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29 Mai 2007

William heurte...

Ben il n'a qu'à faire attention ! ^^

Caricature de William Hurt (Christophe Bec).

Dans la série Sanctuaire (Bec et Dorison, Les Humanoïdes Associés) Christophe Bec caricature William Hurt et lui donne le rôle du docteur North, embarqué à bord du sous marin militaire l'USS Nebraska.
(L'image est tirée du tome 2, planche 23, case 3).

 

William Hurt (1950) est un acteur américain. Beau-fils de Henry Luce III, fondateur du groupe de presse Time-Life, il étudie la théologie à Londres et à Boston. Formé à l'art dramatique à l'Université de Tufts, il obtient son diplôme en 1972. Il se perfectionne à l'Académie Juilliard de New York et joue dans des pièces à Broadway où il interprète Hamlet et Le songe d'une nuit d'été de William Shakespeare.

En 1980, il débute sa carrière au cinéma dans Au-delà du réel de Ken Russell. Très vite au début des années quatre vingt, il se plonge dans des oeuvres contemporaines au scénario alambiqué comme L'Oeil du témoin de Peter Yates, La Fièvre au corps de Lawrence Kasdan ou encore Gorky Park de Michael Apted.

Fidèle à Lawrence Kasdan, pour qui il tourne Les Copains d'abord et The Accidental tourist, Hurt passe au drame avec Les Enfants du silence en 1986, où il joue l'éducateur d'enfants sourds et muets. Sa prestation dans Le Baiser de la femme-araignée lui vaut l'Oscar du Meilleur acteur ainsi que le Prix d'interprétation masculine du Festival de Cannes 1985. William Hurt se retrouve également devant la caméra de Woody Allen pour Alice.

Les années quatre vingt dix le voient se tourner vers un cinéma plus -cérébral- comme Jusqu'au bout du monde de Wim Wenders avec Jeanne Moreau, La peste de Luis Puenzo avec sa future épouse Sandrine Bonnaire, Smoke de Wayne Wang, Jane Eyre de Franco Zeffirelli avec Charlotte Gainsbourg, et Un divan à New York de Chantal Akerman avec Juliette Binoche.

Parallèlement à cette même période, William s'essaie à la science-fiction en s'illustrant dans excellent Dark City d'Alex Proyas, le très bof Perdus dans l'espace de Stephen Hopkins avec Matt LeBlanc et l'intéressant A.I. Intelligence artificielle de Steven Spielberg.

Dès lors, l'alternance entre cinéma commercial et oeuvres plus intimistes se poursuit : Le Village de M. Night Shyamalan et A history of violence de David Cronenberg dans la première catégorie, Au plus près du paradis de Tonie Marshall, aux côtés de Catherine Deneuve, et The King , dans la seconde.

Elégant, romantique, William Hurt se plaît à jouer dans de nombreux registres de la comédie au drame, en passant par la science-fiction. En Juillet, il sera à l'affiche de Raisons d'état de et avec Robert DeNiro, aux côtés de Matt Damon, Joe Pesci et Angelina Jolie.

PS: Moreau, Bonnaire, Gainsbourg, Binoche, Deneuve... et bien, il aime les actrices françaises.

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26 Avril 2013

Вильгельм Генрихович Фишер

Quand la réalité dépasse de loin, la fiction...

Caricature de William Fischer (Philippe Berthet).

Dans le second cycle de la série Pin-Up (Berthet et Yann, Dargaud) Philippe Berthet croque William Fischer et lui fait jouer son propre rôle d'espion russe infiltré aux Etats-Unis. Dans la BD, les auteurs le nomme Rudolf Abel qui est dans la réalité une fausse identité usurpée à un des ces collègues mort, mais Berthet et Yann n'en font pas mention car ça compliquerait trop l'intrigue.
(L'image est tirée du Tome 6, planche 40, case 7).

Dans cette fiction et dans la réalité William Fischer alias Rudolf Abel sert de monnaie d'échange aux Etats-Unis pour libérer le pilote américain Gary Powers alias le mari de Dottie. Echange qui clôture le second cycle de cette excellente série.

 

William Guenrikhowitsch Fischer (1903-1971) a été le chef d'un réseau clandestin d'espions soviétiques aux États-Unis sous les noms de code Frank puis Marc, ainsi que sous les identités usurpées d'Andrew Kayotis, de Martin Collins et d'Emil Robert Goldfus. Lors de son arrestation par le FBI et de son procès aux Etats-Unis en 1957, Fischer a usurpé l'identité d'un autre collègue du KGB, le lieutenant-colonel Rudolf Ivanowitsch Abel mort en 1955, la gardant pour le restant de sa vie.

En effet, trahi par son opérateur radio Hayhanen, Fischer est arrêté en 1957 par le FBI. Durant son interrogatoire, après avoir essayé diverse tactique pour se disculper et échapper à la chaise électrique, il admet finalement être un ressortissant soviétique mais donne l'identité usurpée d'un autre collègue tchékiste, le lieutenant-colonel à la retraite Rudolf Abel, mort à Moscou en 1955. Les preuves contre Fischer/Abel ne sont pas directes et irréfutables. Certes, Hayhanen l'a dénoncé, mais la personnalité de ce témoin est trouble. Certes, le FBI a trouvé du matériel d'espionnage dans son studio, mais ne l'a jamais pris en flagrant délit d'espionnage, ni arrêté ses contacts, ni trouvé ses sources secrètes. Finalement, Fischer/Abel est condamné à 30 ans de prison et échappe à la peine de mort.

Le 10 février 1962 Fischer/Abel est échangé sur le pont de Glienicke, à la frontière entre Potsdam et Berlin-Ouest, contre un agent de la CIA, le capitaine Francis Gary Powers, pilote américain abattu au-dessus du territoire de l'URSS en 1960. Cet échange a fait connaître dans le monde entier l'identité de Rudolf Abel usurpée par le colonel du KGB William Fischer qui, de son côté, est resté dans l'anonymat total pendant des décennies encore.

Après un très court séjour en RDA, William Fischer est parti en URSS pour y passer le reste de sa vie. L'ironie du sort a voulu que jusqu'à la fin de sa vie, William Fischer soit connu uniquement sous le nom usurpé de Rudolf Abel. En 1990 un timbre soviétique commémoratif est émis où le portrait de Fischer figure encore sous le nom de Rudolf Abel. Même actuellement il est toujours classé par le SVR sous cette fausse identité. La gloire, même amère, n'a jamais vraiment rattrapé William Fischer et est allée pour toujours à Rudolf Abel. Même sur la tombe de William Fischer au cimetière du monastère Donskoï à Moscou est inscrit également le nom usurpé de Rudolf Abel, faisant croire que les deux sont enterrés ensemble.

PS: On dit que les agents du contre-espionnage du KGB se relevaient pendant les derniers mois près du lit de Fischer mourant du cancer dans l'espoir d'entendre une confession éventuelle de son recrutement comme agent double par le FBI entre 1957 et 1962. Sa fille Evelyn a rapporté que les derniers mots du colonel du KGB William Fischer étaient en anglais: "N'oublie pas que nous sommes des Allemands avant tout…", l'Allemagne étant le pays d'origine du vrai Abel.

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30 Mars 2013

Morts sur Gotham

"Seigneur, accordez-moi la grâce de toujours désirer plus que je ne peux accomplir".

La pietà de Michel-Ange.
La Pietà de Michel-Ange exposée à la Basilique Saint-Pierre du Vatican à Rome.

La pietà selon Jim Aparo.
Batman: A death in the family de Aparo et Starlin (Couverture).

Dans le comic de , Batman: A death in the family (Aparo et Starlin, DC Comics), Jim Aparo pastiche La Pietà de Michel-Ange sur la couverture de sa BD. Ici la sainte Vierge Marie est remplacée par la Batman et Jésus Christ par Robin.

DC réitère en 2008, mais c'est Freddie E. Williams II qui s'y colle, et cette fois les rôles sont inversés:

La pietà selon Freddie E. Williams II.
Robin #175 - "Death of a family" de Bennett et Nicieza (Couverture de Williams II).

 

Pour avoir plus d'information sur ce célèbre marbre et en voir d'autres adaptations, va faire un tour »ici« et »là« où j'ai déjà traité le sujet. ;-)

Michel-Ange: "J'ai vu un ange dans le marbre et j'ai seulement ciselé jusqu'à l'en libérer".

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18 Novembre 2014

Je vous salis, ma rue ...

... Et je m'en excuse. (©Jacques Prévert).

La Pietà de Michel-Ange.
La Pietà de Michel-Ange exposé à la Basilique Saint-Pierre du Vatican à Rome.

La Pietà selon Jim Lee.
Superman #210 de Lee et Azzarello (Couverture).

Dans le comics book Superman #210 - "For tomorrow - Part 7" (Lee et Azzarello, DC Comics) Jim Lee parodie La Pietà de Michel-Ange. Ici, la vierge Marie est remplacée Diana Prince alias Wonder Woman, et Jésus Christ par Kal-El / Clark Joseph Kent alias Superman.

 

Pour avoir plus de détails sur ce célèbre marbre et en voir d'autres pastiches, c'est par ici que ça se passe: 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10 - 11 - 12. ;-)

***

Le célèbre photographe français Gérard Rancinan a lui aussi revisité La Pietà à sa sauce:

La Pietà selon Gérard Rancinan.
Les sœurs Williams par Rancinan.

Ici, Marie et Jésus sont remplacés par les sœurs tennis-women, Venus et Serena Williams.

PS: La galerie photo officielle de Gérard Rancinan.

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15 Février 2015

Tante Sam

Aristote: "Le sacrifice de soi est la condition de la vertu".

I want you for U.S. Army de James Montgomery Flagg.
I want you for U.S. Army de Flagg pour la couverture du journal Frank Leslie's Illustrated Weekly (1916).

I want you for U.S. Army selon Dan Panosian.
The Movement #5 de Williams II et Simone (Couverture de Panosian).

Dans le comics book The Movement #5 - "The Graveyard faction 1: An alliance of Sinew" (Williams II et Simone, DC Comics) l'illustrateur de la couv' Dan Panosian parodie l'affiche I want you for U.S. Army de James Montgomery Flagg, sur la couverture de sa BD. Ici, l'oncle Sam est remplacé par Holly alias Virtue.

 

Pour avoir plus d'informations sur cette illustration de Flagg et en voir d'autres pastiches, c'est par ici que ça se passe: 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10 - 11. ;-)

Ralph Waldo Emerson: "La vertu humaine a besoin de champions et de martyrs".

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15 Novembre 2015

... à Montaigu la digue l'édit... de Nantes... ♫

Cardinal de Richelieu: "L'autorité contraint à l'obéissance, mais la raison y persuade".

Le Cardinal de Richelieu au siège de La Rochelle de Henri-Paul Motte.
Le Cardinal de Richelieu au siège de La Rochelle de Motte exposé au musée d'Orbigny Bernon de La Rochelle (1881).

Le Cardinal de Richelieu au siège de La Rochelle selon Nicolas Juncker.
D'Artagnan - Journal d'un cadet de Juncker (Page 170, case 1).

Dans D'Artagnan - Journal d'un cadet (Juncker, Milan) Nicolas Juncker parodie a toile de Henri-Paul Motte, Le Cardinal de Richelieu au siège de La Rochelle, sur une planche de BD. Ici, Richelieu est remplacé par D'Artagnan, et les moines par les trois mousquetaires.

 

Henri-Paule Motte peint Le Cardinal de Richelieu au siège de La Rochelle en 1881. On y voit Richelieu, trois moines, et un soldat inspecté la digue du siège de La Rochelle.

Le siège de La Rochelle s'intègre dans la lutte menée par Louis XIII et Richelieu contre les protestants, dans le désir de les soumettre à l'autorité royale et de les empêcher de constituer un "Etat dans l'Etat". Cette politique conduit à une véritable guerre en 1627 et à l'investissement de La Rochelle. Le port constitue l'une des places de sûreté accordées par l'Edit de Nantes et permet au parti protestant de communiquer avec les Anglais.

Richelieu, avec le titre de lieutenant général des armées, assiste en personne aux opérations. Une tranchée de 12 kilomètres ceinture la ville. Pour empêcher les assiégés d'être ravitaillés par la flotte britannique, qui a opéré des débarquements dans l'île de Ré, le cardinal fait construire une énorme digue de 1500 mètres de long et de 8 mètres de large hérissée de pièces d'artillerie. Les Anglais, que commande le Duc de Buckingham, essaieront en vain d'incendier les murs.

La résistance de La Rochelle va durer quatorze mois. Elle est animée par le maire, Guiton, qui a fait le serment d'enfoncer un poignard dans le cœur du premier qui parlerait de se rendre. Une effroyable famine décime la population de la ville. Bientôt, on ne compte plus que 5000 survivants squelettiques, à bout de forces, sur 27000 habitants. Les cas de cannibalisme se multiplient. L'assassinat de Buckingham, dans ses quartiers de Portsmouth, contribue au découragement des assiégés. Après l'échec des tentatives de secours britanniques, les rochelais finissent par capituler à l'automne de 1628. Le 27 octobre, six délégués de la ville se présentent devant Richelieu demandant "un traité de paix et non un pardon et une grâce", mais le cardinal reste inflexible et promet juste aux rochelais "la vie, la jouissance de leurs biens et l'exercice libre de leur religion". Les vaincus doivent signer le texte qu'il leur dicte.

Par un édit royal, daté de La Rochelle du 3 novembre 1628, Louis XIII réglait le sort de la ville: l'exercice libre et public du culte catholique, les églises devant être rebâties aux frais des rochelais et restituées à leurs anciens possesseurs avec les cimetières; une croix sera dressée sur la place du château avec une inscription commémorant la reddition; chaque année, le 1er novembre, une procession solennelle aura lieu en action de grâce; le temple principal de la ville sera érigé en cathédrale et siège d'évêque; les rebelles étaient pardonnés.

Alexandre Dumas s'empare de cet épisode de l'Histoire de France pour en faire un des chapitres de son célèbre roman Les trois mousquetaires. Il prend cependant quelques libertés avec la vérité. Il n'hésite pas à déplacer le récit dans le temps et fait ainsi participer d'Artagnan. Or le véritable d'Artagnan, âgé d'une quinzaine d'années en 1627, n'a jamais pris part aux faits.

PS: Aujourd'hui, la tour Richelieu, à l'entrée du chenal d'accès au port des Minimes et du Vieux port, marque l'emplacement de l'ancienne extrémité nord de la célèbre digue de Richelieu dont les restes sont visibles à marée basse.

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19 Décembre 2007

Encore un vieux de la vieille...

... après William S. Hart et Roy Rogers:

Caricature de William Boyd (Morris).

Dans Lucky Luke - Inédit en Album - "Paradise Gulch" (Morris et Goscinny, Histoire parue dans Les Cahiers de la BD numéro 43 et dans Stripchrift), Morris croque William Boyd et lui fait jouer son propre rôle de vieille légende de l'ouest.
(L'image est tirée de la planche 1, case 6).

Outre le clin d'œil à William Boyd, les auteurs rendent hommage au personnage de Hopalong Cassidy. Le célèbre Marshall justicier, gloire du western de série B, héros de la jeunesse fréquentant les cinémas populaires dans les années 30-40, qui ensuite émerveilla la génération suivante mais cette fois-ci à la télévision.

 

William Boyd (1895-1972) était acteur américain. Excellent durant la période du muet où il est l'un des interprètes favoris de l'illustre Cecil B. DeMille. : Old wives of New York, L'échange, Le fruit défendu, Le paradis d'un fou, ... Avec l'avènement du parlant, il produit la plupart de ses westerns qui obtiennent un audimat important auprès des jeunes et moins jeune.

Il faut attendre le milieu des années trente pour le voir évoluer dans le rôle du personnage d'Hopalong Cassidy qui fera sa renommée et sa gloire. Ses westerns sont des succès car souvent accompagnés par l'irrésistible George 'Gaby' Hayes. On le retrouve au côté d'un débutant nommé Robert Mitchum à partir de 1942.

Il travaille beaucoup avec les réalisateurs : Lesley Selander pour Cœur de l'Ouest, Justice du Ranch, Le cavalier de l'Arizona, Bataille rangée, Trois hommes du Texas, Zone mortelle, ... ; et Howard Bretherton pour Colorado, Twilight on the trail, Outlaws of the desert, ...

Contrairement à ce que l'ont peut imaginer, Boyd est aussi très courtisé dans les années cinquante auprès des jeunes cinéastes qui redonnèrent un second souffle à Hopalong Cassidy : Strange gamble de George Archainbaud, Hollywood Bronc Busters de Ralph Staub... Le réalisateur Cecil B. DeMille lui rendra un ultime hommage dans Sous le plus grand chapiteau du monde en 1952.

PS: Les aventures de Hopalong Cassidy sont également parues en bande dessinée à la même période que la série.

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23 Août 2011

William Munny du Missouri, tueur de femmes et d'enfants !

"A l'époque, les femmes étaient traitées comme des citoyens de deuxième classe, et plus encore, j'imagine, les prostituées, sous-classe à l'intérieur de cette classe défavorisée. Dans le film, leur révolte contre la violence dont a été victime l'une d'entre elles, mais aussi contre l'exploitation à laquelle elles sont toutes soumises, est justifiée".

Impitoyable de Clint Eastwood.
Impitoyable d'Eastwood (1992).

Impitoyable de Clint Eastwood.
X Men Noir #2 de Calero et Van Lente (Couverture).

Dans le comics book X Men Noir #2 - "La marque de Caïn" (Calero et Van Lente, Marvel), Dennis Calero pastiche l'affiche du film de Clint Eastwood, Impitoyable, sur la couverture de sa BD. Ici Scott Summers alias Cyclope est remplacé par Clint Eastwood alias William Munny.

 

Pitch du film:

Kansas 1880. William Munny (Clint Eastwood) a tiré une croix sur son passé de criminel et de hors-la-loi. Seuls comptent maintenant ses enfants et la ferme qu'il exploite avec peine. Mais, à la demande d'un jeune tueur, la perspective d'une prime pour abattre les auteurs d'un meurtre odieux ramène Munny au cœur de la violence. Et le paisible fermier redevient un tueur impitoyable...

Impitoyable se différencie des westerns traditionnels qui présentent un Ouest épique et poétique. Clint Eastwood, avec son film, préfére en dépeindre toute la pauvreté, le sadisme et la violence. Impitoyable s'impose comme un western naturaliste, où la loi du plus fort prédomine. Eastwood tacle la légende: "Ces tueurs qui sont entré dans la légende étaient en fait des types qui vous tiraient dans le dos, pas face-à-face, au beau milieu de la rue, comme on le voyait jadis dans les westerns".

Le personnage de William Munny a immédiatement séduit Clint par sa complexité. "J'ai été attiré par les contradictions de ce personnage", explique l'acteur-réalisateur. "Munny est un homme qui a triomphé de multiples épreuves. Il a eu la chance de se refaire une vie ; il a deux jeunes enfants, des responsabilités et une dette morale envers sa femme qui l'a poussé à se réformer. Mais les armes sont la seule chose qu'il connaisse : elles sont son destin".

Impitoyable a remporté quatre Oscars en 1993 : celui du Meilleur film pour Clint Eastwood, de la Meilleure mise en scène pour le même Clint Eastwood, du Meilleur second rôle masculin pour Gene Hackman et du Meilleur montage pour Joel Cox. Au total, il était nommé dans neuf catégories, avec celles du Meilleur acteur, du Meilleur scénario, de la Meilleure photographie, du Meilleur son et des Meilleurs décors.

Dans mon Top 5 des meilleurs westerns de tous les temps, Impitoyable occupe la seconde place:

1 - Le bon, la brute et le truand
2 - Impitoyable
3 - Il était une fois dans l'ouest
4 - Mon nom est personne
5 - Dance avec les loups

PS: William Munny était un des surnoms que portait Billy the Kid. Le film peut suggérer que le personnage interprété par Clint Eastwood est un Billy the Kid vieilli qui aurait survécu à la fusillade de Pat Garrett.

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29 Septembre 2007

Rio Jim

Le cowboy aux yeux clairs.

Caricature de William S. Hart (Morris).

Dans Lucky Luke - Inédit en Album - "Paradise Gulch" (Morris et Goscinny, Histoire parue dans Les Cahiers de la BD numéro 43 et dans Stripchrift), Morris croque William S. Hart et lui fait jouer son propre rôle de légende l'ouest à la retraite, le prototype du héros taciturne et dégingandé.
(L'image est tirée de la planche 1, case 6).

 

William Surrey Hart (1862-1946) était un acteur et un réalisateur américain. Suivant l'itinéraire de son père qui était meunier ambulant, il passe quelques années dans le Dakota, non loin de Sioux-Ville, puis à New York où il fera un peu tous les métiers pour contribuer au budget familial. N'ayant pu entrer à la fameuse école militaire de West-Point, il prend des cours d'art dramatique avec un excellent professeur, F.F. Markey, et va étudier l'interprétation des grands acteurs des scènes de Londres et de Paris.

Rentré aux Etats-Unis, il est engagé pour une tournée au cours de laquelle il interprète des rôles de méchant dans quelques classiques de l'Ouest avant de faire partie de la troupe de la tragédienne Helena Modjeska.

En 1914, William Hart abandonne définitivement la scène au profit de l'écran. Thomas H. Ince, heureux d'avoir enfin trouvé la vedette-western qui lui manquait, lui confie le rôle principal d'une longue série de films dont le héros est un intrépide coureur de prairies, justicier intransigeant et redresseur de torts. Réalisés le plus souvent par Reginald Barker sur des scénarios du spécialiste C. Gardner Sullivan, ces films popularisent en France et en Europe le personnage surnommé Rio Jim : Le serment de Rio Jim, Rio Jim le silencieux, Le poney de Rio Jim, Rio Jim Le fléau du désert, La capture de Rio Jim, Le poker de Rio Jim, L'imposture de Rio Jim, ... Les derniers sont réalisés par le comédien lui-même en collaboration avec Cliff Smith.

Dès 1915, Hart s'évade des intrigues un peu sommaires et aborde le western psychologique avec des films comme Les loups, La rédemption de Rio Jim, Le dieu captif et surtout Pour sauver sa race, histoire simple et humaine, racontée avec sobriété et mettant en valeur une nature grandiose et sauvage.

Entre les années 1917 et 1921, William S. Hart tourne vingt-quatre films produit par la Paramount, dont voici les plus connus: L'homme aux yeux clairs, Le mentor, Le tigre humain, Le jaguar de la Sierra et Sa dernière mission. Après son mariage avec sa partenaire Winifred Westover en 1921, Hart prend la décision de se retirer de la vie active. Il ne tourne plus que quelques films, dont deux de ses œuvres les plus ambitieuses, La dernière chevauchée de Cliff Smith et Le fils de prairie de King Baggott.

William Hart a écrit plusieurs romans situés dans l'Ouest, ainsi que son autobiographie : My Life, East and West, publiée en 1929. L'homme aux yeux clairs est mort le 23 juin 1946, dans un hôpital de Los Angeles. Il a laissé une fortune d'environ 1 170 000 dollars. Il fit de nombreux dons à des sociétés de bienfaisance et légua Horseshoe, son ranch, au comté de Los Angeles à charge d'en faire un parc public et un musée.

PS: Je ne suis pas sûr de l'exactitude de la date de naissance de William S. Hart. Entre: 1862, 1864, 1965, et 1870, j'ai opté pour 1862 en faisant confiance à AlloCiné (qui n'est pas infaillible).

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16 Avril 2009

Montres molles

"La différence entre les surréalistes et moi, c'est que moi je suis surréaliste !".

Persistance de la mémoire de Salvador Dalí.
Persistance de la mémoire de Dalí exposée au Museum of Modern Art de New York.

Persistance de la mémoire selon Tramber.
William Vaurien - Tome 4 de Tramber (couverture).

Dans William Vaurien - Tome 4 - "Pas de cadeau pour Gromago" (Tramber, Albin Michel) Tramber parodie la toile de Salvador Dalí Persistance de la mémoire pour illustrer la couverture de sa BD.

 

Extrait de la fiche du Petit Larousse:

"[...] Thème récurrent dans son œuvre, les montres molles ne sont, selon Salvador Dalí [(1904-1989)], que le «camembert paranoïaque-critique tendre, extravagant, solitaire, du temps et de l'espace», définition typique du plus délirant de tous les surréalistes.

Transposition du thème classique du temps qui passe, cette Persistance de la mémoire [(1931)], avec au centre la caricature de l'artiste lui-même, vu de profil, est l'évocation, à travers un autoportrait sorti d'un rêve plus que de la réalité, du caractère éphémère de la vie humaine.

On retrouve dans cette petite peinture - à peine plus grande qu'une feuille de papier [(Huile sur toile de 24 x 31 cm)] - tout l'art de Dalí : minutie des détails, goût pour une facture classique emprunté aux maîtres du passé, audace de la perspective, mise en scène de sujets énigmatiques se référant à la «psychanalyse artistique de son auteur».[...]"

Salvador Dalí: "Le moins que l'on puisse demander à une sculpture, c'est qu'elle ne bouge pas".

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