Go Khla Yeh (dit Geronimo): "Quand le dernier arbre aura été abattu, quand la dernière rivière aura été empoisonnée, quand le dernier poisson aura été péché, alors on saura que l'argent ne se mange pas".

La Charge de la 8e brigade de Raoul Walsh.
La Charge de la 8e brigade de Walsh (1964).

La Charge de la 8e brigade selon Jean Giraud.
Gir Œuvres - Tome 2 de Giraud (Page 65).

Cette illustration de Giraud a été publiée la première fois dans le numéro 305 du magazine Pilote sorti en 1965.

Dans le recueil Gir Œuvres - Tome 2 - "Le tireur solitaire" (Giraud, Les Humanoïdes Associés), Jean Giraud s'inspire allègrement de l'affiche du film de Raoul Walsh, La charge de la 8e brigade. Ici le sous-lieutenant Matthew Hazard alias Troy Donahue, est remplacé par Mike Blueberry. Seuls le chapeau change de couleur et la positon de la jambe droite devient plus naturelle.

 

Pitch du film:

En 1882, les troupes américaines luttent contre les Apaches de l'Arizona qui franchissent souvent la frontière du Mexique où ils se sont réfugiés. C'est dans cette zone où opère la 8e brigade de cavalerie, au Fort Delivery, qu'est affecté le jeune sous-lieutenant Matthew Hazard (Troy Donahue), frais émoulu de West-Point. Le fort est commandé par le lieutenant Théodore Mainwaring (William Reynolds II) qui est accompagné de sa jeune femme, Kitty (Suzanne Pleshette). Dès son arrivée, le sous-lieutenant s'efforce de rétablir la discipline plus ou moins relâchée, et tombe amoureux de la femme du commandant.

Très loin d'être parfait ce dernier film du grand Raoul Walsh: un scénario haché, une musique puissante mais souvent envahissante (Mollo sur les cuivre SVP ! ^^), une truculence parfois gênante, des romances bâclées, une interprétation inégale, quelques transparences grossières, des décors cartons-pâtes, une certaine vulgarité de ton...mais malgré tout, il n'en demeure pas moins une assez belle réussite. En à peine dix minutes qui arrivent en toute fin de film avec un changement de ton d'ailleurs assez étonnant, Walsh se révèle même plus convaincant que John Ford en 154 minutes la même année sur le problème indien: Les Cheyennes. Alors que ce dernier manquait singulièrement de vie et de souffle, le western de Walsh en regorge au contraire au point d'en être parfois écœurant.

PS: Ce changement de ton final n'est pas si bizarre, Raoul Walsh est connu pour traiter d'une façon particulière le dénouement de ses films, par exemple pour Les fantastiques années 20 et La fille du désert, il prend le parti d'offrir deux fins qui possèdent une couleur religieuse.

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