... sous ses vêtements !
N'ayant pas profité du buzz autour d'une certaine Laure M., nageuse de son état, qui a fait exploser les stats d'audience de nombreux sites, je tente ma chance avec une intox sur Ophélie W., qui je trouve, a des attributs bien plus convaincant. ^^

La mort d'Ophélie de John Everett Millais.
La mort d'Ophélie de Millais exposé au musée Tate Gallery de Londres.

La mort d'Ophélie selon Milo Manara.
Giuseppe Bergman - Tome 4 de Manara (Page 13, case 3).

Dans Giuseppe Bergman - Tome 4 - "Revoir les étoiles" (Manara, Casterman) Milo Manara transpose le tableau La mort d'Ophélie de John Everett Millais dans une case des a BD. Il remplace Ophélie par son héroïne.

 

Ce tableau de 1852 peint par John Everett Millais (1829-1896) reprend le thème shakespearien de l'héroïne d'Hamlet, Ophelia, femme délaissée amoureuse d'un prince qui devient folle et se noie de désespoir. La mort d'Ophélie est une toile s'inscrivant dans le mouvement préraphaélite. Genre privilégiant le réalisme, le sens du détail et ces couleurs vives avec une prédilection pour les thèmes biblique et les légendes.

Cette peinture montre le corps d'Ophélie, paumes et regards tournés vers le ciel, dérivant au fil de l'eau, le long d'une rive en fleurs. L'expression du visage oscille entre l'inconscience et la mort. Le décor est peint au bord d'une rivière du Surrey. Millais fit aussi poser son modèle, Elisabeth Siddal, dans une baignoire remplie d'eau tiède dans son atelier (Ce dernier l'avait fait s'allonger toute habillée dans une baignoire dont l'eau était plus ou moins chauffée par des bougies posées en dessous. Ce qui n'empêcha pas Miss Siddal de contracter une pneumonie. Son père menaça de poursuivre le peintre qui dut se résoudre à régler les honoraires du médecin.).

PS: Cette toile évoquant cette tragédie shakespearienne, a elle-même inspiré Le premier groupe de quatrains d'un poème de Rimbaud : Ophélie.

"Sur l'onde calme et noire où dorment les étoiles
La blanche Ophélia flotte comme un grand lys,
Flotte très lentement, couchée en ses longs voiles...
- On entend dans les bois lointains des hallalis.

Voici plus de mille ans que la triste Ophélie
Passe, fantôme blanc, sur le long fleuve noir,
Voici plus de mille ans que sa douce folie
Murmure sa romance à la brise du soir.

Le vent baise ses seins et déploie en corolle
Ses grands voiles bercés mollement par les eaux ;
Les saules frissonnants pleurent sur son épaule,
Sur son grand front rêveur s'inclinent les roseaux.

Les nénuphars froissés soupirent autour d'elle ;
Elle éveille parfois, dans un aune qui dort,
Quelque nid, d'où s'échappe un petit frisson d'aile :
- Un chant mystérieux tombe des astres d'or.

[...]"

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