Une bonne colère vaut mieux qu'une bonne douche. La douche fatigue, la colère apaise...

Henri Jeanson

Psychose d'Alfred Hitchcock.
Psychose de Hitchcock (1960).

Psychose selon Eric Johnson.
Grimm Fairy Tales presents Wonderland #14 de Bifulco et Shand (Couverture bis de Johnson).

Dans le comics book Grimm Fairy Tales presents Wonderland #14 (Bifulco et Shand, Zenescope), Eric Johnson dit aussi Eric J., l'illustrateur de la couv', parodie un plan du film Psychose d'Alfred Hitchcock sur la couverture de sa BD. Ici, Marion Crane alias Janet Leigh est remplacée par Carroll Ann 'Calie' Liddle dans la fameuse scène de la douche.

 

Pour avoir plus de détails sur ce film mythique du maestro de l'angoisse et voir d'autres pastiche, fait un tour »ici« et »là« où j'ai déjà traité le sujet. 😉

Le tournage de la mort de Marion Crane se fait en sept jours et 70 prises différentes pour seulement 45 secondes de plans rapidement enchaînés. On a rarement vu une scène d'un tel impact. Le meurtre de Marion Crane n'est pas seulement une scène pivot pour la cohérence de Psychose, il donne à Hitchcock le rang de maître.

Alfred Hitchcock répète souvent qu'il dirige le tournage avant de diriger son public. Et c'est bien ce qu'il fait dans cette salle de bains blanche du Bates Motel. L'intention est de souligner le voyeurisme face à cette femme séduisante, nue sous la douche. L'accent est mis sur l'effrayant couteau et le sang qui gicle. La vraie force de Psychose, sa véritable horreur, repose sur la manière dont le réalisateur tue l'émotion du public.

La construction de cette scène est très ingénieuse. Car à partir de là, Hitchcock réussit à mettre en scène non plus ce que le spectateur voit réellement, mais ce qu'il croit voir. Il signe ce coup de maître grâce au montage et le public, pris dans l'action se laisse emporter. Chaque coupure est comme un coup de couteau. Le public se prend à croire, finalement, qu'il s'agit d'un coup de couteau, quand ce n'est qu'une coupure. Le mot coupure est d'ailleurs bien choisi, il correspond aux coups de couteau.

Janet Leigh

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