26 Janvier 2007

Tata Yoyo...

... kesKIyA sous ton grand chapooôoo !!? ^^

Caricature d'Annie Cordy (Albert Uderzo).

Dans Astérix - Tome 24 - "Astérix chez les Belges" (Uderzo et Goscinny, Hachette) Albert Uderzo croque Annie Cordy et lui donne le rôle de Nicotine, la femme du chef belge Gueuselambix.
(L'image est tirée de la page 21, case 2).

 

Annie Cordy (1928) est une chanteuse et une actrice belge. Elle débute la danse à l'âge de huit ans et prend des cours de solfège et de piano. Elle participe à des radio crochets, des concours et fait ses débuts au cabaret Le Boeuf sur le toit à Bruxelles. Elle est alors remarquée par le directeur artistique du Lido, et est engagée, en 1950, comme meneuse de revue. Dès 1952, elle signe un contrat avec Pathé Marconi, et remporte à Deauville le Prix Maurice Chevallier. Tout en continuant l'opérette, elle enregistre ses premiers succès musicaux: Fleur de papillon, Léon, ...

Elle fait ses débuts en tant qu'actrice en 1953, avec la comédie Si Versailles m'était conté..., puis tourne aux côtés de Bourvil en 1954 dans Poisson d'avril. Sa carrière sur grand écran est alors lancée. Mais Annie Cordy n'oublie pas pour autant son premier amour: la chanson, puisqu'elle passe en 1955 en vedette à l'Olympia et reçoit le Grand Prix de l'Académie Charles Cros pour la chanson Oh Bessie !. Durant toute sa carrière cette artiste complète alterne cinéma, chanson et scènes d'Opérette et de Théâtre. Elle conjugue d'ailleurs parfaitement cinéma et chanson puisqu'elle joue dans de nombreuses comédies musicales notamment Le Chanteur de Mexico aux côtés de Luis Mariano et Bourvil. Dès 1956, elle s'internationalise en se produisant sur les scènes d'Allemagne, d'Angleterre, à New York, à Rio de Janeiro, puis à Cuba, Mexico, et Porto Rico.

A la fin des années cinquante, elle enchaîne les opérettes et les films avec Tabarin de Richard Pottier, Cigarettes, whisky et petites pépées de Maurice Regamey, Ces dames s'en mêlent de Raoul Andrée. Avec Le Passager de la pluie de René Clément, Annie montre que celle qu'on surnomme -la rigolote- sait émouvoir. Ce qu'elle confirme d'ailleurs dans Le Chat aux côtés de Jean Gabin et Simone Signoret ou dans Rue haute, réalisé par André Ernotte en 1976, pour lequel elle remporte l'Award de la meilleure comédienne.

Cette grande dame du music-hall ne délaisse pas pour autant la chanson puisqu'elle enregistre en 1974 La bonne du Curé qui se vend à 1 million 800 000 exemplaires, et Tata Yoyo vendu à 1 million d'exemplaires. Avec 6000 galas à son actif, plus de 600 chansons enregistrées, 2 dessins animés doublés (Pocahontas et Frère des ours), 40 films de cinéma, sans parler des séries télévisées et des téléfilms dans lesquelles elle apparaît, Annie Cordy est une artiste complète qui a su évoluer avec son temps.

En 1998, elle a fêté ses 50 ans de carrière et continue de nous étonner par son dynamisme et son enthousiasme. En 2006, elle est à l'affiche du film de Richard Bohringer, C'est beau une ville la nuit. Actuellement, elle est sur les écrans dans le film de Laurent Achard, Le Dernier des fous ; et prochainement dans Disco de Fabien Onteniente.

PS: Quelle toile -dissimulée- dans ce tome d'Astérix fera bientôt l'objet d'un article ? ;-)

Publié par Chelmi à 11:29am
Avec les catégories : #caricature , #bd-franco-belge , #musique

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