Articles avec #illustration catégorie

2 Octobre 2017

Barbaque

"Il ne craignait plus rien. La vie et la mort, peu lui importait. Tout ce qui comptait, c'était que la foule soit là pour le saluer de ses cris de joie et de fureur. Il commença à prendre conscience de son sens des valeurs au combat".

The Barbarian de Frank Frazetta.
The Barbarian de Frazetta pour l'affiche de Conan le Barbare de Milius (1982).

The Barbarian selon Billy Nunez.
Ex-libris Joker and Harley Quinn de Nunez.

Sur un ex-libris tiré de l'univers de Batman (DC Comics) Billy Nunez dit Biz20 pastiche l'illustration The Barbarian de Frank Frazetta utilisée pour l'affiche du film de John Milius, Conan le barbare. Ici, Conan alias Arnold Schwarzenegger et Valéria alias Sandahl Bergman sont remplacés par le Jocker et Harley Quinn alias le Dr. Harleen Francis Quinzel.

 

Pour avoir plus d'informations sur ce film fantastique et voir une autre adaptation de son affiche, va faire un tour »ici« où j'ai déjà traité le sujet.

Un couple muet...
Bien qu'ils soient côte à côte durant tout le film, les échanges verbaux entre les personnages de Conan et de Valéria se comptent sur les doigts d'une main.

... mais sacrément baraqué...
Malgré de nombreuses scènes dangereuses, Arnold Schwarzenegger et Sandahl Bergman ont réalisé eux-mêmes leurs cascades. En effet, les deux acteurs possédant des mensurations si imposantes, la production a été incapable de trouver des doublures suffisamment ressemblantes. Le tournage du film a été très éprouvant pour tous les acteurs et particulièrement pour Schwarzenegger. Son épée était si lourde qu'il pouvait à peine la porter. Et son encombrante armure l'empêchait de s'asseoir correctement et donc de se reposer entre les prises.

Valéria: "Prenons ce monde sans pitié à la gorge et obligeons-le à nous donner ce que nous désirons !".

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17 Août 2017

R.i.P Terre obscure !

"Tout ce en quoi nous croyons, ce pour quoi nous luttons... ce n'est qu'une horrible, monstrueuse farce !"
(©Alan Moore dans Batman: The killing joke).


Illustration de Rackham pour le conte Rip Van Winkle d'Irving (1905).

Rip Van Winkle selon Yanick Paquette.jpg
Terra Obscura - Vol.2 #6 de Paquette, Moore, et Hogan (Couverture).

Dans le comics Terra obscura - Vol. 2 #6 - "Future now !" (Paquette, Moore, et Hogan, America's Best Comics) Yanick Paquette pastiche un dessin d'Arthur Rackham réalisé pour illustrer le conte Rip Van Winkle de Washington Irving, sur la couverture de sa BD. Ici les jeunes enfants sont remplacés par la Princesse Pantha et Diana Adams Masquerade alias Miss Masque, et Rip Van Winkle par une mise en abyme d'Alan Moore.

Terra Obscura est un spin de la série Tom Strong d'Alan Moore et Chris Sprouse.

 

Rip Van Winkle est une nouvelle de l'écrivain américain Washington Irving (1783-1859), sérialisée par CS Van Winkle (Eh oui, le nom de l'éditeur a inspiré l'auteur ! Oo) dans les 34 numéros de The sketch book of Geoffrey Crayon de 1819 à 1820. Outre Rip Van Winkle, cette série de recueils de contes et de nouvelles d'Irving inclue aussi la non moins célèbre Légende de Sleepy Hollow (La), ainsi que: Roscoe, Le cœur brisé, Le Poète-roi, L'art de faire des livres, Le spectre-fiancé, L'abbaye de Westminster, La Petite-Bretagne, John Bull, ...

La nouvelle Rip Van Winkle, connait sa première parution solo en 1905 chez l'éditeur William Heinemann. Et ce dernier confie la tâche d'illustrer ce conte à Arthur Rackham (1867-1939). A l'époque le célèbre illustrateur de Peter Pan en 1906, d'Alice au pays des merveilles en 1907, ou encore Le songe d'une nuit d'été en 1908, pour ne citer que quelques un de ses travaux, n'est pas encore très connu mais a tout de même fait ces preuves notamment sur Les contes de Grimm quelques années plutôt.

Synopsis:

Le début de l'histoire se situe en 1769 dans les montagnes Kaatskill, dans l'Etat de New York. L'action se déroule avant et après la guerre d'Indépendance des Etats-Unis. L'histoire est supposée être racontée par Diedrich Knickerbocker, un historien hollandais fictif, personnage récurrent dans l'œuvre d'Irving.
Rip est un brave homme apprécié de tous, mais qui est affligé d'une épouse particulièrement acariâtre. Un jour de septembre, il part dans les montagnes avec son fusil, et fait la rencontre de personnages vêtus étrangement, qui jouent aux quilles... Il accepte de boire avec eux une liqueur, et peu de temps après il s'endort au pied d'un arbre. Quand il se réveille, son fusil tombe en poussière de bois et de rouille, ses vêtements sont en lambeaux et une épaisse barbe blanche couvre le bas de son visage. Il redescend au village, s'étonne de le trouver changé, reconnaît enfin la taverne où il avait ses habitudes. Mais aucun de ses amis n'est là, tous sont morts à la guerre, et le Rip Van Winkle qu'on lui présente s'avère être son propre fils. Il doit reconnaître qu'il a dormi pendant vingt ans. Sa femme est morte, sa maison a disparu, et il est recueilli par sa fille, mariée. L'étrange équipage fantôme qu'il a rencontré était celui de Henry Hudson, qui revient tous les vingt ans sur ces lieux, la vallée de l'Hudson River qu'ils avaient découverte. Le mortel qui accepte de boire avec eux s'endort jusqu'au jour de leur nouvelle apparition...

Arthur Rackham réalise plus de cinquante dessins pour illustrer Rip Van Winkle. Dans ses scènes réalistes se mêlent les thèmes fantastiques qui fondent la renommée de Rackham dont le génie est de rendre le monde imaginaire proche du monde humain.

Le dessin qui nous réunit aujourd'hui se situe après les vingt années de sommeil de Rip et son retour au village. L'illustration accompagne le texte suivant:

Rip reprit alors ses promenades et ses habitudes d'autrefois. Il eut bientôt retrouvé plusieurs de ses anciennes connaissances ; mais leur caractère s'était déplorablement modifié avec les années, et il préféra se faire des amis parmi la génération naissante, auprès de laquelle il fut bientôt en grande faveur.

Cette illustration est reprise les années suivantes pour faire la couverture dans plusieurs rééditions du conte.

Rip Van Winkle est salué par la critique comme "le meilleur conte du siècle" pour la beauté grandiose des paysages décrit par Washington Irving, et ses références à l'histoire américaine, en partie légendaire par l'évocation d'Hendrick Hudson, de son vrai nom Henry Hudson qui découvrit en 1609 l'embouchure du fleuve qui porte son nom, et par l'introduction de la guerre d'Indépendance.

PS: Athur Rackham gagne la médaille d'or à l'Exposition universelle de Milan en 1906.

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7 Novembre 2016

Skrullgiving

Victor Hugo: "Le dindon est un animal ridicule: il y en a peut-être trop pour un ; mais il n'y en a pas assez pour deux".

Freedom from want de Norman Rockwell.
Freedom from want de Rockwell pour la couverture du Saturday Evening Post (1943).

Freedom from want selon juan Doe.
Secret Invasion: Front Line #4 de Castiello et Reed (Couverture de Doe).

Dans le comics book Secret Invasion: Front Line #4 - "The Fall of Manhattan" (Castiello et Reed, Marvel) le dessinateur de la couverture, Juan Doe, parodie l'illustration Freedom from want de Norman Rockwell, faisant la Une du Saturday Evening Post du 6 mars 1943.

 

Pour avoir plus d'informations sur cette célèbre couverture du Saturday Evening Post, c'est par ici que ça se passe: 1 - 2 - 3 - 4 -5 - 6 - 7 - 8.

Friedrich Nietzsche: "Observer la démarche des plus belles Anglaises: on ne trouve en aucun pays du monde de plus beaux canards ni de plus beaux dindons...".

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16 Août 2016

Clin d'œil

Jean-Edern Hallier: "La plus sûre manière de paralyser l'individu est de lui faire croire qu'il peut embrasser l'univers d'un clin d'œil".

Illustration de Billy De Voss pour la couverture du magazine Wink (1945).
Illustration de De Vorss pour la couverture de Wink (1945).

Wink selon Philippe Berthet.
Carte postale de Berthet pour sa série Pin-up.

Sur cette carte postale tirée de la série Pin-up (Berthet et Yann, Dargaud) Philippe Berthet pastiche le dessin de Billy De Vorss de la couverture du numéro d'été du magazine pour adulte Wink paru en 1944.

Cette carte postale est tirée d'une collection de six éditée à 2000 exemplaire par Granit Associés à l'occasion de la sortie du tome 6 la série.

 

Wink est un magazine américain pour adulte créé par Robert Harrison en 1944. Cette revue de pinups contenant des dessins, des photographies, des stips BD, et des romans photo, a fait fantasmer son lectorat masculin jusqu'en 1955. Comme les autres publications de Harrison sorties à la même époque et toutes clôturées en 1955: Beauty Parade, Eyeful, Titter, Whisper, et Flirt; Wink a connu ses heures de gloire juste après la seconde guerre mondiale.

Ses recettes déclinent à partir de 1952 avec la concurrence d'autres revues de pinups rivales, et l'arrivée un an plus tard du magazine Playboy, pour lequel Robert Harrison a une aversion sans nom ne supportant pas cette nudité réelle et totale. Car oui, chez Harrison, les dessins de pinups restent bon enfant (quoique pour l'époque) et les photographies bien que souvent un poil sadomasochiste et fétichisme, les girls sont un minimum couverte, rien n'est révélé, tout est suggéré.

Durant ces dix années, ces publications newyorkaises ont vu défiler grand un nombre de models restés célèbres comme: Bettie Page, Lili Christine, Evelyn West... et de grands dessinateurs comme: Peter Driben, Earl Moran... et Billy De Vorss qui nous réunis aujourd'hui.

 

Billy De Vorss (1908-1985) était un dessinateur américain. Caissier dans une banque mais aussi dessinateur amateur autodidacte de talent, il est vite encouragé à vivre de son talent artistique par sa ravissante femme, Glenna, qui devient son premier modèle officiel.

Il publie ses trois premières pinups en 1933 pour le calendrier la Louis F Dow Compagny de St Paul. Toujours dans les années trente s'en suivent de nombreuses autres commandes pour des calendriers: Brown & Bigelow, Joseph C. Hoover ... et toujours la Louis F Dow Compagny .

Dans les années 40 et 50, il publie énormément de couvertures de pinups pour les magazines dont celles des publications de Robert Harrison comme Wink. En 1949, il dessine toute la campagne de publicité des robes Botany Woollen.

Son travail est reconnu pour son incroyable variété de couleurs pastel, ces lignes gracieuses et fluides, et pour son sens aigu de la composition dut à sa volonté de toujours vouloir travailler à partir de modèle vivant.

Jane Austen: "L'imagination des femmes court vite et saute en un clin d'œil de l'admiration à l'amour et de l'amour au mariage".
PS: Pour les anglophobes comme moi: Wink = Clin d'œil.

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26 Mai 2016

Hagard ?!

Hägar ! Hägard ! Hagard !? Il ne m'a pas l'air ni hébété ni effaré le gaillard ! Ce n'est pas moi qui irai le chatouiller pour vérifier! ^^

The silver warrior de Frank Frazetta.
The silver warrior de Frazetta pour la couverture de The silver warriors de Moorcock.

The silver warrior selon Chris Browne.
Hägar the Horrible #0 de Browne (Couverture).

Dans le comic strip Hägar The horrible - Hors série (Browne, Avalon Communications) Chris Browne parodie l'illustration The silver warrior réalisé par Frank Frazetta pour la couverture des Guerriers d'argent de Michael Moorcock, sur la couv' de sa BD. Ici, le guerrier d'argent est remplace par Hägar the Horrible.

Pour l'anecdote, en France, Hägar the Horrible a été traduit en Hägar Dünor en raison du jeu de mots sur la -gare du Nord-... Hahah ! ^^ Il apparaît dans Le journal de Mickey à partir d'août 1973, quatorze années durant.

 

Les guerriers d'argent (Phoenix in Obsidian en VO ou The silver warriors selon les éditions) et le deuxième volume de La quête d'Erekosë écrite par Michael Moorcock paru en 1970 chez Mayflower. Le premier roman s'intitule: Le champion éternel (The eternal champion en VO) ; et le troisième: Le dragon de l'épée (The dragon in the sword en VO). Cette saga met en scène les aventures de Erekosë, l'incarnation du champion éternel qui se souvient de ses vies passées.

Quatrième de couverture:

Il était l'immortel, le vagabond des univers, voué à combattre indéfiniment la tyrannie. Une fois de plus les voix l'appelèrent et il tomba dans les couloirs de l'éternité... Une autre incarnation. La Terre du grand crépuscule. Les bas nuages bruns, le ciel obscur, l'océan triste. Il était Comte des Déserts blancs, seigneur de la forteresse Gelée. Maître de l'Epée froide... - L'Epée Froide ? Pas l'Epée noire ? - L'Epée froide. C'était la fin des temps, voilà tout. La race humaine était condamnée. Pensez aux peaux blafardes, aux appétits malsains, aux horreurs dérisoires. Pensez à l'évêque Belphig, le dégoûtant Seigneur spirituel de la cité d'Obsidienne. Alors, l'invasion des Guerriers d'Argent, vous savez... Mais le sang des Guerriers d'Argent, habitants incandescents de Lune, irait nourrir le Soleil La Dame au Calice l'avait dit. Alors, Erekosë allait reprendre l'Epée. C'était la seule chose à faire. Il ferait mal et aurait mal. Et son cœur torturé ne connaîtrait pas le repos.

Le dessin de Frank Frazetta qui nous intéresse aujourd'hui a été crée en 1972 pour la couverture de la réédition chez Dell Publishing de ce tome en 1973.

Frank Frazetta: "A l'époque, je pouvais livrer un dessin à moitié achevé à un directeur artistique et il chantait mes louanges. Je ne ressentais aucun défi. Et puis j'ai pris conscience qu'il circulait une rumeur qui m'a dérangée - que j'étais fichu, que je n'avais plus rien fait depuis des années. Mon succès était un hasard, juste une question d'opportunité. Ces flatteurs qui m'avaient tourné autour me taillaient maintenant en pièces pour le dîner ! Dans des publications ! Et bien je voulais leur montrer qu'ils n'y connaissaient rien, leur faire voir mon audace d'antan. Je pense que j'avais besoin de cet aiguillon. Je me suis assis et j'ai peint [...] Silver Warrior. Bang ! Aussi bon voire meilleur que tout ce que j'avais jamais fait. Tout d'un coup les critiques se sont faits très discrets".

Alphonse Allais: "Les ours blancs sont blancs parce que ce sont de vieux ours".

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2 Mai 2016

Action de graisse

Jules Renard: "Ma tête est comme une basse-cour. Quand j'appelle les idées poules pour leur donner du grain, ce sont les idées canes, oies ou dindes, qui accourent".

Freedom from want de Norman Rockwell.
Freedom from want de Rockwell pour la couverture du Saturday Evening Post (1943).

Freedom from want selon Gordon Purcell.
Flare #31 collectif (Couverture de Purcell).

Dans le comics book Flare #31 - "Thanksgiving with the Madisons" (Collectif, Heroic Publishing) Gordon Purcell parodie l'illustration Freedom from want de Norman Rockwell, faisant la Une du Saturday Evening Post du 6 mars 1943, sur la couverture de sa BD. Ici, la famille modèle américaine s'apprêtant à déguster la dinde de Thanksgiving, est remplacée par Flare et la famille Madison.

 

Pour avoir plus d'informations sur cette célèbre couverture du Saturday Evening Post, ... blablabla... : 1 - 2 - 3 - 4 -5 - 6 - 7.

PS: Le photographe Liam Crotty, a aussi pastiché cette scène de Rockwell, sur »un cliché« prit dans la salle à manger de la Maison Baine du Gouverneur John Baldacci. Ici les convives sont les ambassadeurs de l'alimentation, et de l'agriculture du Maine.

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11 Février 2016

Gros bras

André Malraux: "La propagande fait des adhérents, elle ne fait pas des soldats".

We can do it ! de J. Howard Miller.
We can do it ! de Miller (1943).

We can do it ! selon Mike Mayhew.
She-Hulk #9 de Pelletier et Scott (Couverture de Mayhew).

Dans le comics book She-Hulk #9 - "Strong enough" (Pelletier et Scott, Marvel) Mike Mayhew, l'illustrateur de la couv', parodie l'affiche We can do it ! de J. Howard Miller, sur la couverture de sa BD. Ici, Geraldine Hoff Doyle alias Rosie the Riveter est remplacée par She-Hulk alias Jennifer Walters.

 

Pour en apprendre plus sur cette célèbre affiche et en voir un autre pastiche, va faire un tour »ici« où j'ai déjà traité le sujet. ;-)

Après sa création en 1943 et sa réappropriation par les féministes dans les années 1980, We can do it ! a fait la couverture du magazine Smithsonian en 1994, et a été reprise sur un timbre postal américain en 1999.

Affiche Julia Gillar.
Julia Gillar (2010).

Elle a aussi été détournée dans le cadre de diverses campagnes politiques, comme en 2010 pour célébrer la première femme devenue Premier ministre d'Australie: Julia Gillar.

***

Plus récemment, des photographes ont aussi détourné cette icône de propagande à leur sauce ...

We can do it ! selon Christina Aguilera.
Photographie de tournage du clip du single Candyman de Christina Aguilera (2007).

We can do it ! selon Kate O'Brien.
Photographie du model Drea Morsby par Kate O'Brien (2008).

We can do it ! selon Glamour.
Photographie de l'actrice Alexis Bledel pour le magazine Glamour (2009).

We can do it ! selon la LGBT.
Photographie de l'acteur Daryl Stephens par John Ganun pour le mouvement LGBT (2010).

We can do it ! selon Derek Blanks.
Photographie Alter-ego de la chanteuse Kelly Rowland par Derek Blanks (2010).

We can do it ! selon Pink.
Photographie de tournage du clip du single Raise your glass de Pink (2010).

We can do it ! selon Wired.
Photographie de l'ingénieure Limor Fried pour le magazine Wired (2011).

We can do it ! selon Beyoncé.
Photographie de la chanteuse Beyoncé Knowles postée sur son Instagram (2014).

PS: Cette affiche, qui demeure très populaire, est l'une des dix images les plus demandées à la National archives and records administration.

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23 Janvier 2016

G.I. Sam

Charles De Gaulle: "Le patriotisme, c'est aimer son pays. Le nationalisme, c'est détester celui des autres".

I want you for U.S. Army de James Montgomery Flagg.
I want you for U.S. Army de Flagg pour la couverture du journal Frank Leslie's Illustrated Weekly (1916).

I want you for US Army selon Jason Shawn Alexander.
G.I. Joe: Frontline #17 de Seeley et Jenkins (Couverture alternative d'Alexander).

Dans le comics book G.I. Joe: Frontline #17 - "Training day" (Seeley et Jenkins, Image) Jason Shawn Alexander, l'illustrateur de la couv', parodie l'affiche I want you for U.S. Army de James Montgomery Flagg, sur la couverture alternative de sa BD. Ici, l'oncle Sam est remplacé par Wayne R. Sneeden alias Beachhead.

 

Pour avoir plus d'infos sur cette illustration de Flagg et en voir d'autres pastiches, c'est par ici que ça se passe: 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10 - 11 - 12 - 13 - 14 - 15 - 16. ;-)

Napoléon Bonaparte: "On ne conduit le peuple qu'en lui montrant un avenir : un chef est un marchand d'espérance".

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6 Janvier 2016

New Deal

"Mes seuls amis marchent à quatre pattes".
Death Dealer - Tome 1 - "Le heaume maudit" de Silke).

Death Dealer de Frank Frazetta.
Death Dealer de Frazetta (1973).

Death Dealer selon François Bourgeon.
Brunelle et Colin - Tome 2 de Bourgeon et Génin (Couverture).

Dans Brunelle et Colin - Tome 2 - "Yglinga" (Bourgeon et Génin, Glénat), Liam Sharp transpose le Death Dealer de Frank Frazetta sur la couverture de sa BD. Ici, le Death Dealer est remplacé par Yglinga, fille de Harald, roi du peuple de la mer.

 

Pour avoir plus de détails sur cette illustration de Frank Frazetta et en revoir d'autres adaptations, c'est par ici que ça se passe: 1 - 2 - 3 - 4 - 5. ;-)

Voltaire: "Dieu a mis dans tous les coeurs la conscience du bien avec quelque inclination pour le mal".

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14 Décembre 2015

Noël au balcon, enrhumé comme un con

Georges Dor: "Noël, c'est la veille, c'est l'attente".

Christmas de Norman Rockwell.
Christmas de Rockwell pour le Saturday Evening Post (1930).

Christmas selon Mark Dos Santos.
Ex-libris - Batman de Dos Santos.

"What if Rockwell had been from Gotham City?". C'est le sujet que s'est imposé le dessinateur Mark Dos Santos pour une série d'Artwork... et l'Ex-libris - Batman (Dos Santos, DC Comics) d'aujourd'hui est une des réponses à cette interrogation. The Saturday Evening Post du 6 décembre 1930, avec en Une l'illustration Christmas de Norman Rockwell, s'est transformé en The Gotham Evening Post. Et ici, le garde est remplacé par Batman.

 

Un jour, Norman Rockwell confesse à sa seconde femme, Mary Barstow, que son père lui lisait des histoires de Charles Dickens pendant qu'il dessinait étant enfant. Et Mary, en bonne institutrice, s'intéressant de près au travail de son tout récent mari, commence à lui lire des histoires à haute voix pendant qu'il peint. Non seulement, Norman aime les histoires qu'elle lui raconte, mais en plus, ça lui donne d'autres sources d'inspiration, et de nouveaux thèmes viennent côtoyer des vieux sujets maintes fois représentés.

Noël 1930 était le premier Noël de sa nouvelle vie, et il décide de sortir des sentiers battus pour cette couverture. Et pourquoi pas un Noël médiéval ?!

Et ça sent bon le porcelet rôti derrière la vitre ! Et ça festoie ! Et ça ripaille ! Les traine-besaces, les coupe-jarrets et les marauds s'en mettent une ventrée ! Seul le pauvre garde se gèle dehors et regarde avec envie tous ces manants qui s'amusent. Mais son tour viendra, et quand la relève sera là, c'est lui qui ira boire une pinte et pincer les fesses de Rosine pour finir la plus belle nuit de l'année... ^^

Avec cette couverture, Christmas, Rockwell nous montre que finalement, quelque soit l'époque, il y a toujours des gens qui s'amusent, mais aussi des -laissés pour compte-.

PS: En 1950, il reprend la méthode que je qualifierai de -voyeur- pour nous montrer les musiciens qui répètent dans la boutique du coiffeur. La scène est prise de l'extérieur, à travers la vitre de la boutique. Cette couverture c'est Shuffelton's Barbershop et c'est une merveille, une des plus belles de Rockwell.

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