14 Septembre 2015

Toilette à la turc

"Je compte beaucoup sur ma vieillesse: elle me vengera !".


Le bain turc d'Ingres conservé au Musée du Louvre à Paris (1862).

Le bain turc selon Maëster.
Meurtres fatals - Tome 2 de Maëster (Page 38, case 7).

Dans Meurtres fatals - Tome 2 - "Meurtres fatals 002" (Maëster, Fluide Glacial) Maëster parodie la toile de Jean-Auguste-Dominique Ingres, Le bain turc, sur une planche de son histoire "Star Wart - La verrue des étoiles".

 

A la fin de sa vie, Ingres (1780-1867) crée, Le bain turc (1862), la toile la plus érotique de son œuvre avec cette scène de harem associant le motif du nu et le thème de l'Orient. Il s'inspire des lettres de Lady Montague qui raconte une visite d'un bain pour femmes à Istanbul au début du XVIIIe siècle.

Extrait de la fiche du Louvre:

[...]. Des dizaines de femmes turques nues sont assises dans des attitudes variées sur des sofas, dans un intérieur oriental s'organisant autour d'un bassin. Beaucoup de ces baigneuses juste sorties de l'eau s'étirent ou s'assoupissent. D'autres papotent, prennent du café. Au fond une femme danse, au premier plan une autre, vue de dos, joue de la musique avec une sorte de luth, un tchégour. L'érotisme de la toile réside surtout dans la caresse que prodigue une des femmes au sein de sa voisine.

Cette toile de 1862 associe donc le motif du nu et le thème de l'Orient, qui étaient chers au peintre depuis plus de cinquante ans. [...]. C'est à la fin de sa vie qu'Ingres réalise la toile la plus érotique de son œuvre. Contrairement à Delacroix, il n'est jamais allé en Orient: il a rêvé cette contrée à partir de lectures et de la vision de gravures. Pour peindre Le Bain turc, il s'est inspiré ainsi des lettres d'une ambassadrice anglaise en Turquie au XVIIIe siècle, écrites par Lady Montague, femme de l'ambassadeur d'Angleterre à Istanbul. Dans une de ces missives dont Ingres a repris beaucoup de détails, elle raconte en effet sa visite d'un bain réservé aux femmes. [...].

C'est le prince Napoléon qui commanda cette scène de harem à Ingres vers 1848. L'œuvre fut livrée en 1859 mais rendue peu après au peintre car elle avait choqué l'Impératrice. Le peintre retravailla son tableau jusqu'en 1863, même après l'avoir daté de 1862. Cette peinture ne fut révélée finalement au grand public qu'en 1905 lors de la Rétrospective Ingres au Salon d'automne. Elle enthousiasma alors les peintres les plus novateurs dont Picasso. Chef-d'œuvre de la vieillesse d'Ingres, cette toile est aussi audacieuse dans le sujet que dans la forme. [...].

Ingres: "Il faut trouver le secret du beau par le vrai. Les anciens n'ont pas créé, ils n'ont pas fait: ils ont reconnu".

Publié par Chelmi à 07:00am
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