La formule de Pitagora
17 sept. 2026Souvent, pour nous, acteurs, il existe des moments de coïncidence entre ce que nous récitons et ce que nous vivons. Cela ne signifie pas pour autant que nous devions être identiques à nos personnages.
Paola Pitagora
Photographie de Paola Pitagora par Carlo Silvestro pour Playmen (1974).
Zara la vampire - Tome 33 de Micheloni et Balzano (Couverture d'Alessandro Biffignandi).
Dans le fumetti Zara la vampire - Tome 33 - "Sang Bleu" (Micheloni et Balzano • Elvifrance) le cover artist Alessandro Biffignandi pastiche une photographie de Paola Pitagora prise par Carlo Silvestro pour le magazine Playmen de janvier 1974 sur la couverture de la BD. Ici, Paola est remplacée par une victime de Zara Bapst, Frau Murder et Dracula.
Pour retrouver plus de détails sur ce magazine masculin italien et voir d'autres parodies, rends-toi »ici« où j'ai déjà traité le sujet. 😉
Le numéro de janvier 1974 du magazine de charme italien Playmen, dirigé par Luciano Oppo sous la houlette de la maison Tattilo Editrice, offre un condensé parfait de l'esprit des années 1970, mêlant érotisme, cinéma et culture d'avant-garde. Dès la couverture, le ton est donné avec la présence du modèle Danka, immortalisée par le photographe de renom Roberto Rocchi. Le cœur visuel de cette édition réside dans sa double page centrale dépliable, présentée sous le titre de "La Playgirl di Gennaio", où la sculpturale Masha est sublimée par l'objectif du photographe Franco Marocco.
Mais le contenu érotique ne s'arrête pas là: le magazine bouscule également les codes de l'époque en proposant un portfolio masculin audacieux intitulé "Gli Eroi Nudi" (Les Héros Nus), mettant en scène l'acteur et chanteur Antonio Dimitri photographié par Michelangelo Giuliani. S'ajoutent à cela les pages "Filosofia Nuda" explorant une sensualité plus conceptuelle.
Au cœur du magazine, l'un des articles phares s'intitule "Una soubrette per Jacopone: Paola Pitagora" (Une soubrette pour Jacopone) de Carlo Silvestro est consacré à la talentueuse actrice italienne Paola Pitagora. Célèbre pour ses rôles marquants au cinéma et à la télévision, Pitagora s'illustre ici dans une section qui allie la sensualité au génie théâtral, témoignant de la volonté constante du magazine de célébrer les icônes de la pop-culture italienne.
Ce numéro se distingue enfin par des contributions exceptionnelles, notamment une grande interview de Claudia Cardinale, des récits de la romancière Emmanuelle Arsan, un hommage à Man Ray, ainsi que des illustrations du célèbre dessinateur satirique français Wolinski.
Paola Pitagora (1941) est une actrice, chanteuse et romancière italienne. Révélée au grand public en 1967 grâce à son incarnation magistrale de Lucia Mondella dans l'adaptation télévisée des Fiancés par Sandro Bolchi, elle est l'une des figures les plus lumineuses et polyvalentes du paysage audiovisuel italien.
Si la télévision lui offre une immense popularité, sa carrière cinématographique témoigne d'audace et d'un engagement artistique certain. Dès 1965, elle marque les esprits dans le chef-d'œuvre subversif de Marco Bellocchio, Les Poings dans les poches, où elle incarne Giulia, un rôle complexe et torturé à l'opposé de l'image de jeune première sage.
Dotée d'un charisme magnétique, elle navigue avec aisance entre le cinéma d'auteur, le théâtre dramatique et les films de genre des années 1970, notamment le cinéma policier et le thriller, avant de s'imposer à nouveau sur le petit écran dans des séries à grand succès comme Les Destins du cœur dans les années 1990 et 2000. Actrice de conviction, également écrivaine, Paola Pitagora reste le symbole d'une élégance exigeante et d'une profonde liberté de ton.
##003201##L'art du théâtre est né il y a très longtemps et constitue la première manifestation de l'inconscient humain.
Paola Pitagora