Wormwood Slave
23 févr. 2026Si je te disais la moitié des choses que l'on m'a dites sur Jabba the Hutt, tu te ferais sûrement un court-circuit.
C3PO interprété par Anthony Daniels | STAR WARS VI
Photographie du tournage du film Star Wars - Episode VI - Le Retour du Jedi de Richard Marquand (1983).
Wormwood: Gentleman Corpse #10 de Ben Templesmith (Couverture).
Dans le comic book Wormwood: Gentleman Corpse #10 - "Calamari Rising" (Templesmith • IDW Publishing) Ben Templesmith parodie une photographie du tournage du film STAR WARS VI - Le Retour du Jedi de Richard Marquand sur la couverture de sa BD. Ici, Jabba the Hutt doublé par Larry Ward se transforme en calamar géant et la princesse Leia Organa interprétée par Carrie Fisher est remplacée par Wormwood.
Le 25 mai 1983, les salles de cinéma américaines s'apprêtaient à clore l'un des chapitres les plus importants de la culture populaire moderne avec Star Wars - Le Retour du Jedi. Après l'immense choc émotionnel de L'Empire contre-attaque, le public attendait de pied ferme ce troisième opus, initialement intitulé La Revanche du Jedi avant que George Lucas ne réalise qu'un Jedi, par définition, ne cherche pas à se venger. Ce film devait porter sur ses épaules le poids d'une conclusion épique, tout en gérant l'immense attente autour du destin de Han Solo et de la rédemption, ou non, de Dark Vador.
La genèse du projet fut loin d'être un long fleuve tranquille pour George Lucas. Epuisé par la production du précédent film et par ses démêlés avec la guilde des réalisateurs, il souhaitait avant tout déléguer la mise en scène. Le choix s'avéra cornélien. Après avoir essuyé les refus de David Lynch, qui préféra se lancer dans Dune, et de David Cronenberg, Lucas se tourna vers Richard Marquand, un réalisateur gallois remarqué pour son travail sur L'Arme à l'œil. Marquand avait la réputation d'être un bon technicien capable de respecter une vision préétablie, ce qui convenait parfaitement à un Lucas de plus en plus interventionniste sur le plateau.
L'Empire galactique est plus puissant que jamais: la construction de la nouvelle arme, l'Etoile de la Mort, menace l'univers tout entier... Arrêté après la trahison de Lando Calrissian (Billy Dee Williams), Han Solo (Harrison Ford) est remis à l'ignoble contrebandier Jabba Le Hutt (Larry Ward) par le chasseur de primes Boba Fett (Jeremy Bulloch). Après l'échec d'une première tentative d'évasion menée par la princesse Leia (Carrie Fisher), également arrêtée par Jabba, Luke Skywalker (Mark Hamill) et Lando parviennent à libérer leurs amis.
Han, Leia, Chewbacca (Peter Mayhew), C-3PO (Anthony Daniels) et Luke, devenu un Jedi, s'envolent dès lors pour une mission d'extrême importance sur la lune forestière d'Endor, afin de détruire le générateur du bouclier de l'Etoile de la Mort et permettre une attaque des pilotes de l'Alliance rebelle. Conscient d'être un danger pour ses compagnons, Luke préfère se rendre aux mains de Dark Vador (David Prowse), son père et ancien Jedi (Sebastian Shaw) passé du côté obscur de la Force.AlloCiné | STAR WARS VI
Le scénario, coécrit par Lawrence Kasdan et George Lucas, marque un retour à une narration plus linéaire et joyeuse, s'éloignant de la noirceur du deuxième (cinquième) volet. L'intrigue se divise en deux blocs distincts: le sauvetage de Han Solo chez Jabba le Hutt et l'affrontement final sur la lune forestière d'Endor. Si l'humour est omniprésent, notamment grâce aux interactions entre R2-D2 et C-3PO, certains reprochent au script une certaine répétitivité avec la construction d'une seconde Etoile de la Mort, manquant cruellement de l'originalité structurelle des débuts de la saga.
Côté casting, les retrouvailles avec Mark Hamill, Harrison Ford et Carrie Fisher sont un régal pour les fans. On sent toutefois une certaine lassitude chez Harrison Ford, qui avait initialement suggéré que son personnage meure héroïquement pour donner plus d'enjeu au récit. Mark Hamill, de son côté, livre une performance plus mature, incarnant un Luke Skywalker devenu serein et presque inquiétant dans sa maîtrise de la Force. L'introduction de Ian McDiarmid dans le rôle de l'Empereur est sans doute l'une des meilleures décisions de la production, tant sa présence démoniaque et théâtrale élève chaque scène où il apparaît.
Le style visuel du film bénéficie de la photographie d'Alan Hume, qui offre une image plus lumineuse et colorée que celle de son prédécesseur. La mise en scène de Marquand, bien que solide, reste parfois un peu plus conventionnelle, sauf lors de la bataille spatiale d'Endor qui demeure, encore aujourd'hui, un sommet absolu des effets spéciaux pré-numériques. La direction d'acteurs est efficace, bien que l'on sente parfois la patte de Lucas derrière les caméras, particulièrement dans les scènes d'exposition.
La musique de John Williams est, comme toujours, le cœur battant du film. Pour cet épisode, il compose des thèmes mémorables comme la marche des Ewoks, à la fois espiègle et rythmée, ou encore le thème mélancolique de Luke et Leia. Mais c'est lors du duel final dans la salle du trône que Williams atteint des sommets, utilisant des chœurs graves pour souligner la dimension quasi religieuse du combat intérieur de Dark Vador.
Le tournage fut émaillé d'anecdotes devenues légendaires, comme l'utilisation du nom de code Blue Harvest (sous-titré "L'horreur au-delà de l'imagination") pour tromper les curieux et éviter l'inflation des prix pratiqués par les fournisseurs locaux. On raconte aussi que la marionnette de Jabba était si imposante qu'elle nécessitait sept techniciens pour l'animer de l'intérieur, faisant de son antre un enfer de chaleur et de sueur pour les équipes.
A sa sortie, l'accueil critique fut globalement positif, bien que moins dithyrambique que pour L'Empire contre-attaque. Si les effets spéciaux et le final émotionnel furent salués, les Ewoks devinrent rapidement un point de discorde, certains y voyant une manœuvre commerciale pour vendre des jouets aux enfants au détriment de la crédibilité du récit de guerre. Le film fut néanmoins un triomphe absolu au box-office, confirmant que Star Wars était devenu un phénomène indéboulonnable.
Avec le recul, Le Retour du Jedi occupe une place particulière dans le cœur des fans. Bien qu'il soit souvent considéré comme le moins "parfait" de la trilogie originale, il reste celui qui offre la résolution la plus satisfaisante de l'histoire du cinéma. Son influence est immense, ayant posé les bases de l'univers étendu et prouvé que la science-fiction pouvait être à la fois un spectacle familial et un drame shakespearien sur le pardon et la filiation.
##002995##- Sa Haute Magnifiscence, le grand Jabba the Hutt, a décidé d'en finir avec vous. Immédiatement.
- Très bien, j'aime pas que ça traine.
- Vous allez donc être conduits à la mer de sable et jetés dans la gorge de Carkoon, le repaire du tout-puissant Sarlaac.
- Et bien, ça se présente pas trop mal.
- Dans son ventre, vous découvrirez une nouvelle forme de douleur et de souffrance en étant lentement digérés pendant plus de mille ans.
- Tout compte fait, je suis pas très chaud, là.C3PO (Anthony Daniels) et Han Solo (Harrison Ford) | STAR WARS VI