13 Octobre 2007

Mon idole

"La vérité comme l'art est dans l'œil du spectateur".

Caricature de Clint Eastwood (William Vance).

Dans XIII - Tome 13 - "The XIII mystery, L'enquête" (Vance et Van Hamme, Dargaud) William Vance caricature Clint Eastwood et lui donne le rôle de Edwin Rauschenberg, président de la chaîne CBN, et le numéro XVIII des 20 chefs de la conjuration.
(L'image est tirée de la page 23, case 8).

 

Clint Eastwood (1930) est un acteur et un réalisateur américain. C'est pendant la grande dépression économique américaine qu'il vient au monde. D'un milieu très modeste, son père, à la recherche d'un emploi de comptable, oblige sa famille à parcourir le pays. Le jeune Clint quitte rapidement la maison et multiplie les jobs pour vivre. Inscrit à l'Université de Seattle pour étudier la musique, il est mobilisé pour la Guerre de Corée. Chanceux, il reste à la base, à donner des cours de natation, et fera la rencontre de Maggie Johnson, qu'il épouse en 1953.

Il décide alors de se lancer dans le cinéma et fait sa première apparition en 1955 dans La Revanche de la créature puis enchaîne les petits rôles dans cinq films où personne ne le remarque véritablement. Il commence son ascension grâce à un rôle de cow-boy dans un feuilleton, Rawhide diffusé sur CBS. Entre 1956 et 1958, il apparaît successivement dans Ne dites jamais adieu, La Corde est prête, Escapade au Japon, et C'est la guerre. Mais, il devient véritablement populaire grâce à Sergio Leone et sa trilogie des dollars: Pour une poignée de dollars, Et pour quelques dollars de plus, et le monumental Le Bon, la brute et le truand. Mais Hollywood ne croit toujours pas en lui. Eastwood, pour s'imposer, crée sa propre maison de production, Malpaso, et devient ainsi plus indépendant.

Il tourne avec Vittorio De Sica un film à sketch Les Sorcières puis Pendez-les haut et court. En 1969, il est enfin reconnu avec Quand les aigles attaquent, excellent film mêlant guerre, espionnage, thriller, et action. Eastwood profite de cette notoriété naissance pour réaliser en 1971 Un frisson dans la nuit. Puis il est remarqué par Don Siegel, naît alors une belle amitié et une longue collaboration entre les deux hommes: cinq films dont Les Proies, Un sheriff a New York ou L'évade d'Alcatraz. Leur association donne aussi naissance au très célèbre et controversé Dirty Harry (1971), en français L'inspecteur Harry. Son rôle de flic violent ne lui attire pas que des sympathies. Il est accusé de fascisme, de machisme... Conséquence : ses rôles ou ses films suivants sont méprisés par une grande partie de la critique, qui réserve un mauvais accueil à sa comédie dramatique Breezy. Le film est un échec au box-office, qui affecte Clint. L'acteur attend quinze ans, et Bird, avant de réaliser un autre film dont il n'est pas l'acteur principal. Mais tout ça n'empêche pas l'inspecteur Harry Callahan de raccrocher son flingue: Magnum Force, L'Inspecteur ne renonce jamais, Le Retour de l'inspecteur Harry, et La Dernière cible mais sans Siegel derrière la caméra.

Il n'oublie pas pour autant le grand ouest et réalise plusieurs excellents westerns dont le rôle principal lui est toujours taillé sur mesures: L'homme des hautes plaines en 1972, Josey Wales hors la loi en 1976, et Pale Rider qui lui est projeté à Canne en 1985.

Sans pour autant renier les films d'action, il tient à explorer d'autres horizons, et il réalise Honkytonk man en 1982 qui marque un tournant dans sa carrière, s'en suit Bird qui retrace la vie Charlie Parker, et montre la passion du réalisateur pour sa première vocation la musique le jazz.

En 1992, c'est la consécration avec l'excellent Impitoyable, un western crépusculaire qui remporte quatre Oscars dont ceux du Meilleur film et du Meilleur réalisateur. c'est pour moi, sa plus belle création. Ensuite, à 65 ans, avec Sur la route de Madison, Eastwood joue et réalise son premier rôle et film romantique. Les critiques applaudissent et le public suit, et pour cause: c'est très juste, émouvant, tout en retenu sans tomber dans le mélo. Il enchaîne avec Minuit dans le jardin du bien et du mal dans lequel il fait jouer sa fille Alison Eastwood, puis retrouve les casquettes de réalisateur et d'acteur dans: Jugé coupable, Space Cowboys et Créance de sang: pas ses meilleurs mais sa reste du bon cinéma.

En 2003, Clint Eastwood signe le drame Mystic river, porté par Sean Penn, Tim Robbins et Kevin Bacon, et gagne sa quatrième invitation pour le Festival de Cannes après Pale Rider en 1985, Bird en 1988 et Chasseur blanc, cœur noir en 1990. Deux ans plus tard, avec encore un drame Million dollar baby, le cinéaste obtient une nouvelle consécration en remportant, douze ans après Impitoyable, l'Oscar du Meilleur film et du Meilleur réalisateur, ses comédiens Hilary Swank et Morgan Freeman repartant avec les statuettes de La Meilleure actrice et du Meilleur second rôle masculin. Eastwood décide alors de relever un nouveau défi en réalisant un dyptique sur la bataille d'Iwo Jima prenant place lors de la Seconde Guerre Mondiale. Pour la première fois, avec Mémoires de nos pères et Lettres d'Iwo Jima, un cinéaste fait le choix de montrer les points de vue des deux camps : américains et japonais, en leur consacrant un film chacun.

C'est article est déjà bien trop long, mais je ne peux pas m'empêcher d'énumérer quelques films que je n'ai pas encore cités de sa très belle filmographie: De l'or pour les braves, Le canardeur, Firefox, l'arme absolue, La Corde raide, Le maître de guerre, Dans la ligne de mire, Un monde parfait ... etc. c'est peine perdue, il y en a trop.

Sans aucun genre de prédilection dans son impressionnante filmographie, il enchaîne westerns, policiers, comédies dramatiques... Figure désormais légendaire du cinéma, Clint Eastwood est reconnu de tous, aussi bien pour ses talents d'acteur (à la gueule charismatique et la stature impressionnante) et de réalisateur (rapide et efficace, ce qui est dans la boite est à l'écran) que de producteur, et même de compositeur (Oui, oui, -compositeur-, par exemple les mélodies de Impitoyable, Sur la route de Madison, Mystic river, Million dollar baby ... c'était lui !). La grande classe, le grand Clint est une légende vivante. Et ce qu'il ya de bien avec les légende vivante, c'est que leur histoire n'est pas finie, prochainement: The human factor et The changeling.

PS: Outre les Oscars qu'il a remportés, Clint Eastwood reçoit en 1998 un César d'honneur et en 2000 un Lion d'or, pour l'ensemble de sa carrière. Million dollar baby est également le César 2006 du Meilleur film étranger.

Publié par Chelmi à 08:00am
Avec les catégories : #caricature , #bd-franco-belge , #cinema-serie-tv

Commentaires

alan 15/10/2007 19:09

On savait Spoon accro à Clint. Mais dans Polstar, Léturgie place aussi l'horrible Harry.Lamy en fait aussi le héros de son Wayne Redlake d'après Yann.

Chelmi 15/10/2007 23:31

Ouais, y a de la matière pour Clint avec Spoon et White. Je suis en train de préparer un article avec lequel je m'amuse beaucoup. Mais ce n'est pas encore pour tout de suite, car il me manque encore quelques plan de film. :-)Ps: Va falloir que je commence à lorgner du côté de Polstar. ;-)