Les corps ont leur propre lumière qu'ils consomment: ils brûlent, ils ne sont pas éclairés de l'extérieur.

Egon Schiele

Jeune fille à genoux, appuyée sur ses coudes d'Egon Schiele exposée au Leopold Museum de Vienne (1917).
Jeune fille à genoux, appuyée sur ses coudes de Schiele exposée au Leopold Museum de Vienne (1917).

Jeune fille à genoux, appuyée sur ses coudes selon Kelly Jones.
The Sandman: Dream Country #1 - Volume 3 de Jones, Jones III, Doran, Veiss, et Gaiman (Planche 9 case 1).

Dans les comics books The Sandman: Dream Country #1 - Volume 3 (Jones, Jones III, Doran, Veiss, et Gaiman, Vertigo) Kelly Jones, le dessinateur de la première nouvelle de l'album, rend hommage à la toile d'Egon Schiele, Jeune fille à genoux, appuyée sur ses coudes, sur la planche 9 de sa BD. Ici, la jeune fille est remplacée par la muse Calliope.

 

Egon Schiele (1890-19718) est un peintre, un poète et un dessinateur autrichien. Il est considéré comme l'une des figures majeures de l'Expressionisme autrichien, entre Klimt et Kokoshka. Malgré la brièveté de sa carrière l'artiste a laissé une œuvre importante composée de quelques centaines d'huiles et de près de trois mille dessins et aquarelles.

Il dessine Jeune fille à genoux, appuyée sur ses coudes en 1917 au crayon et la gouache. Son modèle est très probablement sa femme, Edith Harms. Peu après, le couple est emporté par la Grippe Espagnole. C'est dans la puissance du trait que l'artiste s'affirme. Il est marqué, énergique et sûr, parfois même violent. Son œuvre est subversive et provocatrice. Elle veut choquer la société viennoise aux belles apparences, qu'il juge hypocrite et dans le mensonge. Il s'oppose ainsi à l'académisme et aux convenances en peignant les corps dans leur vérité simple et absolue, en tension, pris de convulsions, torturés.

La nature suggestive de cette toile est représentative de l'œuvre de Schiele, qui admirait les manières controversées de Klimt, son mentor et ami. Emprisonné pour obscénité pendant quelques semaines en 1912, il continuera à représenter l'érotisme, nu comme habillé.

La guerre est finie et je dois partir. Mes œuvres seront montrées dans les musées du monde entier.

Dernières paroles d'Egon Schiele apprenant sur son lit de mort l'imminence de l'armistice

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