Et hop après Monet, Courbet, Van Gogh, c'est au tour de Manet ...

Le déjeuner sur l'herbe d'Edouard Manet.
Le déjeuner sur l'herbe de Manet exposé au musée d'Orsay.

Le déjeuner sur l'herbe selon Michel Plessix.
Le vent dans les saules - Tome 1 de Plessix (Page 23, case 4).

Dans Le vent dans les saules - Tome 1 - "Le bois sauvage" (Plessix, Delcourt), Michel Plessix insère le tableau d'Edouard Manet Le déjeuner sur l'herbe dans une case de sa BD. Il remplace le trio du premier plan par Rat, Taupe et Loutre.

Compléments suite au commentaire septique de Timon. ^^
Détails. [Tout d'abord, les trois personnages adoptent des postures points pour points identiques: Rat qui se tient le menton, Taupe une main sur le genou, Loutre pointant son index...
Mais aussi des indices plus ou moins cachés par la colorisation de l'herbe comme la canne de Loutre, et beaucoup plus vicieux, l'esquisse du panier de provisions renversé aux pieds de Rat, qui aux premiers regards s'apparente à des brins d'herbes (Clique sur la vignette ci-jointe pour mieux voir).]

 

Extrait de la fiche du musée d'Orsay :

"[...] Rejetée par le jury du Salon de Paris en 1863, cette œuvre est exposée par Manet [(1832-1883)] sous le titre -Le Bain- au Salon des Refusés accordé cette année là par Napoléon III. Elle en constitua la principale attraction, objet de moqueries et source de scandale.

Pourtant, Manet revendique dans -Le déjeuner sur l'herbe- l'héritage des maîtres anciens et s'inspire de deux oeuvres du Louvre. -Le Concert champêtre- du Titien [...] fournit le sujet, tandis que la disposition du groupe central s'inspire d'une gravure d'après Raphaël : -Le jugement de Pâris-.

Mais dans -Le déjeuner sur l'herbe-, la présence d'une femme nue au milieu d'hommes habillés n'est justifiée par aucun prétexte mythologique ou allégorique. La modernité des personnages rend obscène, aux yeux de ses contemporains, cette scène presque irréelle. Manet s'en amusait d'ailleurs, surnommant son tableau -La partie carrée-.

Le style et la facture choquèrent presque autant que le sujet. Manet abandonne les habituels dégradés pour livrer des contrastes brutaux entre ombre et lumière. Aussi, lui est-il reprochée sa manie de voir par taches. Les personnages ne semblent pas parfaitement intégrés dans ce décor de sous-bois davantage esquissé que peint, où la perspective est ignorée et la profondeur absente. Avec -Le déjeuner sur l'herbe-, Manet ne respecte aucune des conventions admises, mais impose une liberté nouvelle par rapport au sujet et aux modes traditionnels de représentation. [...]".

PS: Mouais, c'est quand même assez décevant que Rat ne soit pas à poils. ^^

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