Les crayons c'est pas du bois et de la mine, c'est de la pensée par les phalanges.

Henri de Toulouse-Lautrec

Moulin Rouge - La Goulue de Toulouse-Lautrec.
Moulin Rouge - La Goulue d'Henri de Toulouse-Lautrec (1891).

Moulin Rouge - La Goulue selon Joe Quinones.
Secret Avengers #26 de Guedes et Remender (couverture alternative de Quinones).

Dans le comics book Secret Avengers #26 - "Operation Phoenix" (Guedes et Remender, Marvel) Joe Quinones, l'illustrateur de la couv', transpose l'affiche de Henri de Toulouse-Lautrec, Moulin Rouge - La Goulue, sur la couverture de sa BD. Ici, la Goulue est remplacé par la Veuve Noire (et son pas de dance par un coup de pied retourné à la Walker Texas Rangers ! ^^); Iron Man prend la place de Valentin le Désossé; Captain America, Hulk et Thor se fondent dans le public; et Œil de Faucon se tape l'incruste en bas à gauche !

 

Cette lithographie couleur sur papier vélin d'Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901), est une commande datant 1891 par Charles Zidler, propriétaire du Moulin Rouge. Ce dernier demande au dessinateur de réaliser une nouvelle affiche publicitaire pour sa salle de bal.

Les personnages sont: La Goulue, au centre de l'image, qui s'appelle en réalité Louise Weber, danseuse professionnelle qui se produit sur de nombreuses scènes à Montmartre; et Jacques Renaudin, un rentier passionné de danse, plus connu dans l'œuvre de Toulouse-Lautrec sous le nom de Valentin le Désossé, surnom qui exprime bien la souplesse du personnage.

L'image est découpée en trois plans: le premier plan est occupé par Valentin le Désossé, l'arrière-plan par les spectateurs, la Goulue occupe le plan principal, au centre. Toulouse-Lautrec simplifie son dessin en utilisant des lignes et des formes simples, et en employant un nombre restreint de couleurs : rouge, noir, jaune, et vert pâle pour le fond. Des couleurs vives et contrastées pour attirer le regard. Le texte est traité dans la couleur la plus marquante, le rouge, et en lien avec le nom du lieu à mettre en avant. Le message est simple et répété de multiples fois, comme un slogan. On peut observer que l'artiste s'est largement inspiré du style des estampes japonaises.

La peinture, c'est comme la merde; ça se sent, ça ne s'explique pas.

Henri de Toulouse-Lautrec

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