Je ne savais pas que je pouvais être aussi heureuse sans m'endetter avec une carte de crédit !

Elle Woods interprétée par Reese Witherspoon | La blonde contre-attaque

La blonde contre-attaque de Charles Herman-Wurmfeld (2003).
La blonde contre-attaque de Charles Herman-Wurmfeld (2003).

La blonde contre-attaque selon John Royle. La blonde contre-attaque selon John Royle. La blonde contre-attaque selon John Royle. La blonde contre-attaque selon John Royle.
Elvira in Horrorland #3 de Califano et Avallone (Couverture de John Royle).

Dans le comic book Elvira in Horrorland #3 - "Giger Encounter" (Califano et Avallone • Dynamite Entertainment) le cover artist John Royle parodie l'affiche du film La blonde contre-attaque de Charles Herman-Wurmfeld sur une des couvertures alternatives de la BD. Ici, Elle Woods interprétée par Reese Witherspoon est remplacée par Elvira et le chihuahua Bruiser se transforme en Alien.

 

Après avoir conquis les bancs de Harvard avec une détermination rose bonbon, Elle Woods ne pouvait pas s'arrêter en si bon chemin. Sorti sur les écrans américains le 2 juillet 2003, La Blonde contre-attaque (Legally Blonde 2: Red, White & Blonde en VO) transporte notre héroïne des tribunaux de Boston aux couloirs feutrés du Capitole. Si le premier opus traitait de l'affirmation de soi face aux préjugés académiques, cette suite s'attaque au système législatif américain.

La genèse du projet repose avant tout sur le succès phénoménal, presque surprise, du premier film en 2001. Reese Witherspoon, devenue une star incontournable et désormais productrice exécutive via sa société Type A Films, souhaitait approfondir le personnage en le plaçant dans un contexte où son optimisme et son sens de la mode seraient perçus comme des anomalies totales. L'idée était de transformer la "fille superficielle" en une force politique capable de faire bouger les lignes sur un sujet de société: le droit des animaux. L'histoire se veut pédagogique en vulgarisant les rouages du Congrès, tout en conservant l'esprit ludique du premier volet, même si le ton s'avère un peu plus caricatural.

Deux ans après avoir conquis Harvard, Elle Woods (Reese Witherspoon), la blonde la plus branchée, la plus chic et la plus futée des Etats-Unis, exerce ses talents dans un important cabinet d'avocats et s'apprête à épouser l'homme de ses rêves. C'est alors qu'elle découvre qu'un de ses clients utilise comme animaux de laboratoire des chiens de la famille de Bruiser, son chihuahua bien-aimé.
Horrifiée, elle prend la défense des pauvres bêtes et se voit promptement licenciée. Jurant de faire triompher sa cause, la blonde part pour Washington munie de ses armes de persuasion favorites: une panoplie de robes griffées, perruques, rimmels, bijoux et chaussures de luxe à faire pâlir d'envie les plus grandes stars.

AlloCiné | La blonde contre-attaque

Pour diriger cette nouvelle aventure, le choix s'est porté sur Charles Herman-Wurmfeld, remarqué pour sa comédie indépendante La Tentation de Jessica. Sa mission consistait à apporter une certaine fraîcheur tout en respectant les codes établis par Robert Luketic dans le premier film. Côté casting, Reese Witherspoon porte littéralement le film sur ses épaules. Elle est entourée de visages familiers comme Luke Wilson ou Jennifer Coolidge, mais la grande nouveauté vient de l'arrivée de Sally Field en membre du Congrès et de Regina King dans le rôle d'une assistante parlementaire sceptique, apportant un contrepoint plus sérieux à l'excentricité de l'héroïne.

Sur le plan du style, la mise en scène d'Herman-Wurmfeld reste classique mais efficace. La photographie, signée Elliot Davis, baigne le film dans une lumière saturée où le rose emblématique d'Elle Woods contraste violemment avec les gris et les marrons sombres de l'architecture de Washington. La direction d'acteurs est volontairement poussée vers le haut, frôlant parfois le théâtre de boulevard, ce qui accentue le décalage comique entre le sérieux des enjeux politiques et la légèreté apparente du personnage principal.

La partition de Rolfe Kent mêle des sonorités orchestrales patriotiques à des morceaux pop entraînants, soulignant la transformation d'Elle en figure politique. L'utilisation de chansons comme We Can de LeAnn Rimes ou des références musicales à la culture pop du début des années 2000 renforce cette identité visuelle et sonore très marquée, presque sucrée, qui est la signature de la franchise.

Reese Witherspoon a dû porter de nombreuses perruques car ses cheveux avaient été coupés pour son rôle dans un autre projet. Par ailleurs, la production a bénéficié d'un accès exceptionnel à certains lieux emblématiques de Washington, bien que la plupart des intérieurs du Capitole aient été recréés en studio avec une précision impressionnante pour maintenir l'illusion de réalisme au milieu du chaos rose.

A sa sortie, l'accueil critique a été nettement plus mitigé que pour le premier film. De nombreux journalistes ont reproché au scénario sa naïveté excessive et une intrigue jugée trop prévisible. Cependant, le film a été un succès commercial solide, prouvant que le public était resté attaché au personnage d'Elle Woods, même si personnellement, je suis un peu passé à côté.

J'ai toujours respecté les roux en tant que membres d'une minorité de couleur de cheveux.

Elle Woods interprétée par Reese Witherspoon | La blonde contre-attaque

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