après je parcours tous ces sites à la recherche d'élément probant que je recoupe pour confirmation. C'est souvent long et rébarbatif, mais on n'a rien sans rien...

Mais là, j'ai très rapidement stoppé mes recherches car j'aboutissais essentiellement sur des sites asiatiques douteux... Visionner des sites destinés à fantasmer sur des écolières en uniforme bien que relativement soft, c'était pour moi moralement dérangeant... C'est peut être une histoire de culture différente mais pour moi, je trouve que ça fleurte trop avec la frontière de la pédophilie.

De toute manière, vu la qualité artistique, je pense cette photographie est un cliché amateur d'une anonyme pris dans un magasin au rayon lingerie et probablement posté sur un réseau social ou un blog qui a ensuite été republiée sur d'autres sites.

Alexandre Sanguinetti: "Les sondages, c'est comme la mini-jupe, ça fait rêver, mais ça cache l'essentiel".

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19 Août 2015

La maison de l'opportunisme

Jean-Paul Sartre: "Le désir s'exprime par la caresse comme la pensée par le langage".

Photographie de Sylva Koscina et Gabriele Tinti sur le tournage de La maison de l'exorcisme de Mario Bava et Alfredo Leone (1973).
Photographie de Koscina et Tinti sur le tournage de La maison de l'exorcisme de Bava et Leone (1973).

La maison de l'exorcisme selon Elvifrance.
Série Bleue - Tome 65 de Tacconi (Couverture).

Dans le fumetti Série bleue - Tome 65 - "Le baron rouge" (Tacconi, Elvifrance) l'illustrateur de la couv' transpose un cliché pris sur le tournage du film La maison de l'exorcisme de Mario Bava et Alfredo Leone, sur la couverture de sa BD. Ici, le baron et la baronne remplacent Gabriele Tinti alias George, le chauffeur et Sylva Koscina alias Sophia Lehar.

Si tu sais qui est l'illustrateur de cette couverture, je suis preneur pour compléter l'article. ;-)

 

Pitch du film:

Se croyant pourchassé par le diable, Lisa (Elke Sommer) s'enfuit et se cache dans un manoir où elle a le malheur de tomber sur une famille particulièrement... déjantée. Mais ses problèmes ne s'arrêtent pas là: le diable l'a retrouvée et elle est bientôt victime de possession. Emmenée dans un hôpital, elle y fait l'objet d'une tentative d'exorcisme.

La casa dell'esorcismo, le titre original de La Maison de l'exorcisme, est un film d'épouvante italo-germano-espagnol, réalisé par Mario Bava et Alfredo Leone. Le film a été en compétition au Festival international du film fantastique d'Avoriaz en 1974.

La maison de l'exorcisme est une nouvelle version de Lisa et le diable voulue par Alfredo Leone au détriment de Mario Bava. En effet, l'intérêt de ce long métrage réside essentiellement dans son historique incroyable. Alfredo Leone, un producteur peu scrupuleux, commande un film au réalisateur Mario Bava. Ce dernier s'engage dans la réalisation de Lisa et le diable. Ce film reprend les thèmes qui lui sont chers, à savoir un voyage aux frontières du rêve et la réalité empreint d'une ambiance macabre. Ce film d'auteur est donc une œuvre signée aux couleurs très personnelle et au ton onirisme et morbide.

Malheureusement, le long métrage ne plaît pas et aucun distributeur ne se risque à l'acheter. Le producteur se retrouve donc avec le film sur les bras. On est en 1972, quelques mois plus tard, Friedkin sort L'exorciste et fait un carton, ce qui donne des idées à Leone. Il demande à Bava de lui tourner des scènes d'exorcisme à intégrer à Lisa et le diable, afin de l'exploiter quand même, le propos étant, comme tout le monde l'aura compris, de surfer sur la vague du succès de L'exorciste. Avec ces nouvelles scènes et son nouveau montage, le film est imbuvable, l'histoire n'a ni queue ni tête.

Aujourd'hui, on peut trouver les deux versions du film en DVD, et même si la restauration de la version Lisa et le diable est bien dégelasse par rapport à celle de La maison de l'exorcisme, je vous engage, si vous aimer ces vieux films d'horreur qui ont mal vieilli, à privilégier la version originale de Bava.

Edgar Watson Howe: "Faire des affaires sans publicité, c'est comme peloter une fille dans le noir: vous savez ce que vous faites, mais personne d'autre ne le sait".

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17 Août 2015

La voix de Jennifer

Jules Romains: "Autrefois les seins d'une femme servaient à nourrir les enfants, aujourd'hui ils servent à nourrir les cinéastes".

Photographie de Jennifer Lavoie par Richard Fegley pour Playboy.
Photographie de Lavoie par Fegley pour Playboy (1993).

Jennifer Lavoie selon Lorenzo Sperlonga.
Skorpio #36 Collectif (Couverture de Sperlonga).

Dans le magazine de comics Skorpio #36 (Collectif, Eura Editoriale), Lorenzo Sperlonga, l'illustrateur de la couverture, transpose un cliché de Jennifer Lavoie photographié par Richard Fegley pour le Playboy d'août 1993, sur la Une du mag. Ici, Jennifer est remplacée par The Elf.

 

Pour avoir plus de détails sur le magazine aux longues oreilles et revoir d'autres playmates, c'est par ici que ça se passe: 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10 - 11 - 12 - 13 - 14 - 15 - 16 - 17 - 18 - 19 - 20 - 21 - 22 - 23. ;-)

Le numéro de Playboy qui nous intéresse aujourd'hui est sorti en août 1993 aux Etats-Unis. Ce sont Pamela Anderson et Dan Aykroyd shootés par Stephen Wayda qui sont en couverture. La Playmate of the month en page centrale de ce numéro est Jennifer Lavoie photographié par Richard Fegley. La série de clichés avec la playmate s'intitule: Hook, line and sinker. On y voit Jennifer se déshabiller lors d'une partie de pêche. A l'intérieur du mag, on peut aussi lire une interview de l'acteur Dan Aykroyd.

Jennifer J. Lavoie (1971) est un model américain. Après avoir fait la page centrale de Playboy en 1993, elle fait la couverture du numéro d'octobre 1994. Depuis Jennifer tourne régulièrement dans les vidéos du magazine aux grandes oreilles.

Pierre Desproges: "Pour rester belle. Si vous avez les seins qui tombent, faîtes-vous refaire le nez, ça détourne l'attention".

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