19 Septembre 2006

Le Cow-boy Londonien

Ou comme dirait Luke: -le pied tendre-. Quoique pas si tendre que ça...

"Je n'ai jamais dit que les acteurs étaient du bétail. Ce que je disais c'est qu'il fallait les traiter comme tel".

"Il n'y a pas de terreur dans un coup de fusil, seulement dans son anticipation".

Caricature d'Alfred Hitchcock (Morris).

Dans Lucky Luke - Tome 32 - "La diligence" (Morris et Goscinny, Lucky Comics), Morris croque Alfred Hitchcock en barman de saloon complètement impassible à ce qui l'entour.
(L'image est tirée de la page 31, case 2).

 

Alfred Hitchcock (1899-1980) était un réalisateur, scénariste (et acteur) britannique. Après des études d'ingénieur, il entre à la compagnie des télégraphes Hanley. En 1920, il change de plan de carrière et intègre une filiale de la Paramount à Londres où il s'occupe des sous-titres pour les films muets. Une expérience très intéressante qui lui permet de ce rapprocher de sa passion: le cinéma. Deux ans plus tard, il met place le projet Number thirteen, un film qui ne verra jamais le jour. Il n'abandonne pas pour autant et en 1925, il sort Le jardin du plaisir, dont il n'est pas du tout satisfait du résultat. Puis en 1926, il réalise The Lodger et en 1929: Chantage.

Déjà dans tous ses films muets, on sent les prémices d'un talent immense, une grande technique, et un perfectionniste très marquée. C'est avec l'arrivée du son dans les années 30 que Hitchcock atteint son apogée en Angleterre avec des films tel que: L'homme qui en savait trop (dont il fera aussi un remake en 1954), Les trente-neuf marches, et Une femme disparaît qui sera son dernier de sa période dite britannique.

Car à la veille de la seconde guerre mondiale, il s'expatrie à Hollywood. Et fort d'une bonne réputation, il arrive à imposer son Rebecca qui fut d'ailleurs un véritable triomphe. Sa carrière américaine est lancée, il devient incontournable. Il est différent des autres cinéastes car il fait des films de divertissement où il s'amuse à séduire, manipuler et surprendre son public. Il devient et demeure le véritable maître du suspense: L'inconnu du nord-express, Le crime était presque parfait, Fenêtre sur cour, Sueurs froides, La mort aux trousses, Psychose, Les Oiseaux ... une filmographie qui en dit long et qui parle d'elle-même.

Sa réussite, il la doit aussi au fait qu'il sait s'entourer des meilleurs. A commencer par -ses- acteurs: James Stewart, Cary Grant, Grace Kelly... et j'en passe et des meilleurs. Sans oublier son compositeur fétiche Bernard Herrmann qui a créé des musiques en parfaite adéquation avec l'ambiance des films. Que serait la scène de la douche dans Psychose sans sa musique stridente ?

Le 29 Avril 1980 à Los Angeles, la ville du cinéma par excellence, le Maître du suspense et de l'angoisse s'éteint mais son œuvre reste. Il a inspiré et inspire encore de nombreux cinéastes. Les premiers qui me viennent en tête son Brian De Palma et M. Night Shyamalan (Punaise, je l'ai écrit juste du premier coup ! ^^).

PS: David Ondaatje (Pas facile celui là aussi, mais là, je n'ai aucun mérite j'ai fais un Copier-Coller ! ^^) est entrain de faire une reprise du film muet The Lodger. Et oui, certains se risquent à faire des remakes des films du Maître, les fous. ^^

Publié par Chelmi à 11:24am
Avec les catégories : #caricature , #bd-franco-belge , #cinema-serie-tv

Commentaires

Spooky 20/09/2006 11:23

Salut Chelmi, pas mal ton blog, j'ai appris pas mal de trucs, et je n'ai pas encore tout lu !Si tu veux d'autres "clins d'oeil", je te recommande le site de mon ami Laurent, site par ailleurs officiel du chant des Stryges, où la section clins d'oeil est -en partie- intéressante pour toi. C'est là ;)

Chelmi 20/09/2006 11:38

Salut Spooky. :-)Merci.Si tu parles de Laurent alias Ryle fan de curling, j'ai déjà vu son site et ses "clins œil" très intéressants. ;-)