Articles avec #litterature catégorie

5 Février 2015

Nightbat

"Peut-être que je ne suis pas très humain. Ce que je voulais faire, c'était peindre la lumière du soleil sur le côté d'une maison".

Nighthawks d'Edward Hopper.
Nighthawks de Hopper exposé au Art Institute of Chicago (1942).

Nighthawks selon David Mazzucchelli.

Nighthawks selon David Mazzucchelli.
Batman: Vengeance oblige #2 de Mazzucchelli et Miller (Planche 19 case 4, et planche 24 case 1).

Dans le comics book Batman: Vengeance oblige #2 - "Nuit blanche" (Mazzucchelli et Miller, DC Comics) David Mazzucchelli parodie à deux reprises le tableau d'Edward Hopper, Nighthawks, sur deux planches de sa BD. Ici, le Philies est renommé en Hopper.

Ce célèbre comics est plus connu sous son titre VO Batman Year one.

 

Pour avoir plus d'informations sur cette toile américaine et en voir d'autres adaptations, c'est par ici que ça se passe: 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7. ;-)

C'est la nouvelle Les tueurs (The killers en VO) d'un certain Ernest Hemingway (1899-1961) alors âgé d'à peine 27 ans, qui est au cœur de cette célèbre toile. Après avoir lu cette histoire, Hopper note:


"Il est rafraîchissant de tomber sur une pièce de travail si honnête, après avoir pataugé dans les indigestes livres dont se compose l’essentiel de notre littérature moderne. Dans cette histoire, aucune concession n’est faite au goût populaire, pas de jeu avec la vérité, pas de bonheur artificiel".

The killers est publiée pour la première fois en 1927 dans le magazine américain Scribner's magazine. Après cette première parution, elle est reprise dans le recueil de nouvelles Hommes sans femmes et dans Les aventures de Nick Adams. En France, elle est incluse dans le recueil Cinquante mille dollars aux éditions Gallimard en 1928.

Dans les années 1920, un petit restaurant de la banlieue de Chicago reçoit la visite de Max et Al, deux hommes qui se révèlent être des tueurs. Ils menacent, puis ligotent George, le serveur, Sam, le cuisinier noir, et Nick Adams [un personnage récurrent de plusieurs nouvelles d'Hemingway]. Max révèle bientôt à George que lui et Al ont reçu le contrat de tuer Ole Andreson, un boxeur suédois, et qu'ils ont appris que leur victime fréquente régulièrement le restaurant...

Cette nouvelle a été adaptée à quatre reprises au cinéma: en 1946 dans Les tueurs de Robert Siodmak; en 1956 dans Les assassins, un court métrage soviétique réalisé par Andreï Tarkovski, en 1964 dans A bout portant de Don Siegel; et en 1998 dans Les tueurs, un court métrage de Todd Huskisson.

Edward Hopper: "Après tout, nous ne sommes pas français et nous ne pouvons l'être, et toute tentative de l'être, serait nier notre héritage en s'imposant un caractère qui ne s'apparenterait qu'à un placage sur la surface".

Publié par Chelmi à 08:00am - Voir les commentaires ()
Avec les catégories : #reference , #comics , #peinture-gravure , #litterature

30 Janvier 2015

Nightcrawler of Mars

A princess of Mars de Frank Frazetta.
A princess of Mars de Frazetta pour la couverture d'Une princesse de Mars d'Edgar Rice Burroughs.

A princess of Mars selon Alan Davis.
Excalibur #16 de Davis et Claremont (Couverture).

Dans le comics book Excalibur #16 - "The cross-time caper, Part 5: Warlord" (Davis et Claremont, Marvel), Alan Davis parodie l'illustration A princess of Mars de Frank Frazetta réalisée pour la couverture d'une réédition du roman Une princesse de Mars d'Edgar Rice Burroughs, sur la couv' de sa BD. Ici, John Carter est remplacé par Diablo alias Kurt Wagner, et la princesse d'Hélium alias Dejah Thoris par Kymri, la reine pirate. Sinon, on retrouve bien le bestiaire et les planètes même si tous les éléments ne sont pas agencés à l'identique.

 

Edgar Rice Burroughs publie en 1912 sous le pseudonyme de Norman Bean dans le magazine All-Story une série de 6 chapitres sous le titre Under the moons of Mars qui deviendront remaniés le roman Une Princesse de Mars (A Princess of Mars en VO) publié 1917 par les éditions Print Run.

C'est en 1970, pour sa réédition chez Doubleday Book que Frank Frazetta est engagé pour illustrer la couverture qui nous intéresse aujourd'hui.

Le roman conte les aventures épiques d'un terrien transporté dans le passé de Mars que Burroughs appelle Barsoom. Son héros John Carter, un ex-capitaine virginien de l'armée confédérée, un jour de 1866, poursuivi par des apaches, trouve refuge dans une caverne, regardant Mars il se sent aspiré par elle.

"[...] Me tenant ainsi plongé dans de profondes méditations, mes yeux se détachèrent du paysage en contre bas, afin de contempler un instant les cieux [...]. Mon attention se trouva alors rapidement attirée et retenue par une grosse étoile rougeâtre, assez basse sur le lointain horizon. La contemplant rêveusement, je fus saisi par une sorte de fascination insurmontable, comme si un charme, au sens magique du mot, émanait de cet astre, qui n'était autre que la planète Mars, le dieu de la Guerre ; pour moi, homme de tous les combats, cette planète avait toujours constitué un véritable sortilège. Je l'admirais une nouvelle fois au cours de cette nuit déjà bien avancée, tout songeur, quand elle parut m'appeler à travers les profondeurs d'un insondable vide cosmique, faisant miroiter une promesse insaisissable, puis elle sembla m'entraîner et, finalement, m'attirer irrésistiblement, de la même manière que le magnétisme d'un aimant oblige la limaille de fer à venir vers lui. Ce désir ardent était au-delà de toute résistance possible. Je fermai les yeux, mes bras se dressèrent, implorants, en direction du dieu de ma vocation. Tout à coup, je me sentis entraîné, transporté à la vitesse de la pensée à travers l'immensité infinie de l'espace. Il y eut un bref instant de froid extrême et d'obscurité insoutenable. [...]."

Par projection astrale, John Carter se retrouve sur Mars ... entièrement nu. La faible pesanteur martienne lui permet de décupler sa force et de faire des bonds prodigieux mais il est rapidement capturé par des martiens verts, les Tharks qui l'emmènent enchainé dans leur cité. L'intrigue se tourne alors nettement vers le roman d'aventure. John Carter est conduit avec une belle captive d'une race rouge humanoïde quoique ovipare, Dejah Thoris, princesse d'Hélium, au cruel empereur des brutes vertes, Tal Hajus.

Les dieux de Mars (The gods of Mars en VO) (1918) et Le Seigneur de la guerre de Mars (The warlord of Mars en VO) (1919), publiés auparavant dans le magazines All-Story en 1914, complètent la saga personnelle de John Carter intitulé le Cycle de Mars. Les 8 romans suivants racontent les aventures de sa famille: son fils Carthoris, sa fille Tara, sa petite-fille Llana ... Ma mère, mes frères et mes sœurs ... Oh oh, ce serait le bonheur ♪♫ ^^ (Désolé) ... et de ses amis et d'un autre terrien Ulysse Paxton.

PS: En 2012, ce roman a été adapté au cinéma par Andrew Stanton, sous le titre John Carter, avec dans le rôle éponyme Taylor Kitsch.

Publié par Chelmi à 08:00am - Voir les commentaires ()
Avec les catégories : #reference , #comics , #illustration , #litterature

24 Novembre 2014

L'heure du deal

Après Sharp, c'est au tour de Suydam, de faire chevaucher la belle rousse sur le canasson du Dealer.

Death Dealer de Frank Frazetta.
Death Dealer de Frazetta (1973).

Death Dealer selon Arthur Suydam.
Savage Tales #8 collectif (Couverture de Suydam).

Dans le comics book Savage Tales #8 - "Memento Mori / Battle for Atlantis / Quatermain / Osin"(Collectif, Dynamite), Arthur Suydam, l'illustrateur de la couv', rend hommage au célèbre dessin, Death Dealer de Frank Frazetta sur la couverture de sa BD. Ici, le Death Dealer est remplacé par Red Sonja. Le bouclier est attaché à la selle, et le casque est posé sur la nuque du cheval, tu me diras, ce n'est pas plus mal, ça dégage la vue ^^. Et la hache est substituée par une rose.

Si tu compares le dessin original de Suydam et la couverture maquettée du comics, tu remarqueras d'une part que l'image a été recadrée, ça c'est souvent le cas ; mais d'autre part, tu verras que la censure est passée par là, car les trois têtes décapitées et la lance sur la laquelle elles étaient suspendues, ont disparus. (Tu peux cliquer sur l'image pour la voir en grand).

 

Pour avoir plus de détails sur cette illustration de Frazetta et en voir d'autres adaptations, va faire un tour »ici« , »là« , et encore »ici« où j'ai déjà cavalé sur le sujet. ;-)

Quand Frazetta a dessiné son Death Dealer, tu imagines bien qu'il n'en était pas à son premier canasson couché sur le papier. Et je t'invite tout particulièrement à scruté son Kubilaï Khan II extrait du portfolio Frank Frazetta - Kubla Khan. Pour moi, on y voit plus que les prémisses du Death Dealer.

Kubilaï Khan II de Frank Frazetta Kubilaï Khan II selon Ken Kelly.
Kubilaï Khan II - Frank Frazetta Kubla Khan
et
Horses of the north d'Adams (Couverture de Kelly).

D'ailleurs Ken Kelly ne s'y est pas trompé en s'inspirant de ce dessin pour créer la couverture du roman Horses of the north de Robert Adams.

PS: Kubla Khan est un poème de Samuel Taylor Coleridge, qui évoque l'empereur mongol Kubilaï Khan, fondateur vers 1280 de la dynastie chinoise des Yuan et son palais d'été de Shangdu, ville à laquelle Coleridge donne le nom devenu célèbre de Xanadu.

Publié par Chelmi à 08:00am - Voir les commentaires ()
Avec les catégories : #reference , #comics , #illustration , #litterature

21 Septembre 2014

Défi divin

Oscar Wilde: "Quand les dieux veulent nous punir, ils exaucent nos prières".

Against the gods de Frank Frazetta.
Against the gods de Frazetta pour la couverture de Thongor contre les Dieux de Carter.

Against the gods selon Jo Chen.
Thor: Son of Asgard #12 de Tocchini et Yoshida (Couverture de Chen).

Dans le comics book Thor: Son of Asgard #12 - "Worthy" (Tocchini et Yoshida, Marvel), Jo Chen, l'illustrateur de la couv', parodie le dessin, Against the gods de Frank Frazetta, illustrant la couverture du roman de Lin Carter, Thongor contre les dieux, sur la Une de sa BD. Ici le barbare Thongor et son épée, sont remplacés par le dieu Thor et son marteau.

 

Pour avoir plus d'informations sur cette illustration et en voir un autre pastiche, va faire un tour »ici« où j'ai déjà traité le sujet. ;-)

Sappho: "Si la mort était un bien, les dieux ne seraient pas immortels".

Publié par Chelmi à 07:00am - Voir les commentaires ()
Avec les catégories : #reference , #comics , #illustration , #litterature

22 Mai 2014

Le dispensateur de mort - Le retour

"[..]
Je vis cette faucheuse. Elle était dans son champ.
Elle allait à grands pas moissonnant et fauchant,
Noir squelette laissant passer le crépuscule.
Dans l'ombre où l'on dirait que tout tremble et recule,
L'homme suivait des yeux les lueurs de la faux.
[...]"
Mors (Les Contemplations) de Victor Hugo).

Death Dealer III de Frank Frazetta.
Death Dealer III de Frazetta (1987).

Death Dealer III selon Vincent Mallié.
La quête de l'oiseau du temps - Tome 7 de Mallié, Loisel, et Le Tendre (Couverture).

Dans La quête de l'oiseau du temps - Avant la quête - Tome 3 - "La voie du Rige" (Mallié, Loisel, et Le Tendre, Dargaud) Vincent Maillé pastiche l'illustration Death Dealer III de Frank Frazetta sur la couverture de sa BD. Ici le Death Dealer est remplacé par le Rige.

 

Suite à son Death Dealer de 1973, Frank Frazetta en a réalisé cinq autres déclinaisons dans des mises en scène différentes. Ces célèbres dessins ont inspiré l'écrivain James Silke, qui raconte la légende du Death Dealer dans un cycle de quatre romans, publié cher Tor. Il utilise quatre variantes des illustrations de Frazetta pour les couvertures des quatre tomes. La couv' qui nous intéresse aujourd'hui est sa troisième création, le Death Dealer III. Elle orne la couverture du deuxième volume, intitulé Les seigneurs de la ruine (Lords of destruction en VO) paru en 1993.

Synopsis:

Seule l'innocence d'une jeune vierge a pu le libérer de l'emprise des pouvoirs meurtriers du Heaume. Tiyy, la Reine-nymphe de Pyram, recherche les pouvoirs quasiment divins qu'elle pourrait obtenir par le sacrifice de cette vierge unique. Afin de la sauver, Gath doit de nouveau porter le Heaume afin d'affronter les démons nourris des peurs de l'humanité que la Reine-nymphe a invoqués des sombres profondeurs primordiales. Gath de Baal, redevenu le Death Dealer, devra user de toute sa puissance et de tout son courage pour affronter les Seigneurs de la ruine.

André Malraux: "La tragédie de la mort est en ceci qu'elle transforme la vie en destin".

Publié par Chelmi à 07:00am - Voir les commentaires ()
Avec les catégories : #reference , #bd-franco-belge , #illustration , #litterature

19 Mars 2014

Def Dit l'heure ! ...

... sinon tu vas t'en prendre une ! ^^

Death Dealer de Frank Frazetta.
Death Dealer de Frazetta (1973).

Death Dealer selon Coyote.
Ex-libris de Coyote.

Sur un Ex-libris, Coyote, le dessinateur des séries à succès Litteul Kévin (Fluide Glacial) et Mammouth et Piston (Edition de la tour), parodie le Death Dealer de Frank Frazetta. On retrouve aussi ce pastiche sur la page d'accueil de son site. Ici, le Death Dealer est remplacé par l'avatar de Coyote, un coyote donc ^^, et sur son bouclier on reconnait le visage du dit Coyote... c'est donc un genre de double mises en abyme.

 

Pour avoir plus d'information sur cette illustration de Frazetta et en voir d'autres adaptations, va faire un tour »ici« et »là« où j'ai déjà chevauché le sujet. ;-)

Suite au décès de Frank Frazetta le 10 mai 2010, de nombreux dessinateurs lui on rendu hommage en revisitant son Death Dealer. En voici quelques uns:

Death Dealer selon Brian Burke. Death Dealer selon Maëster. Death Dealer selon Zedew. Death Dealer selon Joseba Acebes. Death Dealer selon Eric Brock. Death Dealer selon Infame & Co. Death Dealer selon Adrian Sinnott. Death Dealer selon Simon Léturgie.
Brian Burke / Maëster / Zedew / Joseba Acebes / Eric Brock / Infame & Co / Adrian Sinnott / Simon Léturgie.

Je m'arrête là, mais si tu veux en voir d'avantage, une petite recherche suivi d'un tri sur Google Image fera ton bonheur.

PS: En 1978, la pochette du premier album éponyme du groupe de rock Molly Hatchet est illustrée par le Death Dealer.

Publié par Chelmi à 08:00am - Voir les commentaires ()
Avec les catégories : #reference , #bd-franco-belge , #illustration , #litterature

19 Février 2014

Mille airs

"Si tu aimes une femme laide, ton amour ne peut que croître de plus en plus, puisqu'elle devient de plus en plus laide".
Pour relativiser un peu le truc, c'est le mec qui avait Marylin Monroe dans son plumard qui disait ça ! ^^

Caricature d'Arthur Miller (Edgar P. Jacobs).

Dans Blake et Mortimer - Tome 8 - "S.O.S. Météores" (Jacobs, Lombard) Edgar P. Jacobs croque Arthur Miller et lui fait jouer le rôle du machiavélique professeur Miloch Georgevitch.
(L'image est tirée de la page 52, case 2).

 

Arthur Asher Miller (1915-2005) était un dramaturge, écrivain et essayiste américain. Après des études à l'Université du Michigan et le travail à l'usine, il vit très tôt de sa plume en écrivant des scénarii pour la radio ainsi que des pièces de théâtre, comme L'homme qui avait toutes ses chances présentée à Broadway.

Dès ses débuts, Miller est reconnu comme un grand dramaturge. Il gagne le Drama critics' circle award pour Tous mes fils, et reçoit en 1949 le Prix Pulitzer et le Drama critics' circle award pour Mort d'un commis voyageur.

Tenu pour pro-communiste sous le maccarthysme, car politiquement engagé à gauche, Arthur Miller est également l'auteur des Sorcières de Salem en 1953, une allégorie sur la chasse aux sorcières orchestrée par le sénateur MacCarthy.

Trois ans plus tard, il défraie la chronique en épousant Marylin Monroe, dont il divorcera en 1961. C'est à la même époque qu'il écrit le scénario des Désaxés, qu'interprète la star sous la direction de John Huston.

Durant plusieurs années, Hollywood puise dans ses nombreuses œuvres pour faire des films. En 1995, il revient à la littérature avec Une fille quelconque, puis Focus, et Fenêtres sur le siècle ; et au théâtre avec Resurrection blues et Le Désarroi de M. Peters.

En 2001, il apparait à l'écran dans Eden d'Amos Gitaï, et décède quatre ans plus tard d'un cancer à l'âge de quatre-vingt-neuf ans dans sa maison du Connecticut.

Arthur Miller: "Le monde est une huître, mais on n'ouvre pas une huître avec douceur".

Publié par Chelmi à 08:00am - Voir les commentaires ()
Avec les catégories : #caricature , #bd-franco-belge , #litterature , #cinema-serie-tv

15 Février 2014

Touchez pas au grizzly !

Sandre: "Hein!... Est-il assez attrapé, mon ours!... A-t-il l'air assez bête, ce Martin de pacotille !".

César Cascabel de George Roux.
Dessin de Roux illustrant le roman César Cascabel de Vernes.

César Cascabel selon Hergé.
Tintin et Milou - Tome 14 de Hergé (Page 35, case 7).

Dans Tintin et Milou - Tome 14 - "Le temple du soleil" (Hergé, Casterman) Hergé s'inspire d'un dessin de George Roux illustrant une scène du roman, César Cascabel, de Jules Verne, sur une planche de sa BD. Ici, Alexandre Cascabel alias Sandre est remplacé par le capitaine Haddock. Dans les deux cas, les dessinateurs utilisent l'artifice du couvre-chef décollé du crane pour marquer visuellement la surprise de leurs personnages respectifs.

 

César Cascabel est un roman de Jules Verne paru en 1890. La première publication de l'œuvre se fait en feuilleton dans le Magasin d'éducation et de récréation du 1e janvier au 15 décembre.


Pitch du livre:

Fortune faite, la famille Cascabel, artistes forains, veulent quitter l'Amérique pour rejoindre leur Normandie natale. Par malheur, deux aigrefins les volent, leur enlevant tout espoir de pouvoir payer leur traversée de l'Atlantique. César, le chef de famille, décide de regagner le sol natal en roulotte, d'abord par le détroit de Behring pris dans les glaces, puis en regagnant la Sibérie et la Russie. La marche est émaillée d'incidents divers. Les saltimbanques recueillent un proscrit, le comte Narkine, ainsi qu'une jeune indienne, Kayette. Mais le passage de la banquise s'avère périlleux. Pris par un glaçon dérivant, la roulotte finit par s'échouer dans l'archipel des Liakhov, mais les héros sont capturés par une tribu indigène. Grâce à l'astuce de César Cascabel, ils recouvrent la liberté. Entre temps, les deux malfaiteurs auteurs de l'agression contre Narkine complotent afin de livrer ce dernier à la police du Tsar. Après les monts Oural, on atteint la ville de Perm, où la troupe Cascabel va donner une grande représentation. Au cours d'une pantomime burlesque, Cascabel fait arrêter les malandrins, et l'on apprend que le comte Narkine vient d'être amnistié. Il récompensera ses sauveurs, et mariera leur fils aîné à Kayette qu'il vient d'adopter. La famille Cascabel regagnera la Normandie et s'y établira définitivement.

Le dessin de George Roux, qui nous intéresse aujourd'hui décrit un passage du Chapitre VII: A travers le Caribou, où lors d'une halte, Sandre, le fils cadet de la famille Cascabel, bien qu'ayant reçu l'ordre formel de ne pas quitté le campement, s'en éloigne pour chasser un oiseau et se retrouver nez à nez avec un grizzly.

"[...] l'orage se déchaîna par un violent coup de tonnerre. Les derniers échos se répercutaient encore dans l'espace, lorsqu'un rugissement se fit entendre. A vingt pas, hors d'un fourré, se dressait un ours énorme de l'espèce des grizzlys. Et, si brave qu'il fût, Sandre se mit à décamper à toutes jambes, en gagnant du côté du creek. Aussitôt, l'ours de se mettre à sa poursuite. Si Sandre parvenait à atteindre le lit du cours d'eau, à le franchir, à se réfugier au campement, il était sauvé. On saurait bien tenir le grizzly en respect sur la rive gauche du creek, et même l'abattre pour en faire une descente de lit. [...] Là, obstacle infranchissable. Le creek, changé en torrent, roulait des pierres, des troncs, des souches, arrachés par la violence du flot. Les eaux montaient jusqu'à l'affleurement des rives. Se jeter au milieu de ces tourbillons, c'était se perdre, sans aucune chance de salut. Sandre n'osait se retourner. Il sentait l'ours sur ses talons, prêt à l'étreindre. Et, impossible de signaler sa présence à la Belle-Roulotte, à peine visible sous les arbres [...]".

Jules Verne: "Les femmes n'interviennent jamais dans mes romans tout simplement parce qu'elles parleraient tout le temps et que les autres n'auraient plus rien à dire".

Publié par Chelmi à 08:00am - Voir les commentaires ()
Avec les catégories : #reference , #bd-franco-belge , #illustration , #litterature

7 Novembre 2012

A dada !

"Quand j'étais adolescent, je savais que je voulais être un artiste. J'étais un dessinateur né qui aimait toutes les formes d'art, donc je savais que ce que je voulais faire".

Death Dealer de Frank Frazetta
Death Dealer de Frazetta (1973).

Death Dealer selon Lee Weeks.
The Incredible Hulk #81 de Weeks et David (Couverture).

Dans le comics book The Incredible Hulk #81 - "Tempest fugit conclusion" (Weeks et David, Marvel) Lee Weeks pastiche l'illustration Death Dealer de Frank Frazetta sur la couverture de sa BD. Ici, le Death Dealer est remplacé par Hulk.

 

Pour avoir plus de détail sur cette toile de Frazetta et en voir une autre adaptation, va faire un tour »ici« où j'ai déjà traité le sujet. ;-)

PS: Maëster rend aussi hommage à Frazetta et à son Death Dealer sur »une page de son blog«.

Publié par Chelmi à 08:00am - Voir les commentaires ()
Avec les catégories : #reference , #comics , #illustration , #litterature

4 Mai 2011

"Par le pouvoir du crâne ancestral...

.... je détiens la force toute puissante !"
Musclor)

Against the gods de Frank Frazetta.
Against the gods de Frazetta pour la couverture de Thongor contre les Dieux de Carter.

Against the gods selon Adam Kubert.
Ultimate X-Men #30 de Thibert et Millar (Couverture de Kubert).

Dans le comics book Ultimate X-Men #30 - "Return of the king" (Thibert et Millar, Marvel), Adam Kubert rend hommage au dessin, Against the gods de Frank Frazetta, illustrant la couverture du roman de Lin Carter, Thongor contre les dieux, sur la couverture de son comics. Ici le barbare Thongor, est remplacé par Scott Summers alias Cyclope des X-Men.

 

Thongor contre les dieux, le roman de fantasy de Lin Carter (1930-1988), est le tome 3 d'un cycle de 6 volumes narrant les aventures du barbare Thongor à travers la Lémurie, un continent imaginaire. Carter est très influencé par deux maîtres de la Fantasy, Robert E. Howard (Conan le Barbare) et Edgar Rice Burroughs (John Carter of Mars). Il combine les deux influences dans son cycle de Thongor. Le récit linéaire, genre de road movie de fantasy, est clairement inspiré des caractéristiques de style et de construction de récit de Edgar Rice Bourroughs et des débuts de la littérature pulp.

L'illustrateur/peintre, Frank Frazetta (1928-2010), était un des artistes américains les plus influents de la science-fiction et de la fantasy. Son iconographie de héros musclés, parmi lesquels Conan le Barbare, a inspiré des générations d'adolescents, et d'auteurs de bandes dessinées, et de cinéaste. Il est l'auteur de nombreuses couvertures de comics, de magazines, d'albums musicaux, et d'affiches de films.

PS: Si tu ne connais pas l'œuvre de Frazetta, je t'invite à visiter sa galerie.

Publié par Chelmi à 07:00am - Voir les commentaires ()
Avec les catégories : #reference , #comics , #illustration , #litterature