Ma carrière de mannequin... Je devais aller à l'université. C'était un risque, mais c'était la bonne décision.

Lucy Pinder

Photographie de Lucy Pinder prise par Steve Neaves pour Ralph magazine (2007). Photographie de Lucy Pinder prise par Steve Neaves pour la couverture de Ralph magazine du 7 novemebre 2007.
Photographies de Lucy Pinder par Steve Neaves pour Ralph (2007).

Lucy Pinder selon Don Monroe.
Ex-libris Wonder Woman de Don Monroe.

Avec l'ex-libris Wonder Woman (DC Comics) Don Monroe pastiche un cliché du model Lucy Pinder pris par le photographe Steve Neaves pour le magazine Ralph paru le 7 novembre 2007. Ici, Lucy est remplacée par Diana of Themyscira/Diana Prince alias Wonder Woman.

 

Si vous étiez un lecteur masculin en Australie entre 1997 et 2010, il y a de fortes chances que vous ayez croisé la couverture tape-à-l'œil du magazine Ralph. Lancé par ACP Magazines, ce mensuel s'est rapidement imposé comme un acteur incontournable des magazines masculins du pays des kangourous. Avec son format rappelant ses cousins internationaux Maxim ou Loaded, Ralph proposait un mélange classique: des photos de célébrités et de mannequins légèrement vêtues, des articles sur le sport, et cette quête annuelle, presque institutionnelle là-bas, du titre de "la femme la plus sexy d'Australie".

Le positionnement éditorial était aussi malin qu'il était prévisible. En évitant soigneusement de franchir la ligne rouge du contenu explicite, le magazine a réussi l'exploit de se retrouver dans les rayons "lifestyle" des supermarchés et des magasins de presse, touchant ainsi une cible bien plus large qu'un magazine purement érotique. C'était le magazine parfait pour le lecteur qui voulait feuilleter de belles photos sans pour autant assumer le regard réprobateur du voisinage.

Cependant, toute aventure a une fin, et celle de Ralph fut plutôt brutale. Après un pic de forme au début des années 2000, le magazine a vu sa diffusion fondre comme neige au soleil dès 2007, balayé par une concurrence plus agressive, comme Zoo Weekly. Le dernier numéro, paru en juillet 2010, a d'ailleurs laissé un goût amer : en choisissant de mettre en couverture une célébrité éphémère impliquée dans un canular médiatique, la rédaction a été critiquée pour avoir désespérément cherché à faire le buzz plutôt qu'à offrir une fin digne de ce nom. Ralph reste aujourd'hui un témoin coloré d'une époque où le papier régnait encore face à internet.

 

Le numéro de novembre 2007 qui nous réunit se distingue d'emblée par une couverture dédiée à la bombe britannique Lucy Pinder. Dans l'article intitulé "We love Lucy", le magazine propose une immersion photographique signée Steve Neaves. Le photographe signe ici une séance qui met en valeur le mannequin dans une série de clichés épurés, fond blanc et Lucy topless en talons aiguilles transparents et bikini noir.

Le magazine s'ouvre sur une approche assez audacieuse avec une rubrique "Mission" qui défie les convenances, mettant au défi un protagoniste de se lancer dans une série de rendez-vous galants en seulement sept jours. Pour ceux qui préfèrent des sujets plus sombres ou décalés, le dossier "Madness" propose une incursion dans les portraits des meurtriers les plus étranges et les plus féroces de l'histoire. La section "Minxes" reste fidèle à la ligne éditoriale du magazine en mettant en avant les sœurs Danielle et Tamara Kondratiuk au patrimoine génétique très avantageux dans un article sous-titré "Runs in the familly...", tandis que la rubrique "Mindless" prend le contrepied total en explorant les inventions les plus absurdes imaginées par l'esprit humain, des perruques pour chiens aux chariots de supermarché surdimensionnés.

Enfin, ce numéro ne manque pas de varier les plaisirs en s'intéressant à la culture du net. On y trouve également des portraits de charme, comme celui de Kat Cross dans "Hot Cross Fun" et Lynda Hancock dans "Naughty but Nice", pour finir sur une note plus légère avec la rubrique "Style" dédiée aux tendances estivales. En somme, Ralph nous propose ici un cocktail audacieux où le glamour côtoie l'insolite et l'humour noir, le tout saupoudré d'une bonne dose de désinvolture.

 

Pour avoir plus d'informations sur Lucy Pinder et en voir d'autres caricatures, rends-toi »ici« où j'ai déjà effeuillé le sujet. 😉

PS: Si tu veux en savoir plus sur le travail de la photographe Steve Neaves, je t'invite à te rendre sur son Instagram.

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