Recherche pour "gustave courbet"

22 Décembre 2015

BLAfard & MORTIfié

"L'état est incompétent en matière d'art".

Autoportrait dit Le Désespéré de Gustave Courbet.
Le désespéré de Courbet, collection privée (1844).

Le désespéré selon Antoine Aubin.
Blake et Mortimer - Tome 22 d'Aubin et Dufaux (Page 27, case 12).

Dans Blake et Mortimer - Tome 22 - "L'onde Septimus" (Aubin et Dufaux, Edition Blake et Mortimer) d'Antoine Aubin parodie la toile de Gustave Courbet, Le désespéré, sur une planche de sa BD. L'autoportrait du peintre est remplacé par le visage du colonel Olrik horrifié par les visions du professeur Jonathan Septimus.

 

Pour avoir plus d'informations sur cette toile de Courbet et en voir un autre pastiche, va faire un tour »ici« où j'ai déjà dépeint le sujet. ;-)

Gustave Courbet: "A quoi sert la vie si les enfants n'en font pas plus que leurs pères ?".

Publié par Chelmi à 08:00am - Voir les commentaires ()
Avec les catégories : #reference , #bd-franco-belge , #peinture-gravure

21 Janvier 2011

Horrifix

"Les gens qui prient perdent du temps".

Autoportrait dit Le Désespéré de Gustave Courbet.
Le désespéré de Courbet, collection privée (1844).

Le Désespéré selon Albert Uderzo.
Astérix - Tome 34 d'Uderzo et Goscinny (Page 46, case 5).

Dans Astérix - Tome 34 - "L'anniversaire d'Astérix et Obélix, Le livre d'or" (Uderzo et Goscinny, Edition Albert-René) Albert Uderzo parodie la toile de Gustave Courbet, Le désespéré, sur une planche de sa BD. L'autoportrait du peintre est remplacé par le portrait du neveu du chef Abraracourcix, Goudurix, le jeune gaulois "champion de peur".

 

Ce tableau dit Le Désespéré, est un autoportrait de Jean Désiré Gustave Courbet (1819-1877) mais un autoportrait plutôt original. L'artiste s'est représenté comme fou. Ce style de représentation est révolutionnaire car inhabituel. Mais ce n'est pas la première fois que Courbet choque les consciences. C'est un peintre qui aime montrer ce qui n'est pas montré comme avec L'origine du monde.

Cette œuvre est un des tableaux emblématiques du peintre. Son tempérament ténébreux éclate sur cette toile empreinte de folie. Le spectateur se retrouve face au désespoir de l'artiste. Ses yeux sont écarquillé comme surpris, ses mains ne savent plus quoi faire...

En 1854, Courbet lève pour la première fois le voile sur ses tourments intérieurs : "Avec ce masque riant que vous me connaissez, je cache à l'intérieur le chagrin, l'amertume, et une tristesse qui s'attache au cœur comme un vampire". Ce spleen que l'artiste confesse parfois dans ses lettres est en revanche presque absent de sa peinture, et c'est peut être pour ça que cette huile sur toile est un tableau que l'artiste a toujours gardé auprès de lui jusqu'à sa mort.

Gustave Courbet: "Je préfère peindre des yeux humains plutôt que des cathédrales -l'âme d'un être humain- même les yeux d'un pitoyable gueux ou d'une fille du trottoir sont plus intéressants à mes yeux".

Publié par Chelmi à 08:00am - Voir les commentaires ()
Avec les catégories : #reference , #bd-franco-belge , #peinture-gravure

21 Octobre 2006

L'origine du monde

L'image est un peu longue à se charger (750 Ko), patiente s'il te plait. Merci. :-)

L'origine du monde selon Michel Plessix.
Le vent dans les Saules - Tome 1 de Plessix (page 24, case 1)
et
L'origine du monde de Courbet exposé musée d'Orsay.

Dans Le vent dans les Saules - Tome 1 - "Le bois sauvage" (Plessix, Delcourt) Michel Plessix incruste subtilement dans l'une de ses planches, le tableau L'origine du monde de Jean-Désiré-Gustave Courbet.

 

Descriptif rapide du tableau:

Le cadrage de la scène, entre les cuisses et la poitrine, renforce l'érotisme de l'œuvre. De plus, un sein en érection et la rougeur des lèvres vaginales laissent penser que le modèle vient d'avoir un rapport sexuel. L'artiste, qui a osé ainsi montrer le désir et l'excitation, a réalisé une oeuvre quasi pornographique très osé pour l'époque (1866).

poitrine - érotisme - sein - lèvres - vaginales - sexuel - désir - excitation - pornographique: ça c'est du mot clé qui va m'attirer du beau monde. ^^

PS: Après ça, tu ne verras plus jamais Rat, Taupe et compagnie de la même manière. ^^

Publié par Chelmi à 10:55am - Voir les commentaires ()
Avec les catégories : #reference , #bd-franco-belge , #peinture-gravure

16 Octobre 2011

"Lustrer ! Frotter ! ..."

©Karaté Kid  (Ben quoi ! On a les références qu'on mérite ! ^^)

Les raboteurs de parquet de Gustave Caillebotte.
Les raboteurs de parquet de Caillebotte exposé au musée d'Orsay.

Les raboteurs de parquet selon Christian Lax.
>Pain d'alouette - Tome 1 de Lax (Page 47, case 1).

Dans Pain d'alouette - Tome 1 - "Première époque" (Lax, Futuropolis) Christian Lax rend hommage à la toile, Les raboteurs de parquet de Gustave Caillebotte, en l'insérant dans une planche de sa BD. Ici, les trois ouvriers rabotant le parquet, sont par trois pensionnaire récurant le sol de l'orphelinat où survit la jeune Reine Fario, héroïne de la série (cachée dernière la porte). En arrière plan, l'auteur a rajouté, Poirier, le directeur despotique de l'orphelinat, et sœur Gustave.

 

Cette huile sur toile de 1875 constitue une des premières représentations du prolétariat urbain. Si les paysans, Des glaneuses de Millet, ou les ouvriers des campagnes, les Casseurs de pierres de Courbet, ont souvent été montrés, les ouvriers de la ville ont très rarement fait l'objet de tableaux. Contrairement à Courbet ou Millet, Caillebotte, bourgeois aisé, n'introduit aucun discours social, moralisateur ou politique dans son œuvre. L'étude documentaire: gestes, outils, et accessoires, le place parmi les réalistes les plus chevronnés.

Caillebotte (1848-1894) a suivi une formation académique auprès de Bonnat, et la perspective accentuée par l'effet de plongée et l'alignement des lames de parquet est conforme à la tradition. L'artiste a dessiné une à une toutes les parties de son tableau, avant de les reporter au carreau sur la toile. Le torse nu des raboteurs est celui de héros antiques. Mais loin de s'enfermer dans ces exercices académiques, Caillebotte en exploite la rigueur afin d'explorer l'univers contemporain de manière inédite.

Présenté au Salon de 1875, le tableau est refusé par le jury, sans doute choqué par ce réalisme cru, certains critiques ont parlé de "sujet vulgaire". Le jeune peintre décide alors de se joindre aux impressionnistes et présente son tableau à la seconde exposition du groupe en 1876 où Degas expose ses premières Repasseuses. Les critiques sont impressionnés par cette grande page moderne, Zola notamment qui condamne cependant cette "peinture bourgeoise à force d'exactitude".

PS: Une seconde version, d'une composition très différente est conservée au Danemark.

Publié par Chelmi à 07:00am - Voir les commentaires ()
Avec les catégories : #reference , #bd-franco-belge , #peinture-gravure

26 Septembre 2012

Suzon dans la lune

Merci à McArthur membre de www.BDtheque.com de m'avoir aidé à localiser la case de cette BD. :-)

Un bar aux Folies-Bergères d'Edouard Manet.
Un bar aux Folies-Bergères de Manet exposé au Courtauld Institute de Londres.

Un bar aux Folies-Bergères selon Jean-Paul Dethorey.
L'exécution de Dethorey (Page 23, case 2).

Dans L'exécution (Dethorey, Dupuis) Jean-Paul Dethorey rend hommage au tableau d'Edouard Manet, Un bar aux Folies-Bergères, sur la planche de sa BD. Je t'accorde que la composition est différente. Mais on retrouve tous les éléments du tableau. Notamment l'homme à moustache portant un chapeau, qui sur la toile se situe en arrière plan dans le reflet du miroir, se retrouve en premier plan sur la case. Ici le bar des Folies-Bergères devient le Café de  Madrid, et dans le reflet du miroir on distingue Antoine le jeune héros de l'album, et Gustave Courbet allant à sa rencontre.

 

Un bar aux Folies-Bergères est la dernière œuvre majeure de Manet (1832-1883). Elle date de 1883 juste avant sa mort. La scène, contrairement aux apparences, n'a pas été peinte au bar des Folies-Bergère mais entièrement créée en atelier. La jeune femme servant de modèle, Suzon, est une véritable employée.
Les objets présents sur le marbre du bar, bouteilles d'alcool, fleurs ou fruits, forment un ensemble pyramidal dont le sommet se situe au niveau de sa bouche (Ce qui est logique, non ? ^^). Cette bouche fermée est le point focal du tableau dont le centre géométrique se situe entre ses seins. C'est là que se croisent les multiples plans spatiaux dont la toile est composée.
Son reflet dans le miroir ne semble pas renvoyer une image exacte de la scène, tant en ce qui concerne sa posture que la présence de l'homme en face d'elle. Il est si rapproché qu'il devrait tout cacher aux yeux du spectateur.
L'atmosphère enfumée du bar est rendue par des couleurs atténuées, selon la technique impressionniste.

Dans un premier temps, Suzon a l'air de nous regarder, mais dans un second temps, on s'aperçoit qu'elle a le regard plongé quelque part dans le vide. Elle rêve, malgré l'homme à moustaches qui se trouve en face d'elle et qui lui aussi semble rêver, sans que leurs regards ne se croisent. Elle attend sa commande avec un air un peu goguenard et légèrement distrait, comme si elle pensait à autre chose.La fascination qu'exerce ce tableau tient à ce rapport complexe entre l'intériorité et l'extériorité, que Manet avait déjà exploré dans La serveuse de bocks.

Edouard Manet: "Qui donc a dit que le dessin est l'écriture de la forme? La vérité est que l'art doit être l'écriture de la vie".

Publié par Chelmi à 07:00am - Voir les commentaires ()
Avec les catégories : #reference , #bd-franco-belge , #peinture-gravure

28 Juin 2013

Big bisous avec la langue et tout !

"Tout l'art est érotique".

Le baiser de Gustave Klimt.
Le baiser de Gustav Klimt exposé à l'Österreichische Galerie de Vienne (1907).

Le baiser selon Jean-Louis Mourier.
Ex-libris - Trolls de Troy de Mourier et Arleston (offert avec coffret tomes 9 à 12 Millésimé 2010).

Sur l'Ex-libris - Trolls de Troy (Mourier et Arleston, Soleil) remis en cadeau avec le coffret tomes 5 à 12, Jean-Louis Mourier parodie la toile, Le baiser, de Gustav Klimt. Ici, le couple asiatique est remplacé par Pröfy et Waha.

 

Pour avoir plus d'information sur ce célèbre tableau et en voir une autre adaptation, va faire un tour »ici« où j'ai déjà traité le sujet. ;-)

Gustav Klimt: "A chaque siècle son art, à l'art sa liberté".

Publié par Chelmi à 07:00am - Voir les commentaires ()
Avec les catégories : #reference , #bd-franco-belge , #peinture-gravure

19 Avril 2008

From Hell 3 - La chute

Quelques Chants plus loin...

La divine comédie par Gustave Doré.
Gravure de Doré illustrant le Chant XXVI du Premier Cantique de La divine comédie.

La divine comédie selon Milo Manara.
Giuseppe Bergman - Tome 4 de Manara (Page 47, case 5).

Dans Giuseppe Bergman - Tome 4 - "Revoir les étoiles" (Manara, Casterman) Milo Manara reprend une des gravures de Gustave Doré illustrant le Chant XXVI du Premier Cantique : L'Enfer, de La divine comédie de Dante Alighieri dans une planche de sa BD.

 

Pour un peu plus de détails sur cette œuvre de Dante Alighieri, et voir d'autres gravures de Gustave Doré, rends-toi »ici« et »là« où j'ai déjà traité le sujet.

La gravure de Gustave Doré d'aujourd'hui accompagne les vers 46 à 49 du Chant XXVi de L'Enfer :

"Mon guide cependant, me voyant absorbé,
m'expliqua : «Ces pécheurs sont au sein de ces feux ,
chacun enveloppé des flammes qui le brûlent.»".

(Je ne sais pas de qui est cette traduction, je n'est pas trouvé "l'officelle" de Louis Ratisbonne).

PS: Voilà pour Gustave Doré dans La comédie divine, mais Manara réserve d'autre surprise dans cet album...

Publié par Chelmi à 08:00am - Voir les commentaires ()
Avec les catégories : #reference , #bd-franco-belge , #peinture-gravure , #litterature

14 Février 2007

Bisous baveux ...

... à toutes mes lectrices. Saint Valentin oblige ! ^^

Le baiser de Gustave Klimt.
Le baiser de Gustav Klimt exposé à l'Österreichische Galerie de Vienne.

Le baiser selon Bill Sienkiewicz.
Elektra the Hand #5 - Couverture de Sienkiewicz.

Dans le cinquième et dernier comics book de la série Elektra the Hand (Gossett et Yoshida, Marvel) Bill Sienkiewicz insère le tableau Le baiser de Gustav Klimt sur la couverture du fascicule.

 

Extrait de la fiche de la toile:

"[Gustav Klimt (1862-1918) peint cette toile en 1907.] [...] Sur un bout de prairie en fleurs, deux personnes englouties l'une dans l'autre sont en quelque sorte emportées dans une aura et une auréole qui à la fois les entoure, les réunit et les dérobe du monde.

Le site de la scène est imprécis, le couple apparaît comme hors du temps et de l'espace mais près de la nature. L'isolement des deux personnes ainsi que le visage détourné de l'homme renforcent l'impression de repliement . [...]"

PS: Merci à Zartan du forum BDGest' à qui j'ai piqué la découverte, et à Fei et Tifou d'AGDB pour leur coup de main pour trouver l'auteur de cette couverture. :-)

Publié par Chelmi à 10:09am - Voir les commentaires ()
Avec les catégories : #reference , #comics , #peinture-gravure

15 Avril 2008

Alexandre Gustave Bönickhausen

Eiffel, ce nom mondialement connu, n'est en fait qu'un surnom, porté par la famille du célèbre architecte depuis le début du XVIIIe siècle, renvoyant à l'Eifel, le massif boisé d'Allemagne. Le vrai nom de cette famille est Bönickhausen. L'arrière-arrière-grand-père de Gustave, originaire d'une petite ville dans l'Eifel, s'était installée en France en 1710 et ajouta -Eiffel- à son nom patronymique.

Caricature de Gustave Eiffel (Morris).

Dans Lucky Luke - Tome 63 - "Le pont sur le Mississipi" (Morris, Fauche et Léturgie, Lucky Comics) Morris croque Gustave Eiffel et il lui fait jouer son propre rôle. On le voit montrer une maquette en bois de la tour Eiffel à James B. Eads, et ce dernier lui dit: "Laissez tomber le bois, monsieur Eiffel, croyez-moi, le matériau de l'avenir c'est l'acier".
(L'image est tirée de la page 46, case 8).

 

Alexandre Gustave Eiffel (1832-1923) était un ingénieur et un architecte français. Issu de la bourgeoisie dijonnaise, il se passionne tôt pour les disciplines scientifiques, notamment la chimie. En 1852, il rentre à l'Ecole centrale des arts et manufactures de Paris, puis rejoint l'entreprise de construction de Charles Neveu. Il y réalise sa première grande construction : le Pont du chemin de fer de Bordeaux de 1858 à 1860.

En 1867, il crée sa propre entreprise et se lance dans une série de grands projets qui le feront connaître à l'étranger: le Viaduc de la Sioule en 1869, le Pont Maria Pia de Douro en 1877.

Parvenu à ce stade, Gustave Eiffel libère l'architecture de métal et lui offre une marque : l'esthétique. De cette vision naissent la charpente de la Statue de la Liberté de Bartholdi et la Tour Eiffel, commandée pour l'Exposition universelle de 1889. Cependant, son implication dans le scandale financier du Canal de Panama en 1889 entache sa réputation.

Eiffel cesse alors toute construction et se lance dans l'expérimentation scientifique, principalement l'aérodynamique et la balistique, mettant fin à une carrière artistique pourtant exemplaire.

Il décède le 27 décembre 1923 dans son hôtel particulier de la rue Rabelais à Paris et est enterré au cimetière de Levallois-Perret avec tous les honneurs dus à son rang.

Dans l'album Trompe le monde, l'excellent groupe de rock américain The Pixies lui rend hommage dans une chanson intitulé Alec Eiffel (Alexandre Eiffel).

Publié par Chelmi à 08:00am - Voir les commentaires ()
Avec les catégories : #caricature , #bd-franco-belge , #invention-industrie

21 Mars 2008

From Hell 2 - Le retour

Toujours dans le Chant V quelques vers plus loin...

La divine comédie par Gustave Doré.
Gravure de Doré illustrant le Chant V du Premier Cantique de La divine comédie.

La divine comédie selon Milo Manara.
Giuseppe Bergman - Tome 4 de Manara (Page 47, case 5).

Dans Giuseppe Bergman - Tome 4 - "Revoir les étoiles" (Manara, Casterman) Milo Manara -plagie- une des gravures de Gustave Doré illustrant le Chant V du Premier Cantique: L'Enfer, de La divine comédie de Dante Alighieri dans une planche de sa BD.

J'aurai peut être dû retourner (effet miroir) une des deux images pour facilité la comparaison, mais je n'ai pas voulu les dénaturer.

 

Pour un peu plus de détails sur cette œuvre de Dante Alighieri, et voir une autre gravure de Gustave Doré, rends-toi »ici« où j'ai déjà traité le sujet.

La gravure de Gustave Doré d'aujourd'hui accompagne les vers 72 à 74 du Chant V de L'Enfer:

"Ensuite je lui dis : «Poète, j'aimerais
Parler à ces deux-là, qui vont l'un près de l'autre
Et qui semblent tous deux si légers dans le vent.»".

(Je ne sais pas de qui est cette traduction, je n'ai pas trouvé "l'officelle" de Louis Ratisbonne).

PS: Une petite dernière dans un furtur épisode. ;-)

Publié par Chelmi à 09:00am - Voir les commentaires ()
Avec les catégories : #reference , #bd-franco-belge , #peinture-gravure , #litterature