2 Septembre 2015

Vinz

- [Vinz appuie sur un nom à l'interphone] Euh Bonjour...
- Heu... Oui... bonjour...
- Astérix il est là ?
- [Rires] Astérix ? Et pourquoi pas Obélix pendant que vous y êtes.
- Attend, 'tend, 'tend.
La haine de Mathieu Kassovitz / Scène de l'interphone avec Vincent Cassel)

Caricature de Vincent Cassel (Didier Conrad).

Dans Astérix - Tome 35 - "Astérix chez les Pictes" (Conrad et Ferri, Les édition Albert René) Didier Conrad croque Vincent Cassel et lui donne le rôle de Mac Abbeh, le vilain de l'histoire qui veut se proclamer roi des Pictes, et qui a enlevé Camomilla, la fiancée de Mac Oloch, afin d'en faire sa reine.
(L'image est tirée de la page 38; case 6).

 

Vincent Cassel (1966) est acteur français. Fils de Jean-Pierre Cassel, il passe par l'Ecole du cirque et l'Actor's Institute de New York avant d'entrer à Paris dans la troupe de Jean-Louis Barrault. Il fait ses débuts au cinéma dans Les clés du paradis de Philippe de Broca en 1991.

C'est avec le personnage de Vinz dans La haine de Mathieu Kassovitz que Vincent devient l'acteur à cran que tout le monde connaît. Très vite, le comédien s'associe à quelques représentants jusqu'au-boutistes du jeune cinéma français: Jan Kounen, pour le nihiliste Dobermann et le chamanique Blueberry, ou Gaspar Noé dans Irréversible, où il côtoie sur les plateaux sa compagne à la ville, Monica Bellucci. Elle le retrouve d'ailleurs dans Agents secrets.

Cassel, malgré son caractère bien trempé qui le ramène souvent à des rôles similaires, apparaît dans des grosses productions au casting pléthorique, comme Jeanne d'Arc de Besson dans lequel il incarne Gilles de Rais, Le pacte des loups de Christophe Gans, ou Les rivières pourpres à nouveau de Kassovitz. Un lien fort existe au début de leur carrière entre les deux hommes, emblèmes d'une jeune génération en colère.

Son rôle dans Sur mes lèvres de Jacques Audiard, le fait remarquer dans le cinéma d'auteur. Le cinéma américain exploite sa gueule afin d'appuyer le trait des méchants dans Ocean's Twelve, auprès du gang dirigé par George Clooney, ou Les promesses de l'ombre, collaboration avec le réalisateur mythique David Cronenberg. Cassel ne cesse de déployer un jeu plein de nuances, porté par une certaine spontanéité: il semble à la confluence de l'-action hero- à l'américaine et d'une insolence franco-française. On ne s'étonne donc pas de le voir en Mesrine dans le diptyque réalisé par Jean-François Richet, alors que son apparition dans Sa majesté Minor est plus iconoclaste.

En 2013, il joue dans Trance de Danny Boyle. Au mois d'août, il annonce qu'il divorce de l'actrice Monica Bellucci. Et effectue un retour en force en 2015, avec tout d'abord Enfant 44, l'adaptation du formidable roman de Tom Rob Smith dont il partage l'affiche avec Tom Hardy (Un excellent film !! Pas assez mis en avant selon moi !!), puis Partisan, un thriller australien d'Ariel Kleiman, et deux films en compétition officielle du Festival de Cannes; le conte fantastique italien Tale of tales, de Matteo Garrone et Mon roi de Maïwenn. Il apparaît aussi dans Un moment d'égarement, de Jean-François Richet, remake du film de Claude Berri, qui consacre son entrée en comédie, et aussi dans le thriller américain Momentum. Et, dans le film d'animation Le Petit Prince il prête sa voix au Renard.

Installé au Brésil depuis 2013, l'acteur infatigable tourne aussi dans des films brésilien, on le voit d'ailleurs dans Le grand cirque mystique, sous la direction de Carlos Diegues qui appartient à la nouvelle vague brésilienne.

Vincent Cassel: "Il y a un paradoxe chez tous mes confrères, moi compris: On rêve d'être reconnus, et en même temps, que personne ne nous emmerde".

Publié par Chelmi à 07:00am
Avec les catégories : #caricature , #bd-franco-belge , #cinema-serie-tv

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