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23 Août 2011

William Munny du Missouri, tueur de femmes et d'enfants !

"A l'époque, les femmes étaient traitées comme des citoyens de deuxième classe, et plus encore, j'imagine, les prostituées, sous-classe à l'intérieur de cette classe défavorisée. Dans le film, leur révolte contre la violence dont a été victime l'une d'entre elles, mais aussi contre l'exploitation à laquelle elles sont toutes soumises, est justifiée".

Impitoyable de Clint Eastwood.
Impitoyable d'Eastwood (1992).

Impitoyable de Clint Eastwood.
X Men Noir #2 de Calero et Van Lente (Couverture).

Dans le comics book X Men Noir #2 - "La marque de Caïn" (Calero et Van Lente, Marvel), Dennis Calero pastiche l'affiche du film de Clint Eastwood, Impitoyable, sur la couverture de sa BD. Ici Scott Summers alias Cyclope est remplacé par Clint Eastwood alias William Munny.

 

Pitch du film:

Kansas 1880. William Munny (Clint Eastwood) a tiré une croix sur son passé de criminel et de hors-la-loi. Seuls comptent maintenant ses enfants et la ferme qu'il exploite avec peine. Mais, à la demande d'un jeune tueur, la perspective d'une prime pour abattre les auteurs d'un meurtre odieux ramène Munny au cœur de la violence. Et le paisible fermier redevient un tueur impitoyable...

Impitoyable se différencie des westerns traditionnels qui présentent un Ouest épique et poétique. Clint Eastwood, avec son film, préfére en dépeindre toute la pauvreté, le sadisme et la violence. Impitoyable s'impose comme un western naturaliste, où la loi du plus fort prédomine. Eastwood tacle la légende: "Ces tueurs qui sont entré dans la légende étaient en fait des types qui vous tiraient dans le dos, pas face-à-face, au beau milieu de la rue, comme on le voyait jadis dans les westerns".

Le personnage de William Munny a immédiatement séduit Clint par sa complexité. "J'ai été attiré par les contradictions de ce personnage", explique l'acteur-réalisateur. "Munny est un homme qui a triomphé de multiples épreuves. Il a eu la chance de se refaire une vie ; il a deux jeunes enfants, des responsabilités et une dette morale envers sa femme qui l'a poussé à se réformer. Mais les armes sont la seule chose qu'il connaisse : elles sont son destin".

Impitoyable a remporté quatre Oscars en 1993 : celui du Meilleur film pour Clint Eastwood, de la Meilleure mise en scène pour le même Clint Eastwood, du Meilleur second rôle masculin pour Gene Hackman et du Meilleur montage pour Joel Cox. Au total, il était nommé dans neuf catégories, avec celles du Meilleur acteur, du Meilleur scénario, de la Meilleure photographie, du Meilleur son et des Meilleurs décors.

Dans mon Top 5 des meilleurs westerns de tous les temps, Impitoyable occupe la seconde place:

1 - Le bon, la brute et le truand
2 - Impitoyable
3 - Il était une fois dans l'ouest
4 - Mon nom est personne
5 - Dance avec les loups

PS: William Munny était un des surnoms que portait Billy the Kid. Le film peut suggérer que le personnage interprété par Clint Eastwood est un Billy the Kid vieilli qui aurait survécu à la fusillade de Pat Garrett.

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29 Octobre 2012

Eastw∞d

"On a tous un jour ce qu'on mérite".
Impitoyable de Eastwood)

Impitoyable de Clint Eastwood.
Impitoyable d'Eastwood (1992).

Impitoyable selon Jean Giraud.
Ex-libris Blueberry de Giraud (2008).

Sur un Ex-libris associé à l'univers de Blueberry présenté lors de "L'exposition Gir-Mœbius: Fou et Cavalier" du 19 et 20 juin 2008 à l'Espace Cortambert de Paris, Jean Giraud pastiche une photographie du tournage du film Impitoyable de et avec Clint Eastwood. Pour l'occasion, Mike Steve Donovan alias Blueberry revêt les frusques et le chapeau du Grand Clint alias William Munny du Missouri, ex tueur de femmes et d'enfants.

 

Pour avoir plus d'information de cette œuvre monumentale du cinéma et en voir d'autres adaptations va traîner tes guêtres »ici« et »là« où j'ai déjà traité le sujet. ;-)

Jean Giraud à propos de cette exposition:

"L'idée était de mêler mes travaux signés Mœbius à ceux signés Jean Giraud, afin n de présenter une sorte de bilan de ma carrière commencée à 18 ans, c'est-à-dire il y a 50 ans !".

"Quel genre d'artistes sommes-nous, nous autres auteurs de bandes dessinées ? Notre travail est généralement le fruit d'une commande, il répond à des impératifs éditoriaux ou scénaristiques. Les portraits que j'ai peints pour l'exposition Fou et Cavalier s'apparentent à des illustrations plutôt qu'à des tableaux. Mes toiles peuvent s'imposer par leur qualité plastique, mais aussi par leur pouvoir émotionnel. Car les acquéreurs les achètent aussi pour les personnages représentés, qu'ils aimaient dans leur enfance".

William Munny: "J'ai tué des femmes, des enfants, j'ai tué à peu près tout ce qui marche ou rampe à un moment ou un autre, et je suis là pour te tuer Little Bill... pour ce que tu as fait à Ned !".

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4 Décembre 2011

Impressionnant, Impérial, Imposant, Imparable... Impitoyable !

"La beauté du cinéma, c'est de pouvoir tenter quelque chose de différent".

Impitoyable de Clint Eastwood.
Impitoyable d'Eastwood (1992).

Impitoyable selon Simon Léturgie.
Spoon et White - Tome 6 des Léturgie et Yann (Quatrième de couverture).

Dans Spoon & White - Tome 6 - "XXL" (Léturgie Père et fils, et Yann, Vents d'Ouest) Simon Léturgie (le fils) parodie un plan du film de et avec Clint Eastwood Impitoyable sur le quatrième de couverture de sa BD. A gauche, c'est Clint Eastwood alias William Munny, le tueur de sang froid, et à droite Anna Thomson alias Delilah Fitzgerald, la putain tailladée et défigurée.

 

Pour avoir plus d'informations sur ce formidable western et en voir une autre parodie, tu peux aller faire un tour »ici« où j'ai déjà traité lé sujet. ;-)

David Webb Peoples, le scénariste d'Impitoyable, est également le scénariste de plusieurs films de science-fiction dont les plus célèbres sont Blade runner et L'armée des 12 singes... du lourd quoi !! Peoples obtient d'ailleurs l'Oscar du Meilleur scénario orignal pour ce western.

Clint Eastwood connaissait le scénario depuis de nombreuses années déjà. Il prend une option sur celui-ci deux jours seulement après que celle de Francis Ford Coppola n'expire. Il a ensuite attendu quelques années, jusqu'à ses 62 printemps, pour avoir l'âge du personnage, un héros vieillissant et désabusé. "Ça m'a paru le sujet idéal pour réaliser ce que j'appellerai le -dernier des westerns-. C'est un film qui résume au fond ce que le genre représente pour moi.". Et ce -dernier western-, le grand Clint le dédicace à ces deux mentors Sergio Leone et Don Siegel: les crédits s'achèvent par "Dedicated to Sergio and Don". La grande classe quoi !!

Clint Eastwood: "Un film peut coûter 30 millions de dollars ?!... Avec autant d'argent j'aurais de quoi envahir un pays !".

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16 Juin 2012

L'homme sans nom devient l'étranger

"J'ai enterré mes réalisateurs".
Les pierres tombales du cimetière dans le film portent les noms des cinéastes Sergio Leone, Don Siegel et Brian G. Hutton.

L'homme des hautes plaines de Clint Eastwood.
L'homme des hautes plaines d'Eastwood (1973).

L'homme des hautes plaines selon Simon Léturgie.
Spoon et White - Tome 7 des Léturgie et Isard (Quatrième de couverture).

Dans Spoon & White - Tome 7 - "Manhattan Kaputt" (Léturgie Père et fils, et Isard, Vents d'Ouest) Simon Léturgie (le fils) parodie un plan du film de et avec Clint Eastwood L'homme des hautes plaines sur le quatrième de couverture de sa BD. A gauche, c'est Clint Eastwood alias l'Etranger et à droite Billy Curtis alias Mordecai.

 

Pitch du film:

Un étranger (Clint Eastwood), tout de noir vêtu, arrive dans une petite ville frontalière du sud-ouest américain. Trois jeunes cowboys le provoquent. Il les abat tous les trois. Les habitants lui demandent alors de les sauver de l'attaque de trois bandits qui ont juré la destruction de la communauté. Il accepte mais à des conditions qui vont bouleverser le conformisme de la bourgade...

Premier western de Clint Eastwood en tant que réalisateur, L'Homme des hautes plaines mélange les genres. L'arrivée de son personnage dans la ville de Lago évoque les westerns de Sergio Leone avec qui il a tourné de 1964 à 1966 les trois films légendaires qui composent la fameuse Trilogie des dollars qui l'a révélé au public. Eastwood y perpétue la magie cinéphilique associée à son personnage d'-Homme sans nom- en prenant ainsi le nom d'-Etranger-.

Le film rassemble déjà tous les thèmes développés ultérieurement par le cinéaste, notamment celui de la vengeance, qui sera au cœur de Josey Wales hors la loi et d'Impitoyable. De même, son personnage de l'Etranger préfigure celui du pasteur de Pale Rider. Ne pouvant pardonner la médiocrité et la veulerie des habitants de Lago, l'Etranger les force à repeindre leur ville en rouge et nomme leur souffre-douleur habituel, un nain, comme maire et shérif, autant d'images fortes qui confèrent au film une dimension à la fois crépusculaire et fantastique.

/!\ Spoiler: Frère du shérif Duncan, venu pour punir ses assassins ou ange exterminateur prêt à faire régner la justice? Clint Eastwood a préféré laisser le mystère entier. Contrairement à la version originale, où le personnage de l'Etranger désigne la tombe du shérif comme la sienne, la version française laisse plutôt croire que l'Etranger serait le propre frère du shérif Duncan.

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13 Octobre 2007

Mon idole

"La vérité comme l'art est dans l'œil du spectateur".

Caricature de Clint Eastwood (William Vance).

Dans XIII - Tome 13 - "The XIII mystery, L'enquête" (Vance et Van Hamme, Dargaud) William Vance caricature Clint Eastwood et lui donne le rôle de Edwin Rauschenberg, président de la chaîne CBN, et le numéro XVIII des 20 chefs de la conjuration.
(L'image est tirée de la page 23, case 8).

 

Clint Eastwood (1930) est un acteur et un réalisateur américain. C'est pendant la grande dépression économique américaine qu'il vient au monde. D'un milieu très modeste, son père, à la recherche d'un emploi de comptable, oblige sa famille à parcourir le pays. Le jeune Clint quitte rapidement la maison et multiplie les jobs pour vivre. Inscrit à l'Université de Seattle pour étudier la musique, il est mobilisé pour la Guerre de Corée. Chanceux, il reste à la base, à donner des cours de natation, et fera la rencontre de Maggie Johnson, qu'il épouse en 1953.

Il décide alors de se lancer dans le cinéma et fait sa première apparition en 1955 dans La Revanche de la créature puis enchaîne les petits rôles dans cinq films où personne ne le remarque véritablement. Il commence son ascension grâce à un rôle de cow-boy dans un feuilleton, Rawhide diffusé sur CBS. Entre 1956 et 1958, il apparaît successivement dans Ne dites jamais adieu, La Corde est prête, Escapade au Japon, et C'est la guerre. Mais, il devient véritablement populaire grâce à Sergio Leone et sa trilogie des dollars: Pour une poignée de dollars, Et pour quelques dollars de plus, et le monumental Le Bon, la brute et le truand. Mais Hollywood ne croit toujours pas en lui. Eastwood, pour s'imposer, crée sa propre maison de production, Malpaso, et devient ainsi plus indépendant.

Il tourne avec Vittorio De Sica un film à sketch Les Sorcières puis Pendez-les haut et court. En 1969, il est enfin reconnu avec Quand les aigles attaquent, excellent film mêlant guerre, espionnage, thriller, et action. Eastwood profite de cette notoriété naissance pour réaliser en 1971 Un frisson dans la nuit. Puis il est remarqué par Don Siegel, naît alors une belle amitié et une longue collaboration entre les deux hommes: cinq films dont Les Proies, Un sheriff a New York ou L'évade d'Alcatraz. Leur association donne aussi naissance au très célèbre et controversé Dirty Harry (1971), en français L'inspecteur Harry. Son rôle de flic violent ne lui attire pas que des sympathies. Il est accusé de fascisme, de machisme... Conséquence : ses rôles ou ses films suivants sont méprisés par une grande partie de la critique, qui réserve un mauvais accueil à sa comédie dramatique Breezy. Le film est un échec au box-office, qui affecte Clint. L'acteur attend quinze ans, et Bird, avant de réaliser un autre film dont il n'est pas l'acteur principal. Mais tout ça n'empêche pas l'inspecteur Harry Callahan de raccrocher son flingue: Magnum Force, L'Inspecteur ne renonce jamais, Le Retour de l'inspecteur Harry, et La Dernière cible mais sans Siegel derrière la caméra.

Il n'oublie pas pour autant le grand ouest et réalise plusieurs excellents westerns dont le rôle principal lui est toujours taillé sur mesures: L'homme des hautes plaines en 1972, Josey Wales hors la loi en 1976, et Pale Rider qui lui est projeté à Canne en 1985.

Sans pour autant renier les films d'action, il tient à explorer d'autres horizons, et il réalise Honkytonk man en 1982 qui marque un tournant dans sa carrière, s'en suit Bird qui retrace la vie Charlie Parker, et montre la passion du réalisateur pour sa première vocation la musique le jazz.

En 1992, c'est la consécration avec l'excellent Impitoyable, un western crépusculaire qui remporte quatre Oscars dont ceux du Meilleur film et du Meilleur réalisateur. c'est pour moi, sa plus belle création. Ensuite, à 65 ans, avec Sur la route de Madison, Eastwood joue et réalise son premier rôle et film romantique. Les critiques applaudissent et le public suit, et pour cause: c'est très juste, émouvant, tout en retenu sans tomber dans le mélo. Il enchaîne avec Minuit dans le jardin du bien et du mal dans lequel il fait jouer sa fille Alison Eastwood, puis retrouve les casquettes de réalisateur et d'acteur dans: Jugé coupable, Space Cowboys et Créance de sang: pas ses meilleurs mais sa reste du bon cinéma.

En 2003, Clint Eastwood signe le drame Mystic river, porté par Sean Penn, Tim Robbins et Kevin Bacon, et gagne sa quatrième invitation pour le Festival de Cannes après Pale Rider en 1985, Bird en 1988 et Chasseur blanc, cœur noir en 1990. Deux ans plus tard, avec encore un drame Million dollar baby, le cinéaste obtient une nouvelle consécration en remportant, douze ans après Impitoyable, l'Oscar du Meilleur film et du Meilleur réalisateur, ses comédiens Hilary Swank et Morgan Freeman repartant avec les statuettes de La Meilleure actrice et du Meilleur second rôle masculin. Eastwood décide alors de relever un nouveau défi en réalisant un dyptique sur la bataille d'Iwo Jima prenant place lors de la Seconde Guerre Mondiale. Pour la première fois, avec Mémoires de nos pères et Lettres d'Iwo Jima, un cinéaste fait le choix de montrer les points de vue des deux camps : américains et japonais, en leur consacrant un film chacun.

C'est article est déjà bien trop long, mais je ne peux pas m'empêcher d'énumérer quelques films que je n'ai pas encore cités de sa très belle filmographie: De l'or pour les braves, Le canardeur, Firefox, l'arme absolue, La Corde raide, Le maître de guerre, Dans la ligne de mire, Un monde parfait ... etc. c'est peine perdue, il y en a trop.

Sans aucun genre de prédilection dans son impressionnante filmographie, il enchaîne westerns, policiers, comédies dramatiques... Figure désormais légendaire du cinéma, Clint Eastwood est reconnu de tous, aussi bien pour ses talents d'acteur (à la gueule charismatique et la stature impressionnante) et de réalisateur (rapide et efficace, ce qui est dans la boite est à l'écran) que de producteur, et même de compositeur (Oui, oui, -compositeur-, par exemple les mélodies de Impitoyable, Sur la route de Madison, Mystic river, Million dollar baby ... c'était lui !). La grande classe, le grand Clint est une légende vivante. Et ce qu'il ya de bien avec les légende vivante, c'est que leur histoire n'est pas finie, prochainement: The human factor et The changeling.

PS: Outre les Oscars qu'il a remportés, Clint Eastwood reçoit en 1998 un César d'honneur et en 2000 un Lion d'or, pour l'ensemble de sa carrière. Million dollar baby est également le César 2006 du Meilleur film étranger.

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19 Juin 2007

L'homme libre

Le casting Hollywoodien de Bec continue...

Caricature de Morgan Freeman (Christophe Bec).

Dans Sanctuaire (Bec et Dorison, Les Humanoïdes Associés), Christophe Bec caricature Morgan Freeman et lui donne le rôle de Stillwood, un militaire américain appartenant à l'effectif de l'USS Nebraska.
(L'image est tirée du Tome 2, planche 18, case 6).

 

Morgan Freeman (1937) est acteur, réalisateur et producteur américain. Après avoir passé une enfance et une adolescence chez ses grands-parents dans l'état du Mississipi et être diplômé du lycée de Greenwood, il rejoint à 18 ans l'Air Force. Une fois ses obligations militaires accomplies, il s'installe en Californie pour étudier la danse et l'art dramatique au Los Angeles City College. Mais c'est à Broadway qu'il fait ses premiers pas sur scène et qu'il fait preuve de talent, comme dans Hello Dolly en 1968.

Tout en continuant à se produire sur les planches, il enchaîne les rôles à la télévision et au cinéma. On le voit dans les années 1970 dans The Electric Company, puis de 1982 à 1984, dans la série Another world et dans plusieurs téléfilms. Au cinéma, il joue pour la première fois dans Le prêteur sur gages de Sidney Lumet, puis aux côtés de Christopher Reeve dans La Rue en 1987, où sa prestation est déjà saluée. La comédie de Bruce Beresford, Miss Daisy et son chauffeur, lui donne l'occasion de se démarquer. Il obtient pour son rôle du chauffeur Hoke, un Golden Globe, un Ours d'argent, et une nomination aux Oscars. Dès lors, il enchaîne les succès commerciaux comme Glory de Edward Zwick, Robin des Bois, prince des voleurs de Kevin Reynolds ou encore le sublimissime Impitoyable de et avec Clint Eastwood.

On lui confie souvent des personnages qui s'illustre par leur sagesse et leur détermination : il est le prisonnier modèle dans Les Evadés en 1995, le détective lucide et expérimenté face à Brad Pitt dans Seven en 1996, le Président des Etats-Unis dans Deep impact en 1997, le tenace inspecteur interrogeant Gene Hackman dans Suspicion en 2000, le supérieur hiérarchique de l'analyste de la CIA Jack Ryan dans La Somme de toutes les peurs en 2002 avec Ben Affleck ou encore le pianiste aveugle prenant sous son aile Jet Li dans Danny the dog en 2004.

Dans ses choix de film, il fait souvent preuve d'engagement politique. Prenant fait et cause pour la population noire-américaine, il incarne un abolitionniste dans Amistad de Steven Speilberg en 1997, et dénonce les horreurs de l'apartheid en réalisant Bopha ! en 1993. Parallèlement à cela, il varie les rôles et son jeu en apparaissant là où on ne l'attend pas : truand sauvage dans Nurse Betty en 2000, il est un colonel aux ambitions troubles dans Dreamcatcher, l'attrape-rêves en 2003, voire Dieu dans la comédie Bruce tout puissant.

A 68 ans, il obtient enfin la reconnaissance de la profession en remportant l'Oscar du Meilleur second rôle masculin pour sa prestation d'ancien boxeur borgne dans Million dollar baby en 2005 de son fidèle et ami Clint Eastwood.

PS: Prochainement il sera à l'affiche de Wanted adapté du comics book futuriste de Mark Millar. Dans le film, il sera accompagné de Angelina Jolie et James McAvoy, et derrière la caméra, on retrouvera Timur Bermambetov qui dernièrement a réalisé Nightwatch.

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18 Janvier 2011

Little Bill

"Innocent ?! Innocent de quoi ?"
(©Little Bill Daguett dans Impitoyable)

Caricature de Gene Hackman (Salvador Larroca).

Dans le comics book NéoUniversel #1 - "Mystère" (Larroca et Ellis, Marvel) Salvador Larroca caricature Gene Hackman et lui donne le rôle du Dr Jim Braddock, un archéologue.
(L'image est tirée du chapitre 1, planche 19, case 2).

 

Gene Hackman (1930) est un acteur américain. Quittant le collège et le giron familial à l'âge de 16 ans, car persuadé que l'expérience s'acquiert dans la rue et les livres, il s'engage chez les Marines. Mais l'armée ne le satisfait pas, et après avoir occupé différents petits boulots, il entre à l'Université de l'Illinois pour étudier le journalisme et la production télévisuelle, puis intègre la School of Radio Technique de New York. C'est seulement à l'âge de 30 ans qu'il se décide à devenir acteur  il s'inscrit pour cela à la Pasadena Playhouse afin d'y apprendre le métier.

De retour à New York en 1964, Gene joue à Broadway dans la pièce Any Wednesday. Une performance qui lui ouvre des portes puisque la même année, il apparait au cinéma dans Lilith, aux côtés de Warren Beatty. Trois ans plus tard, il obtient son premier grand rôle dans le Bonnie and Clyde d'Arthur Penn. En 1971, nouveau tournant dans la carrière de Hackman avec son rôle du détective Doyle dans le French Connection de William Friedkin. Une prestation qui lui vaut de remporter l'Oscar du Meilleur Acteur un an plus tard.

En 1972, il est à l'affiche de L'aventure du Poséidon de Ronald Neame puis tient la vedette de L'épouvantail de Jerry Schatzberg, et Conversation secrète de Francis Ford Coppola. En 1975, Gene Hackman reprend son rôle du détective Doyle dans French Connection 2, cette fois-ci réalisé par John Frankenheimer. La même année, il joue sous la direction de son complice Arthur Penn dans La fugue avant de s'illustrer dans La théorie des dominos de Stanley Kramer en 1978.

Gene est toujours aussi actif et se retrouve au générique de Superman I, réalisé par Richard Donner. Après avoir repris son rôle deux ans plus tard dans Superman II et avoir joué dans Under Fire, il retrouve une nouvelle fois Arthur Penn en 1985 pour le film Target puis hérite d'un impressionnant rôle dans Mississippi burning d'Alan Parker, où il est nommé à l'Oscar du Meilleur Acteur.

A l'orée des années 90, la carrière de Gene Hackman ne prend pas une ride et l'acteur continue inlassablement à s'illustrer dans des productions de qualité. Il est à l'affiche de deux films réalisés par Clint Eastwood: Impitoyable et Les pleins pouvoirs. On le voit également au sommet des génériques de La firme, USS Alabama et Get Shorty. En 1998, il reprend dans Ennemi d'état un rôle quasi-similaire à celui qu'il tenait dans Conversation secrète. En 2000, il est à l'affiche de Suspicion, un remake du Garde à vue de Claude Miller. Et en 2001, Gene Hackman se produit dans pas moins de quatre films : Beautés empoisonnées, Braquages, La famille Tenenbaums et En territoire ennemi.

Si sa carrière ralentit quelque peu dans les années 2000, Gene Hackman reste l'une des figures les plus marquantes du cinéma hollywoodien.

PS: Les deux films de Jerry Schatzberg et de Francis Ford Coppola, dans lesquels Gene Hackman a joué, ont tous deux reçu la Palme d'Or du Festival de Cannes en 1973 et 1974.

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20 Mai 2016

Dirty Cassy

Euphémisme: "Je n'ai pas trop mal réussi comme acteur et comme réalisateur". ^^

Caricature de Clint Eastwood (Glenn Fabry).

Dans le comics book Preacher #17 "Le messie" (Dillon et Ennis, Vertigo), l'illustrateur de la couv', Glenn Fabry croque (inconsciemment* ??) Clint Eastwood et lui fait jouer le rôle du vampire, Proinsias Cassidy, le temps d'une couverture.

(*): Le visage de Cassidy est assez changeant sur les excellentes couvertures de Fabry, et sur quelques-unes d'entre elles, il a vraiment des faux airs du grand Clint un peu rachitique. Et tout particulièrement sur celle-ci du numéro 17, mais pourtant d'après Glenn Fabry qui commente cette couverture: "[...]. Au final, Cassidy ressemble presque à Clint Eastwood. [...].", ce qui laisse entendre que ce n'est pas volontaire... d'où mon "insciemment" ! Oo

 

Pour avoir plus d'informations sur la bio/filmographie de cette légende vivante du cinéma et en voir d'autres caricatures, va faire un tour »ici« et »là« où j'ai déjà traité le sujet. ;-)

Clint Eastwood: "Je ne suis pas très doué, mais je cherche constamment à m'améliorer".

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1 Février 2013

Misty

"Il faut peu de caméras, sinon cela prouve que l'on n'est pas metteur en scène puisqu'on ne sait pas où la poser".

Un frisson dans la nuit de Clint Eastwood.
Un frisson dans la nuit de Eastwood (1972).

Un frisson dans la nuit selon Simon Léturgie.
Spoon & White - Tome 8 des Léturgie (Quatrième de couverture).

ans Spoon & White - Tome 8 - "Neverland" (Léturgie Père et fils, Vents d'Ouest) Simon Léturgie (le fils) parodie un plan du film de et avec Clint Eastwood Un frisson dans la nuit sur le quatrième de couverture de sa BD.

 

Pitch du film:

Dave Garver (Clint Eastwood) est disc jockey dans la station de radio KRML de Monterey, en Californie. Un soir, après son émission, il fait la rencontre d'Evelyn (Jessica Walter), une de ses ferventes admiratrices. Celle-ci l'appelle à chaque fois pour lui demander de passer la même chanson, Misty de Erroll Garner. Ils sympathisent et passent la nuit ensemble. Très vite pourtant, Dave va se rendre compte de la folie d'Evelyn, qui se montre très possessive et violente, notamment envers l'ancienne compagne de Dave (Donna Mills) que ce dernier cherche à reconquérir.

Ce film marque les débuts de Clint Eastwood derrière la caméra. D'ailleurs pour faire ses preuves, il n'a été payé qu'en tant qu'acteur, sa fonction de réalisateur n'a pas été rétribuée. En raison d'un budget réduit, Clint décide de filmer à Monterey et Carmel et non en studio. Le tournage s'achève avec deux jours et demi d'avance sur le plan initial. Les recettes du film rapportent cinq fois le coût de production, et Eastwood peut poursuivre sereinement sa carrière de metteur en scène.

PS: Pour le rôle de Murphy, Clint Eastwood a fait appel au cinéaste Don Siegel, qui l'a notamment dirigé dans Un shérif à New York, L'Inspecteur Harry, ou encore Les proies.

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30 Octobre 2010

Dirty Clint

"Hin hin ! Je sais ce que tu penses : «C'est six fois qu'il a tiré ou c'est cinq seulement ?». Si tu veux savoir, dans tout ce bordel j'ai pas très bien compté non plus. Mais c'est un 44 Magnum, le plus puissant soufflant qu'il y ait au monde, un calibre à vous arracher toute la cervelle. Tu dois te poser qu'une question : «Est-ce que je tente ma chance ?» Vas-y, tu la tentes ou pas ?".
(©Harry Callahan)

L'inspecteur Harry de Don Siegel.
L'inspecteur Harry de Siegel (1972).

L'inspecteur Harry selon Simon Léturgie.
Spoon et White - Tome 1 des Léturgie (Quatrième de couverture).

Dans Spoon & White - Tome 1 - "Requiem pour Dingo" (Léturgie Père et fils, et Yann, Vents d'Ouest) Simon Léturgie (le fils) parodie un plan du film de Don Siegel L'inspecteur Harry sur le quatrième de couverture de sa BD.

Sur le quatrième de couverture de chacun des albums de la série (sauf le tome 5), les auteurs pastichent des films cultes de Clint Eastwood (en même temps, ils sont tous cultes !). Affaire à suivre... ;-)

 

Pitch du film:

Si la police de San Francisco ne remet pas immédiatement 200000 dollars au Scorpion (Andrew Robinson) qui vient de commettre un crime, il recommencera au rythme d'un assassinat par jour. L'inspecteur Harry Callahan (Clint Eastwood), connu pour ses méthodes brutales, dangereuses, frôlant l'illégalité, mais en général efficaces, est sur ses talons.

Basé sur des faits réels, l'intrigue utilise un fait divers de la fin des années soixante: l'affaire non résolue du Zodiac killer, dans laquelle un tueur embusqué tire sur des habitants de San Francisco.

L'Inspecteur Harry initie une saga qui comprend quatre autres épisodes, tous interprétés par Clint Eastwood: Magnum force en 1973 de Ted Post, L'Inspecteur ne renonce jamais en 1977 de James Fargo, Le retour de l'inspecteur Harry en 1983 de Clint Eastwood, et La dernière cible en 1988 de Buddy van Horn.

PS: La scène finale dans laquelle l'inspecteur Harry jette son insigne dans la rivière s'inspire d'une séquence similaire du Train sifflera trois fois.

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