Un Triceps au Beurre
05 déc. 2025La musculation ne se résume pas à 90 minutes en salle de sport... c'est un style de vie.
Lee Priest
Photographie de Lee Priest pour un magazine de bodybuilding (1990).
New Grappler Baki - Volume 4 de Keisuke Itagaki (Planche 1).
Dans le manga New Grappler Baki - Volume 4 (Itagaki • Akita Shoten) Keisuke Itagaki parodie une photographie du bodybuilder Lee Priest sur une des planches de sa BD. Ici, Lee Priest est remplacé par Baki Hanma.
Ce cliché de Lee Priest a été publié dans un magazine de bodybuilding en 1990. Je n'ai malheureusement pas réussi à trouver quel était ce magazine, son numéro et le photographe. Je sais juste que le cartouche qui accopagne cette photographie a pour inscription: "Proportionately speaking, Lee Priest probably has the largest arms on te planet !". Si tu as ces informations en ta possession, je suis preneur pour compléter cet article.
Ce cliché a beaucoup tourné sur les réseaux en raison de son triceps en forme de croissant ! Regarde bien son bras sur la photo ! ^^
Quand on pense à l'âge d'or du bodybuilding des années 90 et 2000, on imagine souvent des colosses comme Ronnie Coleman ou Dorian Yates. Et puis, il y avait...
Lee Andrew McCutcheon dit Lee Priest (1972). Un Australien d'à peine 1m63 qui débarquait sur scène avec une masse musculaire si dense et des bras si démesurés qu'il en devenait presque une illusion d'optique. Surnommé "The Blond Myth", Lee Priest est l'une des figures les plus fascinantes, talentueuses et... controversées de l'histoire de ce sport.
Sur le plan purement physique, l'œuvre de Lee Priest est spectaculaire. Son "chef-d'œuvre", ce sont incontestablement ses bras. Encore aujourd'hui, ses biceps et triceps sont considérés comme parmi les plus développés et les mieux proportionnés de tous les temps. Mais le réduire à ses bras serait une erreur. Priest présentait une densité musculaire et une symétrie incroyables. Quand il était "en condition", chaque muscle était strié, sec comme le désert australien.
Battre des concurrents qui lui rendaient 20 à 30 centimètres. C'est ce qui lui a valu son autre surnom : le "Giant Killer" (Tueur de Géants). Dans un sport où la structure et la taille sont souvent reines, Priest prouvait qu'une densité et une condition extrêmes pouvaient rivaliser avec n'importe qui. Il a remporté plusieurs shows pro et s'est classé honorablement trois fois Top 6 à Mr. Olympia de 1997 à 2002, ce qui, à sa taille, relevait de l'exploit.
Là où Lee Priest est devenu une légende (et un mème avant l'heure), c'est pendant sa "hors-saison". Contrairement aux bodybuilders modernes qui restent relativement secs toute l'année, Priest... "hibernait". Il prenait énormément de poids, devenant presque méconnaissable. Lui-même en plaisantait, se comparant à un "Blob". Si cette approche "old school" (manger énormément pour construire du muscle) fonctionnait pour lui, elle choquait les puristes et montrait un aspect peut-être moins "sain" des extrêmes de ce sport. Disons que sa définition du "bulking" était... généreuse.
Si son physique était impressionnant, c'est sa personnalité qui a cimenté sa légende. Dans le monde policé du bodybuilding professionnel (l'IFBB), où la politique et les sponsors dictent souvent la communication, Lee Priest était une anomalie. Priest est célèbre pour son franc-parler. Il disait tout haut ce que tout le monde pensait tout bas. Il parlait ouvertement de la politique en coulisses, des jugements parfois douteux, et n'hésitait pas à être transparent sur les aspects moins glorieux du sport, y compris l'usage de produits dopants, à une époque où le sujet était tabou. Pour ses fans, il était (et reste) une bouffée d'air frais. Un type "vrai", authentique, qui n'avait pas peur de mordre la main qui le nourrissait si celle-ci le méritait.
Cette honnêteté a eu un prix. Sa langue bien pendue et son refus de "jouer le jeu" lui ont valu de sérieux ennuis. Il a critiqué ouvertement la fédération à plusieurs reprises, ce qui lui a valu des suspensions, voire un bannissement pur et simple pendant plusieurs années. On peut légitimement se demander si, avec un peu plus de diplomatie, sa carrière n'aurait pas été encore plus brillante.
Aujourd'hui, Lee Priest est toujours une icône. Il continue de s'entraîner, de courir en voiture (son autre passion) et de donner son avis sans filtre sur les réseaux sociaux. Il est devenu célèbre pour ses tatouages, notamment ceux sur son visage, ajoutant une couche supplémentaire à son personnage d'anticonformiste.
##002915##Un jour, à la salle de sport, alors que je faisais travailler mes bras, un type est venu me voir et m'a conseillé de faire mes flexions de bras comme ça. J'ai regardé ses bras: ils mesuraient environ 30 cm. C'est comme si j'allais voir Tom Platz et lui expliquais comment faire des squats !
Lee Priest