10 Juin 2016

Sainte Melita

Alice Ferney: "Le deuil, cette traversée du passé dans l'abolition de l'avenir et l'engloutissement de l'instant...".

La Pietà de Michel-Ange.
La Pietà de Michel-Ange exposé à la Basilique Saint-Pierre du Vatican à Rome.

La Pietà selon Mahmud A. Asrar.
Wolverine & the X-Men #11 de LaTour et collectif (Couverture de Asrar).

Dans le comics book Wolverine & the X-Men #11 - "Death of Wolverine" (LaTour et collectif, Marvel) Mahmud A. Asrar, l'illustrateur de la couv', parodie La Pietà de Michel-Ange. Ici, la vierge Marie est remplacée par La Melita Garner et Jésus Christ par James 'Logan' Howlett alias Wolverine.

 

Pour avoir plus de détails sur ce célèbre marbre et en voir d'autres parodies, c'est par ici que ça se passe: 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10 - 11 - 12 - 13 - 14 - 15 - 16 - 17- 18 - 19 - 20 - 21. ;-)

Victor Hugo: "Car pour une mère qui a perdu son enfant, c'est toujours le premier jour. Cette douleur-là ne vieillit pas. Les habits de deuil ont beau s'user et blanchir: le cœur reste noir".

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Avec les catégories : #reference , #comics , #sculpture-bronze , #religion-mythologie

7 Juin 2016

A point ! ... Nommé !

William Shakespeare: "Venez, esprits qui assistez les pensées meurtrières ! Du crâne au talon, remplissez-moi de toute la plus atroce cruauté !".

A Japanese soldier's skull de Ralph Morse pour le magazine Life.
A japanese soldier's skull de Morse pour Life (1943).

A Japanese soldier's skull selon J. G. Jones.
Before Watchmen: Comedian #5 de Jones et Azzarello (Couverture).

Dans le comics book Before Watchmen: Comedian #5 - "Kicks" (Jones et Azzarello, DC Comics) J. G. Jones pastiche la photographie A Japanese soldier's skull de Ralph Morse, extraite du numéro du magazine Life paru le 1 février 1943, sur la couverture de sa BD.

 

Pour avoir plus d'informations sur le magazine Life et voir d'autres clichés de la revue, je t'invite à relire les articles suivantes: 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7. ;-)

Ralph Morse (1917-2014) était un photographe talentueux du magazine Life. Durant sa carrière, il a couvert de nombreux sujets dont les plus célèbres sont la conquête de l'espace avec les projets Mercury et Apollo, ainsi que beaucoup d'évènements sportifs où il a révolutionné les prises de vue, et aussi en médecine dont il a documenté plusieurs avancées...

Mais aux débuts de sa carrière il a d'abord œuvré comme correspondant de guerre pendant la Seconde guerre mondiale sur les fronts pacifique et européen. Et c'est ce premier front qui nous réunit aujourd'hui avec la Campagne de Guadalcanal.

En effet, c'est à la fin de l'année 1942, sur l'île de Guadalcanal, alors que l'armée a pris le relais des marines, Ralph crapahute avec une patrouille à travers la jungle hostile, et il tombe sur ce crâne de soldats japonais calciné -ornant- un char nippon. Morse immortalise la scène avec son appareil. Peu après, Ralph tombe gravement malade, atteint de paludisme, il est alité et soigné, et ses pellicules sont expédiées au pays sans même que le photographe ne puisse les analyser. Et quelques mois plus tard le cliché horrifie l'Amérique dans les pages de Life, alors que Ralph Morse n'est même pas au courant. Sur la légende accompagnant la photographie parue dans le magazine du 1e février 1943, on peut lire:

"A Japanese soldier's skull is propped up on a burned-out Jap tank by U.S. troops. Fire destroyed the rest of the corpse".
(Un crâne de soldat japonais apposé sur un tank nippon. Le feu a détruit le reste du corps).

Le reste de l'article dénonce les barbaries de la guerre, et met l'accent sur celles faites par les alliés. Ce qui sous-entend donc, affirme même, que ce crâne décapité a été placé là en trophée par les boys américains...

Pourtant Ralph Morse se souvient que lorsque son peloton a approché le char arborant cette tête tranchée, le sergent a mis en garde ses hommes en leur interdisant de s'en approcher car elle était assurément placé là par les Japonais afin de les attirer dans un piège dissimulant un dispositif explosif: "Tout le monde reste à l'écart dit le sergent, puis il se tourne vers moi. Toi, dit-il, va prendre ta photo si tu veux puis casse-toi vite fait". J'y suis donc allé, ai pris mes photos et couru comme un dératé à l'endroit où la patrouille m'attendait.

Alors qui a raison le sergent ou Life magazine ? Perso, je suis plus de l'avis du sergent qui était sur place et dans l'action. Quoi qu'il en soit Life n'avait pas le droit d'utiliser cette photo dans un tel article, ces derniers n'étant pas du tout sûr du contexte. Dénoncer les atrocités commises par les alliés, c'est plus que louables, mais quand on est journaliste, on se doit d'utiliser des preuves et des faits avérés et recoupés, et ne pas interpréter à la va vite pour faire du sensationnel. Ce qui est d'autant plus gênant dans cette histoire, c'est qu'il existe d'autres clichés et témoignages de l'époque attestant et montrant des GI faisant bouillir des têtes, ornant leurs propres Jeeps de crânes, faisant des colliers d'oreilles et de dents... Mais il faut croire que ces clichés-là étaient moins réussi, moins sexy, moins vendeur... Bref, loin de moi d'être complotiste, mais encore une fois comme je l'ai déjà dit dans mes articles sur Raising the flag on Iwo Jima, Mort d'un soldat républicain, et Drapeau rouge sur le Reichstag, il faut se méfier du poids des photographies instrumentalisées pour faire du sensationnalisme quel que soit le bienfondé de la cause. Un journaliste doit interpréter les faits et non pas les extrapoler. Un mensonge louable ou pas, ce n'est pas du journalisme, c'est de la propagande.

Après la diffusion de ce cliché, Life a reçu des nombreuses lettres de protestation de personnes stupéfaites que des soldats américains soient capables d'une telle brutalité envers l'ennemi. Les éditeurs répondirent que: "La guerre est désagréable, cruelle, inhumaine. Et il est plus dangereux d'oublier sa nature que d'être choqué par des rappels qu'elle l'est".

PS: Cependant pour la petite histoire, l'image de la tête coupée a généré moins de la moitié de la quantité de lettres de protestation reçue à propos de l'image d'un chat maltraité dans le même numéro du magazine.

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Avec les catégories : #reference , #comics , #photographie , #journalisme , #militaire , #propagande

4 Juin 2016

American Jack

Montesquieu: "J'aime les paysans, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers".

American Gothic de Grant Wood.
American Gothic de Wood exposé à l'Art Institute de Chicago (1930).


The adventures of Captain Jack #6 de Kazaleh (Couverture)

Dans le comics book The adventures of Captain Jack #6 (Kazaleh, Fantagraphics book) Mike Kazaleh pastiche la toile American Gothic de Grant Wood, sur la couverture de sa BD. Ici, la fermière est remplacée par le raton-laveur Janet, et le fermier par le chien Herman Feldman.

 

Pour avoir plus d'informations sur ce tableau et en voir d'autres parodies, c'est par ici que ça se passe: 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10. ;-)

Jacques Mailhot: "Humidité et sécheresse sont les deux mamelles du paysan. Une fois sur deux il se plaint soit de l'un soit de l'autre. De par sa naissance même, le paysan est classé zone sinistrée".

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Avec les catégories : #reference , #comics , #peinture-gravure

1 Juin 2016

Y a une barre thèse

"Bizarrement, les seuls qui nous interdisent et nous attaquent, ce sont les partis antisystème".

Caricature de Yann Barthès (Jean-Louis Mourier).

Dans Trolls de Troy - Tome 20 - "L'héritage de Waha" (Mourier et Arleston, Soleil) Jean-Louis Mourier croque Yann Barthès et lui fait tenir le rôle de Ybarthös, un reporter de La petite gazette, qui interview le vénérable Rysta Fuquatou.
(L'image est tirée de la page 41, case 5).

 

Yann Barthès (1974) est un journaliste, animateur et producteur français de télévision. Fils de cheminot, après son baccalauréat, il poursuit ses études à l'Université de Savoie où il est étudiant en DEUG d'anglais. Finalement, il s'oriente vers le journalisme en intégrant pendant trois ans l'ISIC.

En 1998, il est stagiaire au service communication de Canal+, chargé des revues de presse. En 2002, il s'occupe des invités de + Clair, une émission hebdomadaire consacrée aux médias, présentée par Daphné Roulier. En 2004, il rejoint Michel Denisot dans Le Grand Journal, pour présenter chaque soir les rubriques du Petit Journal People et du Petit Journal Actu, où il présente sa vision critique et humoristique de l'actualité tout d'abord en voix off, puis sur le plateau de l'émission.

A la rentrée 2011, Le Petit Journal bascule du format rubrique au format JT avec sa propre émission, ce qui permet à Yann de recevoir ses chroniqueurs et des invités. Il crée alors sa société de production Bangumi, pour produire Le Petit Journal indépendamment de KM Production.

Spécialiste des dessous des médias et du monde politique, l'agitateur réjouit par sa liberté d'opinion et son audace. Ses courtes apparitions, entre impertinence, critique et dérision, créent régulièrement le buzz. Redouté des personnalités politiques au même titre que l'humoriste Stéphane Guillon, Yann Barthès est en passe de devenir une icône du journalisme off.

Le 9 mai 2016, Yann Barthès annonce qu'il quitte Canal+ à la fin de la saison 2015-2016. Le même jour, le groupe TF1 annonce l'arrivée de Barthès sur les grilles de rentrée 2016 de TF1 et TMC.

PS: Yann Barthès a remporté le Prix du meilleur journaliste au Trophée des jeunes talents de l'année 2009.

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Avec les catégories : #caricature , #bd-franco-belge , #journalisme , #television-radio , #politique